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Déferlement de haine venue de l'extrême droite

Loïc Prud'homme 17/06/2021

Un climat ouvertement xénophobe et violent plane sur ces élections départementales et régionales comme sur tout le pays. Tout ceux qui y prennent part ne peuvent que le constater : jamais on avait vu un tel déferlement de haine venue d'une extrême droite qui ne se cache même plus, tant ses idées sont reprises en boucle par les médias et au plus haut niveau de l'Etat. Le bruit des bottes arrive sur un tapis rouge.

Ici à Bordeaux nous ne sommes pas épargnés :

  • Sur le canton une candidate RN tient des propos ouvertement antisémites et continue de porter les couleurs fascisantes du RN. (1)

  • À quelques kilomètres de là, sur le canton de la presqu'île, on retrouve des inscriptions et des injures racistes sur les panneaux d'affichages électoraux, visant les candidat.e.s racisé·es. (2) (3)

  • Toujours à Bordeaux, le passage piéton aux couleurs du drapeau LGBTQI+ a été vandalisé quelques jours avant la marche des fiertés. Là encore la signature de l'extrême droite était présente. (4)

  • Hier encore, un militant sexagénaire de la France Insoumise a été agressé en pleine rue par deux hommes du RN. (5)

Nous étions des milliers à marcher pour dire non à l'extrême droite et à ses idées nauséabondes samedi dernier partout en France, la France insoumise y était naturellement massivement représentée. Alors ce week-end aussi soyons nombreux dans les urnes pour infliger une gifle démocratique à celles et ceux qui cherchent à s'imposer par l'intimidation et la violence, et rappelons que le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit !

(1)

© Matthieu Rouveyre

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© A.T

(3)

© DH

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© Jonas Denis

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LGV Bordeaux-Toulouse

Loïc Prud'homme 14/05/2021

LGV Bordeaux-Toulouse : Encore un grand projet inutile au service de la Macronie !

Jean Castex vient d'annoncer soudainement le financement par l'Etat de 50% de la LGV Bordeaux-Toulouse à hauteur de 4,8 milliard d'euros alors que le rapport Duron l'avait répoussé aux calendes grecques...

On peut saluer le sens du timing de la macronie qui fait là un beau cadeau à ses candidat.e.s aux élections régionales, fervents défenseurs de la LGV. Malheureusement, ce cadeau sera coûteux pour les 3000 hectares de terres agricoles et naturelles détruites et tous les riverains du futur tracé.

Ce grand projet inutile est également de plus en plus coûteux puisque sa réalisation a augmenté de 37% en 10 ans, passant de 6 à près de 9 milliards d'euros au total, soit 39 millions d'euros du km !

Ce projet est contraire à l'intérêt général, il est au service d'une infime catégorie de la population alors que son financement se fera au détriment de la rénovation et du maintien des petites lignes qui sont les trains du quotidien.

Des alternatives à la LGV existent, la rénovation de la ligne Bordeaux-Toulouse coûterait 6 milliard d'euros de moins et permettrait un temps de trajet qui approche celui de la LGV. Et quand l'Etat verse plus de 4 milliards d'euros à la grande vitesse, il rechigne à verser les 385 millions d'euros n'écessaires à la remise à niveau complète du Paris-Orléans- Limoges-Toulouse (POLT) qui permettrait de réduire considérablement les temps de trajet.

La LGV Bordeaux-Toulouse ouvre de plus la porte aux aménagements pour la ligne grande vitesse vers Dax et l'Espagne. Il est temps de mettre l'argent de l'Etat au service des trains du quotidien et de la tranistion écologique, pas au service du calendrier électoral.

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Mon courrier à l'ANSES

Loïc Prud'homme 12/05/2021

Courrier à M. Roger Genet, Directeur Général de l'ANSES

Objet : Retrait de pesticides contenant des toxiques cachés, et évaluations de toxicité à long terme des pesticides

Paris, le 12 mai 2021

Monsieur le directeur,

Dans un courrier cosigné par 119 parlementaires européens et nationaux j’ai interpellé le 25 février dernier l’EFSA au sujet des procédures d’homologation de 14 pesticides et des failles qui se font jour dans ces procédures, révélées notamment par une étude récente publiée par Seralini et Jungers dans la revue scientifique internationale Food and Chemical Toxicology . Ce courrier a fait l’objet d’une réponse de l’EFSA le 1er avril mais aussi d’une réponse directe (et antérieure) aux député.es par votre agence le 17 mars, sur les 14 pesticides analysés et la présence dans leur composition de molécules fortement toxiques non déclarées par les fabricants. De fait 10 de ces produits ont reçu une autorisation de mise sur le marché (AMM) par votre Agence.

La réponse officielle de l’EFSA n’apporte pas de réponse précise sur l’application de la réglementation européenne sur les co-formulants pas plus que sur les évaluations de toxicité et carcinogénicité à long terme pour lesquelles l’autorité sanitaire européenne renvoie vers votre responsabilité lors de la délivrance des AMM.

Ce mardi 11 mai, s’appuyant sur la réponse écrite de l’EFSA des associations viennent de pointer de façon précise et documentée un certain nombres d’éléments qui continuent à poser des problèmes.

En tant que parlementaire, m’appuyant sur votre réponse et sur cette interpellation publique et citoyenne je souhaite m’assurer que la protection de la santé des francais-es est bien assurée.

Dans votre courrier du 17 mars, vous mentionnez les retraits effectués par l’ANSES suite aux évolutions réglementaires ou à la détection d’une toxicité importante après délivrance des autorisations de mise sur le marché. Cela renforce encore mes interrogations sur la bonne application de la réglementation européenne et sur le fait que la toxicité de ces produits ne soit pas décelée avant commercialisation et avant que nos concitoyens y soient exposés.

Vous affirmez qu’aucun lien de cause à effet ne peut être fait entre l’étude Seralini-Jungers et un manque de rigueur dans l’évaluation des produits concernés. Néanmoins, comme le signale le courrier de la coalition Secrets Toxiques qui vous a été adressé hier, je m’interroge quand les dossiers de demande soumis par les pétitionnaires ne semblent comprendre aucune analyse de toxicité et carcinogénicité des formulations complètes à long terme ni aucune analyse d’effets cocktails par la présence de co-formulants. Je vous rappelle que l’arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne dans son arrêt du 1er octobre 2019 précise qu’au niveau de la délivrance des autorisations de mise sur le marché, la toxicité à long terme des formulations complètes et leurs effets cocktails doit être réalisée avant délivrance de l’AMM. Une analyse de toxicité à long terme doit donc être produite par le pétitionnaire pour chaque produit dont la commercialisation est demandée, tenant compte de l’ensemble des composants du produit et pas uniquement de la substance active déclarée.

Aussi et faisant écho aux demandes des associations je vous remercie de me transmettre les éléments permettant de m’assurer de la présence, dans les dossiers de demande d’autorisations, de ces études à long termes ainsi que de la déclaration de compositions des produits. De plus et au regard des résultats de l’étude Seralini-Jungers dont la publication dans une revue à comité de lecture atteste de sa rigueur scientifique, il me paraît indispensable qu’en application du principe de précaution les AMM de ces dix formulations commerciales soient immédiatement suspendues. Au vu de la dangerosité des produits détectés, l’échantillonnage utilisé par l’étude, que vous mentionnez dans votre courrier du 17 mars, ne peut être un argument justifiant la non-application du principe de précaution.

Enfin, vous renvoyez dans ce courrier au rôle des services d’inspection et de contrôle. Comment est assuré le contrôle d’éventuelles fausses déclarations des pétitionnaires ? L’ANSES ou les autorités de contrôle réalisent t’elles des mesures de contrôles spécifiques systématiques et des poursuites sont-elles engagées contre les firmes suspectées de ces fraudes graves ?

Dans l’attente de vous lire, je vous prie d’agréer, Monsieur le directeur, l’expression de mes salutations républicaines.

Loïc Prud’homme Député de Gironde

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Lettre à la Ministre des Armées - Avenir de l'hôpital Robert Picqué

Loïc Prud'homme 17/04/2021

Lettre à Mme Parly, Ministre des Armées

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Objet : Avenir de l'hôpital Robert Picqué

Villenave d'Ornon, le 13 avril 2021

Madame la Ministre,

Je me fais, par ce nouveau courrier, le relais des demandes de tout un territoire quant à l'avenir de l'hôpital militaire Robert Picqué à Villenave-d'Ornon.

Le ministère des Armées a, en effet, décidé que cet établissement disparaîtrait prochainement dans une fusion avec la clinique voisine de Bagatelle, perdant au passage une partie de son personnel, de ses spécialités médicales et des hectares d'espace. Je me bats depuis des années aux côtés des associations, riverains et patients pour que cet hôpital militaire reste ouvert sur son site actuel et conserve ses spécialités et compétences médicales au service des populations.

Malheureusement, la pandémie mondiale qui nous touche depuis plus d'un an nous donne raison : l'hôpital Robert Picqué a joué un rôle majeur au printemps 2020 dans l'accueil des patients atteints du Covid-19. Il a pris en charge des dizaines de patients en provenance de tout le territoire national, passant en urgence de 10 à 15 lits de réanimation, afin de soulager les hôpitaux publics saturés pendant la première vague du printemps 2020. Cet hôpital possède, en effet, toutes les habilitations pour faire face à une pandémie.

Depuis le début du mois mars 2021, l'hôpital Robert Picqué accueille aussi un centre de vaccination pour accélérer la campagne sur le territoire Girondin, le Gouvernement ayant opportunément choisi de s'appuyer depuis le 6 avril sur sept hôpitaux militaires transformés en vaccinodromes.

L'hôpital Robert Picqué permet un accès aux soins rapide et efficace sur un bassin de vie de 200 000 personnes. Il a montré sa réactivité et son efficacité pendant la crise, il ne peut être réduit à un vaccinodrome éphémère.

Madame la Ministre, tirant les leçons de la crise sanitaire à l'issue du premier confinement, vous annonciez un moratoire sur tous les projets de fusion d'hôpitaux militaires. Pourtant, ici, le projet BAHIA se poursuit à marche forcée malgré un large rejet des riverains et de la population qui veulent que l'hôpital Robert Picqué poursuive sa vocation sanitaire.

C'est pourquoi je vous demande, Madame la Ministre, de donner une suite favorable aux propositions que je vous ai adressé il y a un peu plus d'un an pour donner un avenir à l'hôpital Robert Picqué sur son site.

Restant à votre disposition pour toute information complémentaire, je vous prie de recevoir, Madame la Ministre, mes sincères salutations.

Loïc Prud’homme Député de la Gironde

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Stop au béton d'Euratlantique !

Loïc Prud'homme 01/04/2021

Euratlantique : Et si on nous laissant choisir ?

En pleine crise sanitaire le projet Euratlantique continue d'avancer à marche forcée et les Buldozzers s'activent pour détruire des quartiers entiers au mépris des conditions de vie des habitants.

En ce début d'année, nous avons appris que l'abandon du projet de la rue Bordelaise, promesse du candidat Hurmic était annulée : ce Mégaprojet de centre commercial en plein coeur d'un quartier populaire se fera, malgré son aberration environnementale, économique et sociale.

Le maire de Bordeaux brandit l'argument du coût de l'annulation pour la collectivité : 100 millions d'euros. Mais d'où vient ce chiffre ? Peut-on en connaître les détails et n'est-ce pas plutôt aux bordelais.e.s de décider dans quel projet ils et elles veulent investir l'argent public ?

Dans le même temps, le gigantesque projet de bétonisation de la rue Amédée St-Germain se poursuit, les immeubles de plus de 30 mètres se montent à toute vitesse, alors même que les habitant.e.s se mobilisent pour demander l'arrêt d'une partie du projet, des espaces verts et des équipements sportifs pour les enfants. Comment peut-on aujourd'hui concevoir un parc d'immeubles de 11 étages sans balcon, sans espace vert et commun le tout sans prendre en compte l'avis des riverains directement concernés ? Et la situation est la même sur tout le secteur de Belcier !

Nous pensons que les bordelais.e.s méritent mieux et cela commence par leur demander leur avis avant de détruire leur quartier !

Nous imaginons une ville bien différente de celle des bétonneurs d'Euratlantique et de la mairie en place : une ville pour toutes et tous, construite à partir des besoins des habitant.e.s et pas selon les intérêts financiers de quelques-uns ! Une ville qui ne serait pas entre les mains de quelques grands groupes immobiliers, où l'on peut se payer un logement décent qui donne accès à une vie douce, des espaces verts, des lieux partagés, des équipements sportifs, des services publics, des écoles en nombre suffisant et des transports en commun accessibles et gratuits.

Nous demandons une grande votation citoyenne sur le projet Euratlantique et dans l'attente la suspension immédiate de tous les projets en cours.

Pour signer la pétition c'est par ici

Photo de l'article Appel à adhésion aux assos locales contre la condamnation de "Alerte aux toxiques"

Appel à adhésion aux assos locales contre la condamnation de "Alerte aux toxiques"

Loïc Prud'homme 05/03/2021

APPEL

La France Insoumise en Gironde ne se résigne pas face aux procédures bâillons de l’industrie agro-chimique : ils ont l’argent, nous avons les gens !

Les insoumis.es ont récemment apporté leur soutien à l'association « Alerte aux Toxiques », condamnée à 125 003 euros suite à une procédure bâillon du CIVB (Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux), riche bras vengeur de la filière viticole bordelaise !

En 2020 Alerte Aux Toxiques a fait analyser 22 bouteilles de vin Bordelais, notamment celle siglées Haute Valeur Environnementale (HVE) qui affichent des pratiques environnementales vertueuses.

Au sortir de ces analyses toutes les bouteilles contenaient en moyenne sept molécules considérées comme des perturbateurs endocriniens probables. Dans onze d’entre elles on retrouvait même des substances classées CMR probables (Cancérigènes, Mutagènes, Reprotoxiques). La biologiste au CNRS Barbara Demeneix a déclaré avant l'audience : « Pour les perturbateurs endocriniens, ce n'est pas la dose qui compte. Ce sont les mélanges, les effets cocktails, même des substances mesurées en dessous des seuils, qui sont dangereux ».

Le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB) ayant porté plainte a obtenu gain de cause en première instance en déployant des arguments scientifiquement faux sur les limites maximales de résidus. Le tribunal ordonne le règlement de 125 003 euros aux titres de dommages et intérêts aux différents plaignants, dont certains ont été condamnés récemment pour pratiques frauduleuses.

Les insoumis·es dénoncent ici une volonté manifeste de faire taire ces vigies citoyennes face à des pratiques dangereuses pour l’environnement et la santé... Pour que ces alertes puissent continuer à être lancées, que des analyses continuent à être menées, la France Insoumise vous invite à adhérer et soutenir massivement les associations locales qui s’engagent pour la sortie des pesticides et pour la santé environnementale :

Alerte aux Toxiques

Alerte Pesticides Haute Gironde

Collectif BaTaVia

Collectif Info Médoc Pesticides

Générations Futures 33

Ils ont l’argent, nous avons les gens !

Pour la France insoumise, Loïc Prud’homme – député de la Gironde

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Changement climatique et crise sanitaire : la nécessité de développer une agriculture diversifiée et paysanne pour faire face !

Loïc Prud'homme 01/03/2021

J’ai visité samedi 27 février dernier la ferme Labadie, à La Lande-de-Fronsac. Cette visite s’est faite dans le cadre du Salon à la ferme, qui se déroule du 27 février au 7 mars et qui est organisé par la Confédération paysanne. Ce salon de l’agriculture délocalisé et innovant a permis des discussions et des débats autour de la "déprise" viticole, question majeure au regard des années de méventes du vin de Bordeaux, j'y reviendrai juste après.

Cette rencontre a été l’occasion de discuter avec de nombreux invités, élus locaux, anciens et futurs agriculteurs, syndicalistes, etc. : ces échanges et témoignages riches ont permis de faire le point sur la situation dramatique que connaissent aujourd’hui celles et ceux qui nous nourrissent. A l’heure où Bordeaux n’a qu’une autonomie alimentaire de 1 à 3 jours, et alors même que nous nous inscrivons dans une baisse tendancielle des rendements agricoles, notamment du fait des aléas climatiques et de la dégradation des sols, il convient de repenser et refonder profondément notre politique de production alimentaire et ici viticole.

Ainsi, la monoculture intensive ne peut plus être considérée comme une solution viable : si l’on veut aujourd’hui développer une agriculture davantage locale et diversifiée, il est nécessaire d’entamer une transformation du système agricole. Car, à pratiquer la monoculture à outrance, on risque gros, notamment d’un point de vue économique. Ainsi, sur les 115 000 hectares de vignes en Gironde, la production d’entre 20 et 30 000 d’entre eux ne parvient plus à trouver preneur (si on ramène les volumes invendus à une surface permettant de les produire). En conséquence, des centaines d’hectares se transforment peu à peu en friches, l’entretien de ces vignes ne devenant plus rentable. Cette situation problématique mettant à mal de nombreux paysans possède pourtant une solution : la diversification de la production. C’est cette diversification qui a été notamment mise en place dans la ferme Labadie où je me trouvais samedi, preuve concrète qu’un tel changement de modèle est réalisable mais surtout réaliste et souhaitable. Cette bifurcation du modèle agricole, je la défends depuis plusieurs années, comme en témoigne mon travail effectué en 2018 lors de l’examen du projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation.

Or, ce nouveau modèle en train d’émerger en France se retrouve en partie freiné par les institutions agricoles et les politiques nationales ou européennes telle la PAC (Politique Agricole Commune), qui continuent de privilégier les grandes surfaces d’exploitation, au détriment de cultures et d’élevages plus petits et plus diversifiés.

Par exemple, le projet d’implantation d’un élevage comptant près de 24 000 poules à Mérignac soulève de nombreuses interrogations sur le bien-être animal (du fait de la concentration très élevée d’un tel élevage), mais aussi sur le risque sanitaire créé. Si aujourd’hui ce projet est interrompu du fait des difficultés économiques et sanitaires que nous connaissons, avec notamment les ravages causés par la grippe aviaire dans notre région, ce genre d’élevage concentrant autant d’animaux est condamné à moyen terme, viralement et bactériologiquement parlant. Pourtant, les subventions versées aux agriculteurs continuent de favoriser ce système.

Autre problème important, la difficile reprise des exploitations : d’ici 10 ans, 60 % des 450 000 paysans français auront atteint l’âge de la retraite. Il est donc crucial pour notre souveraineté alimentaire de contribuer activement à renouveler toute cette classe d’âge aujourd’hui sur le départ. Pour cela, il est nécessaire que le foncier devienne réellement accessible pour toutes celles et ceux souhaitant aujourd’hui prendre le relais : les accompagner et les soutenir par le biais de nos institutions dédiées à ces questions ne peut que nous être bénéfique.

Enfin, on ne peut pas aborder le thème de l’agriculture sans mentionner la misère paysanne, flagrante dans notre pays, où un tiers des agriculteurs gagne moins de 350 euros par mois. C’est dans l’optique d’améliorer leurs conditions de vie que j’avais défendu dès 2018 un amendement visant à sanctionner les distributeurs qui appauvrissent les agriculteurs en imposant des prix en-dessous du coût de production : un revenu digne et à la hauteur de leur travail, c’est bien la moindre des choses que l’on peut offrir envers celles et ceux qui nous nourrissent. Malheureusement, ce n’était pas du goût de la majorité qui a préféré passer outre et proposer une coquille vide au service des lobbies et des industriels.

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Retour sur mon rendez-vous avec le directeur Académique en Gironde !

Loïc Prud'homme 15/02/2021

Pour la rentrée 2021, dans le secondaire, on ne créé pas de poste mais on force les enseignant.e.s à faire des heures supplémentaires dans d'autres établissements pour compenser. Et bien sûr la communication officielle c'est qu'on crée des postes. Malin.

Un entretien vraiment édifiant puisque j'ai pu y apprendre que les moyens dans l'éducation nationale "c'est pas ça qui compte" et qu'il est tout à fait possible de faire mieux avec moins, il suffit que les enseignant.e.s se forment et y mettent de la bonne volonté.

Me voilà rassuré, tout va bien dans l'éducation nationale, que les prof, parents et élèves qui subissent le manque de moyens au quotidien arrêtent de s'inventer des problèmes ! (humour noir)

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Gouvernement et fonds de pension : le bal des vautours !

Loïc Prud'homme 18/01/2021

J'ai accompagné mercredi 13 janvier dernier deux représentants des verriers de l'entreprise VERALLIA de Cognac à Bercy, au ministère de l'Economie. Les salariés de Verallia sont en grève depuis plus de 50 jours, du jamais vu, suite à l'annonce de la direction de supprimer 80 emplois et de fermer un des 3 fours.

Vous me direz en pleine crise, l'entreprise est en difficulté et elle n'a pas le choix... mais pas du tout !

Verallia se porte à merveille et Appolo, le fond de pension vautour américain qui en est propriétaire depuis 2015 a reversé 100 millions d'euros de dividendes à ses actionnaires cette année, de quoi se faire un joli matelas. Et prévoit d'en verser autant en juin prochain!

Quand on dit fond vautour on comprend vite : ces gens là se moquent de produire des bouteilles en verre en circuit court pour tout un tissu économique indispensable au territoire. Ces gens là achètent des entreprises pour les dépecer ensuite. On les appelle pas vautours pour rien.

Et autant gaver les actionnaires à coup de millions ça leur va, autant quand il faut accompagner 25 salariés sur un départ en retraite anticipé pour éviter un licenciement sec là ça pinaille, là ces gens là savent compter leurs sous et à l'euro près.

Le site de Verralia à Cognac, en grève depuis plus de 50 jours...

Tout ça nous le savons, mais moi j'ai été frappé de voir à quel point l’État français, les ministres, les gens dans les cabinets, ne font rien pour lutter contre ce dépeçage de notre industrie. Dans ce cas spécifique la BPI (Banque Publique d'Investissement) acteur public, est au conseil d'admninstration (à hauteur de 8%) de Verallia, mais le ministère crie à l'impuissance alors qu'il ne s'agit que de renoncement.

En effet devant les salariés et les députés, ils se font les portes-paroles de la direction, on se sent clairement pas dans le même camp. Alors que les représentants syndicaux CGT ne demandent pas grand chose : juste que la ministre A.Pannier-Runacher (Ministre déléguée à l'industrie) décroche son téléphone pour que les salariés puissent continuer à travailler et que ceux qui veulent partir le fassent dans des conditions décentes.

En lisant la presse on apprend que Bruno Le Maire veut défendre la souveraineté économique de la France et on rigole doucement quand on voit le nombre d'activités industrielles qui ferment sans qu'il ne lève le petit doigt. A Bègles par exemple, le groupe Etex se désengage de la Papeterie qui exerce pourtant une fonction essentielle dans le recyclage. A Cognac, à Bègles : où est l'Etat pour garantir les emplois et le maintien de nos activités industrielles au service de la transition écologique ?

Conformément au mandat que vous m'avez donné, je serai toujours aux côtés des salariés en difficulté, on ne lâche rien pour sauver nos emplois !

Le site de la Papeterie à Bègles, une production au service de la transition écologique menacée de destruction.

Photo de l'article Méthanisation, l’impasse de l’agriculture industrielle

Méthanisation, l’impasse de l’agriculture industrielle

Loïc Prud'homme 07/12/2020

Le méthaniseur de Gramat Bioquercy. Crédit Photo T.Maurin

Au second semestre 2018 j'avais été alerté par différentes associations Bien vivre en Anjou et Collectif National Vigilance Méthanisation : CNCV-ch sur les effets délétères de la méthanisation industrielle.

J'avais rédigé alors un article au sujet de la méthanisation, un sujet technique où, comme pour de nombreux sujets, des problèmes surviennent lorsque les choses sont faites dans la démesure et non plus à taille humaine. Dans cet article j’expliquai clairement ma position sur le sujet: oui à la méthanisation, mais à taille humaine - stop aux usines à méthane.

J'avais également interpellé le Ministre de la transition écologique de l'époque, Nicolas Hulot, au sujet des digestats (déchets qui sortent des méthaniseurs une fois que les matières mises dans le méthaniseur ont fourni du méthane) dont l’innocuité n'est pas vérifiée et qui sont portant épandus dans des champs comme fertilisant, parfois au risque de contaminer la nappe phréatique avec des bactéries et autres spores. Dans sa réponse plus d'un an après, le ministère (alors dirigé par Madame Élisabeth Borne) reconnait qu'il y a eu des problèmes avec le méthaniseur de Gramat dans le Lot, mais élude la question du potentiel pathogène des digestats, voulant au contraire, rendre leurs épandages facilités afin de permettre un développement de grande ampleur de la filière.

Journée d'étude dans le Lot du 4 décembre 2020

Début décembre 2020, CNCV-ch a organisé journée d'étude dans le Lot avec une "visite" du méthaniseur de Gramat" et une table-ronde à la Mairie d'Espeyroux sur méfaits sanitaires et environnementaux des méthaniseurs industriels avec de nombreux élu.e.s: Manuel Bompard (député européen), Myriam Martin (conseillère régionale), Josiane Pardayrole (maire d’Espeyroux) et des membres de syndicats et d’association : Christian Rossi et Pierre Dufour (Confédération Paysanne), Christian Landes (collectif du Ségala ), Corinne Vidal (Espeyroux environnement), François Gillet (CNVM-ch) et Liliane Réveillac (Livernon Autrement) à laquelle j'ai participé avec beaucoup d’intérêt.

explication des problèmes environnementaux et agronomiques de l'épandage des digestats du méthaniseur de Gramat dans le Lot par Christian Rossi (confédération paysanne) et François Gillet (CNVM-ch)

Les méthaniseurs, une production de bio-gaz à quel prix environnemental ?

Digestats polluants nos sols et nos eaux, constructions sans études d’impact environnemental, déni de démocratie par l’absence de prise en compte des oppositions, tensions au sein de la population, transformation du métier d’agriculteur en producteur d’énergie et non plus de nourriture, tous ces sujets ont été abordés à partir d’exemples locaux.

Exemple problèmes liés aux méthaniseurs industriels: pour le méthaniseur de Gramat, des carcasses sont collectées dans 7 départements pour approvisionner le méthaniseur en matière première, battant en brèche l'argument de méthaniseur comme solution locale au traitement aux déchets d'abatage locaux.

Les analyses effectués sur les digestats de Gramat par les associations ont démontré qu'il était contaminé par des spores de Clostridium qui est un vecteur d'infection pour l'être humain.

La proportion des différents éléments minéraux du digestat liquide n'est pas adaptée pour en faire un bon engrais contrairement à ce qui peut être annoncé, car il est bien trop riche en azote et pauvre en carbone.

La géologie du Lot (sol karstique du causse ou très pentu du Ségala) n'est pas du tout adapté au plan d'épandage mis en place, alors que des directives existent dans d'autres départements pour ces cas de figure. Le digestat liquide a des éléments qui vont passer directement dans la nappe phréatique. La méthanisation à la lotoise, avec digestat liquide pose un vrai problème de pollution des nappes phréatiques et elle ne doit pas être mise en oeuvre, même sur de petites structures.

Table-ronde à Espeyroux, commune où un projet de méthaniseur industriel à digestat liquide fait face à la mobilisation de Madame Le Maire et des associations environnementales locales

A la suite de cette journée d'étude, les élus présents se sont engagés à agir, chacun à leur niveau, afin de faire cesser l’opacité des installations des méthaniseurs de revenir à une méthanisation à petite échelle et adapté au territoire, la seule qui soit soutenable.

Retrouvez le communiqué de presse ci-dessous Voir le PDF

Photo de l'article Quand Blanquer veut faire cesser toute contestation, nous disons non!

Quand Blanquer veut faire cesser toute contestation, nous disons non!

Loïc Prud'homme 27/11/2020

Le vendredi 27 novembre dans la matinée j'ai rejoins le comité de soutien des 3 enseignants du lycée Mauriac devant le rectorat.

Ces trois enseignants étaient sanctionnés par leur hiérarchie pour avoir osé s'opposer à la réforme du Bac de Blanquer, un bac inéquitable sous forme de contrôle continu (E3C). Je ne peux pas accepter cette tentative d'intimidation du gouvernement pour faire taire toutes contestations. Monsieur Blanquer, votre syndicat crée de toute pièce dans les bureaux du ministère est il le seul à pouvoir encore s’exprimer ?! Vos agissements dépassent les bornes de la démocratie et rejoint tout à fait les manigances de Vidal dans sa loi de programmation de la recherche qui va sanctionner les étudiants avec de la prison pour occupation d'amphi et Darmanin et son article 24 de la loi "sécurité globale" qui veut empêcher que les citoyens filment des policiers (alors que même la Chine l'autorise!).

Les dérives de ce gouvernement sont extrêmement graves: il cherche a faire taire toutes contradictions. C'est une attitude totalement anti-démocratique. La démocratie c'est le débat, la possibilité de faire part de son opposition sans finir avec une rétrogradation pour les fonctionnaires ou une peine de prison.

Monsieur Macron, quelle sera votre prochaine étape dans vos attaques contre toutes formes d'opposition?

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Soutenons Karfa Diallo et le combat contre les dénominations racistes

Loïc Prud'homme 19/11/2020

PROCÉS DE LA NÉGRESSE - Karfa Diallo au tribunal le 3 déc. à Bayonne : SOUTENONS LE COMBAT CONTRE LES DÉNOMINATIONS RACISTES !

Poursuivi par la police française pour « rébellion », le fondateur de Mémoires & Partages fait l’objet d’un acharnement policier et judiciaire consécutif à sa détermination à combattre le racisme et à lutter pour l’égalité et la fraternité.

Violemment interpellé et mis en garde à vue lors du Sommet du G7 en aout 2019, le directeur de Mémoires & Partages est défendu par Me Colette Capdevielle et Me William Bourdon au tribunal de Bayonne le 3 décembre 2020 à 13h45.

Les brutalités de cette interpellation, à savoir l’escorte musclée vers le hall de la gare, le coup sur la nuque, le plaquage ventral au sol, la clé de bras et enfin le balayement, ont fait l’objet d’une plainte auprès de l’IGPN pour le délit de « violences par une personne dépositaire de l’autorité publique. »

La dénonciation de la dénomination raciste et sexiste du plus grand quartier de Biarritz n’est que la continuité d’un combat contre la déshumanisation des Noirs et pour porter la lutte contre le racisme bien au-delà des frontières de Bordeaux.

Le nom de ce quartier fait effectivement polémique depuis plusieurs années. Il a été ainsi nommé en référence à une femme noire figure du quartier au 19ème siècle. Or l’évolution de la société et le développement des droits de l’homme ont attribué à l’expression « nègre » un caractère raciste et xénophobe. Il était donc logique et légitime qu’un militant engagé dans la défense de la diversité mène une campagne de sensibilisation pour une situation qui avait auparavant déjà fait l’objet d’un signalement par des élus et associations diverses dont la LICRA.

Depuis plus de vingt ans, dans le respect de la loi et sans que cela n’ait jamais donné lieu à une plainte judiciaire, Karfa Diallo anime, pour l’association Mémoires & Partages, des actions de sensibilisation pour exiger que vérité et justice soient faites à l’endroit des symboles du racisme, de la traite et de l’esclavage sur l’espace public à Bordeaux, Nantes, La Rochelle et Le Havre.

L’attaque policier et judiciaire contre Karfa Diallo est une tentative d'intimidation contre les militants antiracistes.

Nous sommes solidaires pour montrer aux sexistes, racistes et révisionnistes notre unité et notre détermination à exiger réparation des torts du passé et justice pour les torts d’aujourd’hui.

Nous, associations et personnalités, souhaitons faire de ce procès celui de la pensée raciste, colonialiste et sexiste qui prolifère dans l’impunité à ciel ouvert !

Nous voulons en finir avec les violences policières et leur impunité. Nous voulons en finir avec la répression judiciaire de toutes les contestations. Nous voulons en finir avec le racisme.

Nous exigeons :

  • L’abandon des poursuites contre Karfa Diallo

  • La fin de l’impunité et des honneurs attribués aux personnalités qui ont participé à la pensée raciste, esclavagiste, sexiste et colonialiste

Nous sollicitons le soutien du public pour faire face aux frais du procès avec une cagnotte Letchi

Conseillé par Me William Bourdon, est envisagé un recours devant le tribunal administratif pour faire annuler les délibérations municipales qui ont attribué à ce quartier le nom raciste de « la négresse ».

➡ Plus d'infos : www.memoiresetpartages.com

LE COMITE DE SOUTIEN

Photo de l'article J'assume: j'aime les petits patrons

J'assume: j'aime les petits patrons

Loïc Prud'homme 16/11/2020

La crise sanitaire de la Covid 19 a un impact indéniable sur l'économie, et sur la vie d'hommes et de femmes, artisans et commerçants, travaillant dans des TPE/PME durement touchées. Interpellé par la CPME 33, j'ai évidemment soutenu leur initiative visant à créer un fonds de solidarité interprofessionnel afin de mettre à contribution les entreprises qui ont profité économiquement de la crise, pour aider celles qui en ont souffert. Vous savez que c'est un sujet qui me préoccupe, car j'en avais déjà parlé il y a quelques temps.

Alors quelle surprise de voir une jolie brève sur ce sujet dans le journal Sud Ouest du samedi 14 novembre.

Dommage que le journaliste de Sud Ouest derrière ce texte, trop occupé à faire sa petite phrase, ne se soit pas documenté un minimum avant d'écrire sa brève. Il aurait rapidement pu voir que mon engagement auprès des "petits patrons" qui vont mettre la clé sous la porte à cause de la crise économique liée à la crise sanitaire de l'épidémie de COVID 19 ne date pas d'hier, lorsque j'ai publié mon communiqué de presse de soutien à l'action de la CPME 33 : faire participer les profiteur de crise à une cagnotte afin d'aider les TPE/PME qui souffrent de la crise. Ni même d'il y a 10 jours, mais du mois d'avril. Je déposais une proposition de loi à l'assemblée nationale qui visait à faire prendre en charge par les assureurs les pertes d’exploitation de cette crise pour le PME/TPE en faisant classer l'épidémie de COVID 19 en catastrophe naturelle. Pourtant, à l'époque j'avais bien envoyé un communiqué de presse à Sud Ouest pour leur parler de cette proposition de loi. J'avais même fait envoyer deux fois le dossier de presse par mon équipe! Mais je n'avais pas eu droit à un article, ni même à une brève...

Alors au cas où, je remets le dossier de presse ici, on ne sait jamais, si un journaliste de Sud-Ouest venait à s'égarer par ici.

Voir le PDF

Photo de l'article Pollutions industrielles de Lacq : les multinationales soignent leurs profits, les travailleurs et les riverains soignent leurs cancers et leur maladies chroniques !

Pollutions industrielles de Lacq : les multinationales soignent leurs profits, les travailleurs et les riverains soignent leurs cancers et leur maladies chroniques !

Loïc Prud'homme 12/11/2020

Dès le début de mon mandat, interpellé par les militants insoumis locaux, je me suis rendu sur le bassin pétrochimique de Lacq pour rencontrer et échanger avec les associations et syndicats (Sepanso 64, Arsil, CGT) engagés pour la préservation de la santé des travailleurs, des riverains et de l’environnement.

En effet depuis des années l’opacité voire même l’omerta sont la règle, pour éviter d’affronter la réalité pourtant documentée et relatée à chaque incident par la presse : rejets de substances toxiques non conformes, pollution des sols, absence de contrôle régulier et pérenne par les service de l’État (Ineris, Dreal) et refus de communication des études sanitaires passées et de continuation des études (Agence régionale de Santé -ARS Nouvelle Aquitaine, ministère de la Santé).

Devant une situation de déni à grande échelle j’ai proposé dès juillet 2017 que soit engagée une commission d’enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur les pratiques industrielles. Sans succès.

Puis sans relâche j’ai alerté le ministre de la transition écologique (à l’époque N.Hulot) par plusieurs questions écrites (dont celle-ci) et une invitation à se rendre sur place, j’ai alerté les ministres du travail et de la santé par la même voie officielle, j’ai interpellé en séance publique les ministres et les parlementaires de la majorité, encore très récemment au sujet de la faillite des auto-contrôles par les industriels et des moyens indispensables à allouer aux contrôles des Installations Classées Pour l’Environnement (ICPE) :

Pour autant je ne me résous pas à l’inaction et je vais à nouveau officiellement saisir le ministre de la santé et l’ARS Nouvelle Aquitaine pour obtenir la poursuite des études épidémiologiques.

De leur côté les riverains organisés dans plusieurs associations se battent aussi sans relâche pour faire entendre leurs demandes légitimes, théoriquement garanties par la Charte de l’environnement qui a valeur constitutionnelle : vivre dans un environnement sain ! La sepanso 64 a même obtenu une première victoire cette année devant la justice en faisant condamner un de ces pollueurs, Sobegi.

Première victoire pour une bataille qui va durer encore des années et dont les enjeux sont cyniquement mis en exergue dans cet excellent documentaire (à voir ici) . On y découvre que les industriels enfreignent sciemment les règles et les normes pour assurer leur profits.

Extrait : «  Hervé Brouder, directeur d’Arkema : On a fait des études […] qui ont montré que sur le plan de technicité on saurait faire. Mais économiquement ce n’est pas viable. Si vous demandez à l’industriel de s’orienter vers un traitement de ces eaux il met la clé sous la porte. Vous n’allez pas demander à un industriel d’investir à perte ? » De la même façon Arkema empoisonne les travailleurs et les riverains, pour préserver son chiffre d’affaire de 8,7 milliards € !

Cette situation n’est plus soutenable : les riverains sont exposés aux rejets toxiques, ils sont prisonniers du secteur car leurs habitations ne valent plus rien. Ils ne peuvent même pas partir pour mettre leurs enfants à l’abri.

Les travailleurs subissent le chantage à l’emploi dans une zone ou l’activité économique se résume à la pétrochimie. Il est temps que la santé des populations ne passe pas après les profits des multinationales. La loi doit être appliquée, les normes sanitaires et environnementales respectées.

Retrouvez plus d'info dans l'émission climat de lutte du 12 novembre 2020 de la radio la clé des ondes à laquelle j'étais invité pour témoigner de mon engagement sur ce sujet.

Photo de l'article Les Bassines sont une aberration écologique !
Photo de l'article Mobilisation pour le ferroviaire à Blaye : nous y étions !

Mobilisation pour le ferroviaire à Blaye : nous y étions !

Loïc Prud'homme 08/10/2020

Je fais partie depuis longtemps du comité de vigilance ferroviaire en Nouvelle-Aquitaine et je suis toujours de près les questions liées au ferroviaire mais j'étais retenu cette semaine à l'Assemblée par le vote sur les néonicotinoïdes.

C'est donc ma suppléante Tiphaine Maurin et des camarades de la France Insoumise, Bordeaux en Luttes et Talence en Transition qui se sont rendus à Blaye pour demander la remise en service de la ligne Blaye-St Mariens.

J'ai interpellé le président de la Région Alain Rousset pour lui demander ce qu'il comptait faire pour ouvrir cette ligne au plus vite et favoriser le transport ferroviaire au service de la transition écologique :

Photo de l'article Stop aux expulsions de squats!

Stop aux expulsions de squats!

Loïc Prud'homme 06/10/2020

La préfète continue les expulsions, c'est indigne!

Communiqué de presse

Ce matin encore, Madame la Préfète Fabienne BUCCIO a choisi de faire évacuer un squat sans solution de relogement. Femmes enceintes, mineurs, handicapés vont se retrouver à la rue.

Il est inhumain de mettre des gens dehors sans solution et en période d’épidémie de COVID 19 cela est un non-sens sanitaire qui expose toute la population. Médecins Sans Frontières vient de publier une étude ce matin: les personnes en grande précarité ont nettement plus de risque de se retrouver contaminées par la COVID 19. Non seulement ces personnes se retrouvent en danger, mais t risquent égalemen d’accélérer la propagation du virus.

La préfète réitère dans la métropole Bordelaise les méthodes qu'elle a déjà mises en œuvre à Calais avec le résultat que l'on sait : démantèlement de la jungle et harcèlement policier des réfugié.e.s qui n'a abouti qu'à la dispersion des personnes, à un suivi humanitaire rendu difficile, à des morts plus nombreux et à une famine en cours. Les habitant.e.s de Calais ne sont pas plus avancé.e.s qu'avant son passage et les réfugié.e.s en plus grand danger.

La solution à l’habitat indigne et à l'accueil des réfugié.e.s est politique et nécessite des mesures gouvernementales qui ne passent certainement pas par une chasse à l'Homme qui est une honte faite à notre humanité.

Photo de l'article 5G : tous des Amish ?
Photo de l'article Mancozèbe, la farce du gouvernement continue

Mancozèbe, la farce du gouvernement continue

Loïc Prud'homme 03/09/2020

Les tartufferies du gouvernement en matière de pesticides continuent...

Vous avez suivi les embrouilles sur le glyphosate: https://loicprudhomme.fr/article/glyphosate--les-embrouilles-continuent-

Et sur le néonicotinoïdes les fameux insecticides tueurs d'abeilles https://loicprudhomme.fr/article/ne-laissons-pas-les-neonicotino%C3%AFdes-revenir-dans-nos-champs

Voici le tour de passe-passe du mancozèbe

Le Mancozèbe, l'inconnu qui pensait passer inaperçu...

Ce nom ne vous dit rien, sauf éventuellement si vous travaillez dans le domaine agricole, et c'est normal. On connait rarement les noms de ces poisons. Le mancozèbe est une substance fongicide présente dans de nombreux produits pesticides . Je devrais dire TRÈS présente. En effet, le mancozèbe est la quatrième substance active « phytopharmaceutique» la plus vendue (4 600 tonnes) en 2018, derrière le soufre, le glyphosate et le prosulfocarbe. Très présent, le mancozèbe est dangereux: il a été réévalué toxique pour la reproduction de niveau 1 par le comité d'évaluation des risques (RAC) de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) en octobre 2019. Cette classification a d'ailleurs été admise par les autorités françaises qui mentionnent le mancozèbe comme substance « des plus préoccupantes » dans la note de suivi du plan Ecophyto parue en janvier 2020. Il n'est pas épandu de manière anecdotique, car il représente plus de 80 % des quantités de substances actives cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR) 1 utilisées dans l'agriculture française. exemple de flacon de mancozèbe en vente sur un site de vente en ligne

La fameuse ZNT de 20m

Depuis le 29 décembre 2019 un arrêté "protège" la population des pesticides les plus dangereux en instaurant une zone de non traitement(ZNT) de 20 mètres autour des habitations. Les pesticides cancérogènes, mutagènes ou reprotoxique (CMR - mention H 350, H 340 ou H 360 sur les produits) ainsi que les perturbateurs endocriniens avérés sont concernés par l'interdiction. Tous?... Non, car le mancozèbe est passé entre les mailles du filet lors de la publication de la liste des substances interdites!

Le recours qui tombe pile au bon moment...

Devant cet oubli incompréhensible, j'interroge le ministre de l'agriculture le 19 mai à ce sujet par Question Ecrite.

La réponse est incroyable! Le mancozèbe n'est pas sur la liste des produits interdits car... un fabricant de pesticide a attaqué en justice la décision du comité d'évaluation des risques (RAC) de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA)de le classé comme CMR 1 ! Ce n'est pas pour des raisons sanitaires, parce que ce produit ne serait pas nocif, mais parce qu'un fabricant de pesticides a un service juridique qui a trouvé une "faille" administrative !

Le ministre ajoute également que:

"la commission européenne [va] soumettre au vote un projet de règlement relatif au non renouvellement de cette approbation, ce qui devrait conduire au retrait du marché des produits à base de mancozèbe au cours de l'année 2021."

Ci-dessous le pdf de ma question et de la réponse du ministère. Voir le PDF

On peut comprendre cette réponse comme un "circulez il n'y a rien à voir, la commission européenne va régler ce problème, et puis vous n'êtes pas à un an près!"

Sauf que le vote qui devait avoir lieu en juillet a été repoussé, et que pour l'instant, on ne peut pas être sûr de l'issu de ce vote!

C'est pourquoi j'ai a nouveau interpellé le ministre pour lui demander de d'appliquer le principe de précaution et que le mancozèbe soit inscrit dès aujourd'hui dans la liste des produits ne pouvant aucunement être utilisés à moins de 20 mètres des habitations.

Photo de l'article Ne laissons pas les néonicotinoïdes revenir dans nos champs

Ne laissons pas les néonicotinoïdes revenir dans nos champs

Loïc Prud'homme 31/08/2020

Officiellement interdits depuis le 1er septembre 2018, les néonicotinoïdes vont à nouveau tuer les abeilles en toute impunité grâce au gouvernement ! Et aussi pourrir notre environnement et nos réserves en eau, au passage.

"Des doses très faibles suffisent pour agir sur le système nerveux central des abeilles et perturber leur sens de l’orientation ou leur capacité de reproduction. Les néonicotinoïdes sont par ailleurs persistants : seuls 1,6 % à 20 % de la matière active est réellement absorbée par la plante, et plus de 80 % contaminent les sols, les cours d’eau et les nappes phréatiques." (https://www.bastamag.net/Insecticides-tueurs-abeilles-neonicotinoides-pesticides-derogation-denormandie-pompili-lobby-fnsea-betterave-biodiversite)

En août, Julien Denormandie, le Ministre de l’agriculture annonçait que les betteraviers pourraient réutiliser ces pesticides dès 2021. Aujourd’hui, il annonce à la radio qu’une loi sera présentée au conseil des ministres ce jeudi pour autoriser tous les néonicotinoïdes sur toutes les semences enrobées, et pas seulement les betteraves comme annoncé de façon tronquée !

Il se permet même un trait d’humour (noir) sur les abeilles qui auraient perdu le sens de l’orientation :

"La betterave ne fait pas de fleurs, car récoltée avant (...) Sauf si vous êtes une abeille aveugle, paumée et sans sens de l'orientation vous ne vous retrouvez pas dans un champs de betteraves - @J_Denormandie min. de l'Agriculture et de l'Alimentation".

A ce niveau de cynisme et d'incompétence c'est un champion ! En 20 ans la production de miel a été divisée par trois. Les apiculteurs tirent la sonnette d’alarme : les semences traitées tuent les abeilles via la dispersion de poussière pleine de pesticides des champs et les fleurs des talus voisins. Si cette nouvelle loi passe, il sera peut-être temps de déposer plainte pour mise en danger de la vie d’autrui, comme certaines associations commencent à le proposer. En attendant, j’appelle toutes les personnes qui veulent revoir des coquelicots et qui espère mieux pour l’avenir qu’une pollinisation sous serre par des drones-abeilles à participer à la votation sur les néonicotinoïdes d’Agir pour l’environnement et signer la pétition Génération Futures

Photo de l'article Un RSA pour tou.te.s les jeunes

Un RSA pour tou.te.s les jeunes

Loïc Prud'homme 22/07/2020

Lundi 20 juillet 2020 une délégation représentant différentes organisations de jeunesse est venue à ma rencontre. Ces jeunes s'inquiètent des répercutions de la crise économique que nous commençons à traverser. Le chômage devrait fortement augmenter ces prochains mois, or les jeunes, sans expérience, seront très certainement les premiers à ne pas trouver de boulot.

Mais comment vont-il faire si ils n'ont aucune ressource ?

C'est pourquoi je soutiens sans réserve leur demande d'octroyer le RSA aux moins de 25 ans.

La crise économique va frapper fort, n'abandonnons pas notre jeunesse et donnons lui le coup de main dont elle a besoin.

Photo de l'article L'hôpital Robert Picqué : plus indispensable que jamais !

L'hôpital Robert Picqué : plus indispensable que jamais !

Loïc Prud'homme 09/06/2020

Notre mobilisation se poursuit pour l'hôpital Robert Picqué !

A la lumière de la crise sanitaire que nous traversons et du rôle joué par l'hôpital Robert Picqué dans la prise en charge des patients du Covid-19 j'ai de nouveau écrit à Edouard Philippe et à Olivier Véran, ministre de la Santé, pour leur demander de suspendre dans l'urgence le projet BAHIA et de commander une étude sérieuse et indépendante sur le projet de fusion qui impactera durablement notre territoire.

Les citoyens et associations poursuivent également leur mobilisation sur ce sujet et une grande campagne d'affichage est actuellement réalisée sur toute la circonscription pour informer et alerter sur la nécessité de sauvegarder notre indispensable hôpital public.

Je vous donne rendez-vous le samedi 13 juin à 11h devant les grilles de l'hôpital route de Toulouse pour la conférence de presse du collectif "Le jour d'après 33", soyons nombreux et nombreuses à montrer notre soutien au service public de santé !

Photo de l'article CORONAVIRUS : que nous apprend cette crise sanitaire ?
Photo de l'article 5G : du Fantasme technologique au mépris de la Santé

5G : du Fantasme technologique au mépris de la Santé

Loïc Prud'homme 11/02/2020

La 5ème génération de standards pour la téléphonie mobile, ou 5G, est promise pour 2020 en France. Plusieurs villes servent déjà de test pour le déploiement.

Au delà des progrès technologiques vantés par ses promoteurs (mille fois plus de données transmises et un débit cent fois supérieur à la 4G) son déploiement entraîne des risques sanitaires et environnementaux. Petit tour d’horizon du monde fantastique promis par cette technologie

5G : Fantasme technologique.

La 5G ouvre la voie au téléchargement éclair, aux voitures autonomes, aux villes intelligentes et à la multiplication des objets connectés, le rêve de la start up nation !

Elle se met au service d’un fantasme technologique qui vise à multiplier les données produites, à les croiser dans des algorithmes au service de la gouvernance de « smart cities » et de « safe cities »[1]. On vous assure que votre bonheur quotidien nécessite de vivre dans une maison connectée où votre frigo vous envoie un sms quand il est vide pour ensuite guider votre voiture vers le supermarché le plus proche, ou votre webcam vous prévient quand vos enfants sont bien rentrés et que pour éteindre la lumière un interrupteur va et vient est le comble de la ringardise.

[1]https://www.monde-diplomatique.fr/2019/06/TREGUER/59986

Nous n’en sommes par encore là (mais presque) , mais des milliards d’euros sont investis par les opérateurs pour être les premiers sur le marché et la commission européenne vient elle même de mettre 700 millions d’euros sur la table.

Cette multiplication des données pose également la question de leur sécurisation, de la protection de la vie privée… mais aussi d’enjeux géopolitiques importants car le plus avancé sur le déploiement de la 5G c’est Huawei, géant chinois de la téléphonie mobile qui a été écarté du marché européen pour soupçons d’espionnage…

Des risques sanitaires au mépris du principe de précaution

De l’aveu même des représentants d’Orange auditionnés par le groupe d’études numériques du Sénat en juillet 2018, pour assurer le déploiement de la 5G il faudra adapter 25.000 antennes et en installer 5.000 nouvelles. Ces antennes pourront se greffer sur les toits d’immeuble, les trotoirs mais aussi les panneaux publicitaires des abribus par exemple.

Plusieurs villes de France servent de test au déploiement de la 5G qui conduira à une augmentation massive de l’exposition de la population aux ondes alors que ces dernières sont classées comme « cancérogènes possibles » par le centre international de recherche sur le cancer de l’OMS depuis 2011. En juillet 2016, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) estimait que ces « ondes ont des effets possibles sur les fonctions cognitives et le bien être des plus jeunes ». Plus récemment, 170 scientifiques venant de 37 pays ont alertés sur les conséquences de ces ondes sur la santé humaine et demandent un moratoire sur le développement de la 5G.

Aucune étude scientifique n’a démontré l’inocuité de ces ondes sur la santé humaine et aucune étude épidémiologique n’a été menée faute d’expérimentation à grande échelle. Le principe de précaution, inscrit dans la loi européenne, veut pourtant que le producteur d’une nouvelle technologie prouve son absence de danger avant de la commercialiser. Or, à l’heure actuelle, l’expérimentation va se faire en temps réel sur les populations mais aussi sur l’environnement. Nous sommes donc des cobayes, et cela n’émeut pas beaucoup les autorités sanitaires. A tel point que l’ANSES vient juste de lancer un appel à candidature pour en faire l’évaluation sanitaire (à titre posthume … ? ).

Un désastre environnemental annoncé

En mars 2019 des médecins, scientifiques, membres d’organisations environnementales et citoyens de 168 pays, demandaient urgemment l’arrêt du déploiement du réseau sans fil de 5G au motif que cette sur-exposition aux ondes électromagnétique entraînera « un changement environnemental sans précédent à l’échelle planétaire ». Plusieurs études ont déjà démontré la dangerosité des rayonnements radiofréquence pour le monde animal et végétal.

En plus des risques de l’exposition pour la biodiversité, la multiplication des données liée à l’arrivée de la 5G (2 exa-octets de datas ont été échangés chaque mois dans le monde en 2017, soit une hausse de 63 % par rapport à 2016[1]) stockées dans les datas centers ultragourmands en énergie, prend une grande part dans le réchauffement climatique.

Et au delà de l’aspect énergétique se pose la question de l’obsolescence programmée des 75 milliards d’objets connectés annoncés en 2025. Qu’allons nous en faire quand ils seront en fin de vie ? Cette logique de l’accumulation sans fin, la 5G l’incarne à merveille : il faut toujours tout remplacer pour avoir des objets connectés plus performants. Face à l’urgence écologique cette logique de la sur-consommation est mortifère. En plus d’être inutile à notre bonheur.

[1]Selon un rapport publié par Cisco, une entreprise étasunienne spécialisée dans les réseaux informatiques et les serveurs.

Résister !

J'ai interpellé à l'Assemblée nationale le Gouvernement sur le déploiement de la 5G dans plusieurs villes tests, alors même qu'il y a plusieurs mois, 250 chercheurs et médecins signaient une tribune pour alerter sur un "un risque de cancer, de stress cellulaire, d'augmentation des radicaux libres nocifs, de dommage génétique et du système reproducteur, de déficits d'apprentissage et de mémoire, de troubles neurologiques". Le gouvernement lance des expérimentations dans des villes tests alors même qu'aucune étude complète et sérieuse ne paraîtra pas avant un an sur l'ensemble des impacts sur la santé humaine.

Retrouvez ma question dans l'hémicycle en vidéo:

Dans plusieurs villes de France des collectifs se mobilisent contre la construction d’antennes liées au déploiement de la 5G, et au vu du nombre de nouvelles antennes annoncées les luttes vont se multiplier.

Si vous êtes confrontés à la construction d’une nouvelle antenne près de chez vous, à côté de personnes vulnérables (écoles, hôpitaux…) ou dans une zone sensible vous pouvez vous rendre en mairie et demander à consulter le dossier d’information. Vous pouvez demander l’annulation de l’autorisation d’urbanisme en écrivant à la Préfecture dans les 2 mois suivant l’affichage de l’autorisation sur le lieu de l’implantation et déposer un recours contentieux devant le tribunal administratif.

Le ou la maire de la commune peut également, avant de donner son autorisation, demander une étude d’impact auprès de la Préfecture et une simulation de l’exposition aux champs électromagnétiques pour s’assurer qu’elle respecte les normes fixées par l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR).

Les enjeux de santé environnementale sont trop importants pour laisser aux seuls industriels produire une expertise orientée pour servir des intérêts financiers planétaires. Pour aller plus loin :

L’enquête de Basta Mag : https://www.bastamag.net/Big-data-multiplication-des-antennes-et-des-ondes-bienvenue-dans-le-monde

L’enquête de Reporterre : https://reporterre.net/5G-la-grande-enquete

Photo de l'article Traces de Dépakine dans le sang: les salarié.e.s de Sanofi victime de l’inconséquence de l’industriel et de l’État

Traces de Dépakine dans le sang: les salarié.e.s de Sanofi victime de l’inconséquence de l’industriel et de l’État

Loïc Prud'homme 27/11/2019

Des traces de valporate de sodium, la substance active de la Dépakine, ont été retrouvées dans le sang de salarié.e.s de l’usine Sanofi de Mourenx. Ce nouveau scandale sanitaire vient s’ajouter à celui des rejets toxiques hors normes révélés l’été dernier par Médiapart.

Alors que les populations sont exposées a plus de 140 substances différentes et qu’il est désormais notoire que l’usine ne respecte pas la réglementation en vigueur, les autorités permettent à Sanofi de poursuivre son activité et n’ont toujours pas commandé de véritable étude épidémiologique pour évaluer les risques auxquels sont exposés les salariés et les riverains.

J’ai demandé il y a plusieurs mois au bureau de l’Assemblée nationale de créer sans délai une commission d’Enquête sur les répercussions sanitaires et environnementales des activités industrielles sur le bassin de Lacq. Au vu de l’urgence, je réitère cette proposition, c’est l’avenir de tout un territoire et de ses habitant.e.s qui est en jeu.

Photo de l'article Premier point info droit à la permanence !

Premier point info droit à la permanence !

Loïc Prud'homme 17/04/2018

Le premier point info-droit s’est tenu ce samedi 14 avril à la permanence parlementaire, il était assuré par des citoyennes mobilisées pour l’accès aux droits du plus grand nombre.

La permanence a permit d’accueillir plusieurs citoyen.ne.s de la circonscription, de les accompagner au mieux dans leurs démarches administratives et de les orienter vers les services les plus compétents.

L’intention n’est bien sûr pas de se substituer à nos services publics mais cette permanence physique est une démarche essentielle à l’heure où la dématérialisation renforce les discriminations dans l’accès au droit et éloigne les usagers de leur administration.

La prochaine permanence aura lieu le samedi 12 mai entre 10h et 12h au 281 route de Toulouse. Si vous souhaitez plus d’informations ou rejoindre notre petite équipe, n’hésitez pas à nous écrire sur contact@loicprudhomme.fr

Photo de l'article Linky où en est-on?

Linky où en est-on?

Loïc Prud'homme 30/03/2018

date initiale de publication 30 mars 2018 - mise à jour 9 juin 2020

Je me suis positionné dès le début de mon mandat en faveur du choix d’avoir ou non un Linky chez soi.

Linky, c’est quoi ?

Le compteur Linky est le compteur déployé par Enedis depuis 2013 dans toute la France. Il vient remplacer l’ancien compteur que vous aviez même si ce dernier vous allait très bien.

Mais pourquoi Enedis change-t-il votre compteur alors ? Parce que Linky est un compteur « communiquant ». C’est-à-dire que Linky échange des informations avec un concentrateur électrique situé dans le quartier via le réseau électrique. Le système utilisé pour cela est un signal électrique à plus haute fréquence que celle du courant, cela s’appelle le CPL (courant porteur en ligne). Ce signal CPL est présent dans votre maison lorsqu’un concentrateur Linky est installé dans votre quartier. Et il est amplifié lorsque vous avez un Linky chez vous. Bien que la puissance des ondes électromagnétiques émises par le CPL du Linky soit inférieure aux normes en vigueur, certaines personnes voient leur état de santé altérée par l’arrivée de ce CPL chez elle. Et cette raison a été suffisante pour que le Tribunal de Grande Instance de Grenoble interdise à Enedis d’installer un compteur Linky chez des particuliers.

Des données personnelles au BIG DATA

Une interrogation vis-à-vis des compteurs Linky vient également du fait que ce compteur échange des données avec le concentrateur électrique toutes les 10 à 15 min pour informer de l’état de la consommation électrique de votre domicile à l’instant T. Cela permet ensuite de créer une courbe de charge, c’est-à-dire votre consommation quotidienne électrique détaillée. Or, ces informations sont personnelles, et à ce titre, vous devez pouvoir choisir d’avoir ou pas un « mouchard » chez vous. La CNIL avait d’ailleurs à ce sujet tiqué une première fois et [émis des préconisations concernant les compteurs Linky] (https://www.legifrance.gouv.fr/affichCnil.do?oldAction=rechExpCnil&id=CNILTEXT000026958542&fastReqId=287627783&fastPos=1). J’ai donc déposé un amendement avec les député.e.s de mon groupe pour que les usager.e.s puissent avoir le choix de refuser un Linky au motif qu’il s’agit d’un capteur de donnée personnelles lors de l’examen de la loi sur les données personnelles en février dernier. Cet amendement a été rejeté, évidemment. D’ailleurs, selon la Garde des Sceaux « les compteurs Linky, […] la délibération de la CNIL y afférente et […] la prise en compte de ladite délibération par un décret de 2017 sur ces mêmes compteurs, mais, très sincèrement, ce n’est pas l’objet du présent texte. C’est la raison pour laquelle j’émets un avis défavorable sur votre amendement. » . Pourtant, proposer de choisir de ne pas avoir de Linky chez soi en raison des problèmes que ce compteur soulève sur la question de protection des données personnelles n’est pas un cavalier législatif dans un texte qui traite justement des données personnelles !
Du côté d’Enedis, on se retranche derrière l’argument selon lequel le consommateur pourrait choisir que ses données soient transmises à son opérateur ou qu’elles ne le soient pas. Or cet argument ne tient pas la CNIL a épinglé récemment Direct Energie (un opérateur énergétique) pour ne pas avoir été très clair sur le fait qu’il procédait à la collecte de ces données personnelles. Mais Enedis tient absolument à pouvoir collecter ces données. C’est même Philippe Monloubou, le PDG d’Enedis qui nous l’apprend « L’entreprise doit anticiper pour faire évoluer son « business model » car nous sommes désormais également un opérateur de Big Data ». Le Big Data est un marché en expansion qui est basé sur la vente de nos données personnelles car elles renseignent sur nos habitudes de vie et permettent, entre autre, aux entreprises de faire des campagnes de publicité ciblée. Prenons un exemple. Est-ce que vous voulez vraiment que votre mutuelle soit plus chère car vous travaillez la nuit, ce qui est notoirement mauvais pour la santé, et que votre assureur a pu obtenir cette information via votre fournisseur d’énergie ? En effet, votre Linky a indiqué une courbe de charge qui signale que vous allumez vos équipements électriques à 3 heures du matin 5 jours par semaine, heure à laquelle vous vous levez… Et votre opérateur énergétique a transmis cette information à votre assureur. Nous n’en sommes pas là, car les opérateurs énergétiques n’ont pas le droit de vendre, ni de céder ce genre d’information pour l’instant. Mais comment être sûr cela ne sera pas le cas plus tard ? La loi du 17 août 2015, relative à la « transition énergétique pour la croissance verte »qui prévoit la généralisation des compteurs communicants pour l'électricité a bien été promulguée pour aller dans les intérêts d’Enedis, sans prévoir le garde-fou qu’est le droit de refus de l’usager. Lorsqu’en suite, on apprend que Linky est prévu pour [« proposer des dispositifs de pointe mobile et d’effacement pour permettre, en commandant à distance l’arrêt de certains appareils, de réduire la demande lorsque cela est nécessaire »](https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2018-01/07-compteurs-communicants-Linky-Tome-1.pdf comme nous le dit la Cours des comptes, un léger frisson nous parcours le dos au vu de cette intrusion caractérisée dans l’espace privé ….

Le compteur Linky n’a de vert que sa couleur…

Le déploiement des compteurs Linky, c’est le remplacement de 35 000 000 de compteurs d’ancienne génération qui fonctionnent par des compteurs avec une durée de vie bien moindre. De plus, l’argument avancé expliquant que Linky permet aux foyers d’économiser de l’énergie est fallacieux. Premièrement il faudrait pour cela que la consommation en temps réelle soit effectivement évaluable. A l’aide d’afficheurs déportés par exemple. Or là aussi il y a un couac. [Initialement ils ne devaient être installés que pour les ménages précaires, puis après avoir laisser trainer ce dossier, le gouvernement a carrément rétropédalé début 2019 en annonçant que les afficheurs déportés ne seraient pas déployés comme convenu arguant le coût bien trop important d'un tel dispositif] (https://www.senat.fr/questions/base/2019/qSEQ190208797.html). Ce n'est pas surprenant, puisque en décembre 2017, déjà, le directeur du programme Linky de chez Enedis, Monsieur Bernard Lassus trouve que cet afficheur est une fausse bonne idée et lui préfère une appli smart phone dédiée. Or, devant le faible engouement des usager.e.s pour l’espace client d’Enedis indiquant la consommation en temps réel (1,5% des usager.e.s seulement y avait ouvert un compte début 2018 ), comment penser qu’une appli smartphone connaitra un plus grand succès ? D'autant plus que tous les usagers sont loin d'en avoir un, surtout les plus précaires, ceux qui justement auraient dû bénéficié de l'afficheur déporté!

A cela s’ajoute qu’une étude indique que si une diminution de la consommation électrique est effectivement observée les premiers temps après l’installation d’un compteur communicant, elle disparait au bout de quelques mois. Les arguments d’Enedis sur l’utilité d’un Linky comme première brique de l’édifice des smart grids (quartiers dont la consommation et la production électrique est connue en temps réel) peine à convaincre. La connaissance de la consommation du réseau local au niveau du concentrateur devrait pourvoir suffire pour connaitre si un quartier a besoin d’électricité ou si il en produit plus qu’il n’en consomme. La vraie raison est peut-être à chercher du côté de l’ouverture à la concurrence du marché de l’électricité comme nous l’indique la Cours de comptes : « Du point de vue des fournisseurs, il s’agit d’améliorer le fonctionnement du marché et son ouverture à la concurrence par le développement de nouvelles offres différenciées et de services adaptés aux attentes et besoins des clients ».

Avec Linky, c’est plus argent (pour Enedis) et moins de gens

Si vous entendez que l’installation d’un compteur est gratuite, sachez que cela n’est pas vrai. Vous la payez dans votre facture d’électricité, dans la part appelée TURPE qui correspond à peu près à un quart de votre facture. Cette opération va couter entre 5,7 milliards d’euros selon la Cours des comptes qui s’étrangle en voyant le montant de la facture. Si le TURPE n'a pas tant augmenté jusqu'à présent 1,1 % au 1er aout 2016 et 2,76% au 1er aout 2017, alors que le cout de l’opération Linky est si élevé, c'est parce qu'Enedis prévoit de supprimer des milliers de postes, Linky permettant de réduire "les pertes non techniques" (c'est à dire de faire baisser la masse salariale). Avec Linky c’est donc aussi un peu d’humanité qui est perdu. Pas de relevé à pied de compteur, et donc pas moyen non plus de discuter quand l’électricité doit être coupée comme cela pouvait être le cas auparavant. Linky coupera l’électricité à distance…

Mon action pour que vous puissiez choisir

des compteurs linky avec des affichettes stoplinky DR

J’ai posé une question écrite puis une question orale à Nicolas Hulot, le ministre de la transition écologique et solidaire au sujet des cas de pose forcée de Linky dont j’avais eu écho. La réponse du ministre à la question orale est claire. Après un argumentaire identique à celui d’Enedis tentant d’expliquer qu’il n’y a pas de problème de santé, ni de sécurité des données, ni environnemental avec Linky, il condamne les cas de poses forcées « Bien entendu tout recours à l’intimidation ou non-respect de la propriété privée est inacceptable et le gouvernement condamne tout comportement de cette nature ». Pourtant, j’ai encore des témoignages de personnes envers lesquels les sous-traitants d’Enedis utilisent toutes sortes de stratégies pour leur forcer la main à avoir un Linky. Cela va de la lettre indiquant la pose des nouveaux compteurs la veille pour le lendemain, à des appels incessants et la divulgation d’informations mensongères. Pour l’instant le combat pour que vous ayez le choix de refuser simplement un Linky continue. L’amendement déposé par la France insoumise dans le cadre de la loi sur la protection des données personnelles a été rejeté par la majorité mais notre groupe parlementaire déposera de nouveaux amendements tant qu’il faudra pour que les usager.e.s puissent décider! Pour mieux connaître la problématique Linky, vous pouvez visionner la conférence sur les compteurs Linky a été organisé l’été 2017 lors des amphis d’été de la France insoumise. Ou celle organisé par le groupe d’action des radis bèglais insoumis dans ma circonscription avec Stéphane Lhomme à l’automne 2017.

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Soutenons les Kurdes

Loïc Prud'homme 20/03/2018

Trois membres du centre de la communauté démocratique Kurde de Bordeaux sont venu.e.s à la permanence il y a quelques jours pour m’alerter sur le massacre en cours alors à Afrin. Depuis, l’armée turque s’est emparée de la ville et le président turc, Erdogan annonce vouloir continuer son incursion en Syrie et s’emparer d’autres villes telles que Manjib, Kobané ou Kamechliyé.

Le gouvernement français doit intervenir auprès d’Erdogan afin qu’il cesse sa politique de terreur.

Je vous appelle tous et toutes à venir soutenir les Kurdes lors du meeting unitaire du 27 mars à 19h30 à l’Athénée municipal.

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Retour sur la mobilisation du 8 mars

Loïc Prud'homme 08/03/2018

Alors que l’égalité Femme-Homme est toujours un but à atteindre, la mobilisation pour la journée du 8 mars, journée de lutte pour les droits de femmes a tout son sens. C’est pourquoi j’ai participé à la grande chaîne humaine le mardi 8 mars à Bordeaux organisée par le collectif bordelais pour les droits des femmes.

Non, l’égalité n’est pas encore atteinte. Et oui, il faut encore se mobiliser.

Les femmes gagnent encore en moyenne 25%, et le gouvernement ne souhaite visiblement pas faire évoluer les choses. Je m’opposerai toujours à ce que les Femmes soient vues et utilisées comme une variable d’ajustement économique.

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Bassines ? Non merci !

Loïc Prud'homme 07/03/2018

Invité par le collectif Bassines non merci!, j’étais le dimanche 4 mars à Mauzé-sur-le-mignon à la marche des Pigouilles.

Des bassines au service d’une agriculture dépassée

Le projet en cours consiste en la réalisation du creusement de 19 bassines destinées au stockage de 9 Millions de m3 d’eau pour l’irrigation agricole. Il est prévu de pomper de l’eau en hiver dans la nappe phréatique afin de la stocker dans des réserves – abusivement – appelées de substitution. Ces réserves vont servir à augmenter la capacité d’irrigation estivale de quelques agriculteurs producteurs de maïs, de semences et de légumes industriels.

Ne nous trompons pas, il ne s’agit en aucun cas d’un projet de substitution des pompages estivaux dans les rivières par une irrigation en provenance des bassines. Les pompages estivaux continueront pour 7,3 Millions de m3 d’eau contre 10,5 Millions de m3 d’eau en moyenne ces 10 dernières années. Les bassines existantes et en projets ajouteront à ce prélèvement quasiment 11 Millions de m3. Les prélèvements annuels vont donc passer de 12,5 actuellement à 18 Millions de m3 ! Même l’Agence Régionale de Santé ne s’y est pas trompée et dénonce cette augmentation des prélèvements !

Ce modèle agricole est dépassé. Nous savons tous pourtant qu’il est temps d’économiser l’eau au regard du changement climatique qui nous prévoit des étés de plus en plus chaud.

Nous savons que ces derniers hivers n’ont pas été assez pluvieux et qu’il est difficile pour les nappes phréatiques de se remplir comme il le faudrait pour notre consommation d’eau.

Il n’est pas sain, dans un territoire déjà en déficit, de mettre en place en hiver, les conditions qui accentuerons la pénurie en été.

Non à la mise en concurrence des différents besoins en eau !

Il n’est pas bon de mettre en concurrence les différents besoins d’accès à l’eau, que ce soit pour la boire ou que ce soit pour cultiver. Et que dire de l’accaparement par un petit nombre d’agriculteurs de plus de la moitié du prélèvement annuel d’eau destiné au secteur agricole ?! Ce n’est pas cette vision du monde que nous défendons à la France insoumise.

Nous ne sommes pas des utopistes, nous sommes rationnels. Je ne prétends pas qu’il faille arrêter toute irrigation. L’irrigation est bien entendu nécessaire pour la production agricole. Mais de quelle production agricole parlons-nous ? Est-ce bien raisonnable de produire du maïs ultra-irrigué, alors qu’à deux pas des Deux-Sèvres, dans le département de la Dordogne, les camarades d’agroBio Périgord sélectionnent des semences paysannes nécessitant une irrigation très mesurée ? Voire pas d’irrigation du tout.

Nous n’avons pas besoin d’une agriculture intensive gourmande en eau et en intrant chimique. Ce dont nous avons besoin c’est du développement d’une agriculture biologique de proximité et à taille humaine pour répondre à la demande grandissante.

Le vieux modèle productiviste de celui des bassines est celui d’un autre temps.

Oui à la sauvegarde de la biodiversité !

Ce projet de bassines est bien le symbole de la mise en concurrence des territoires. Les pompages pour remplir en hiver les bassines des Deux-Sèvres, de la Charente et de la Vienne, vont impacter la nappe phréatique commune partagée par tous ces départements. Cette nappe est celle qui alimente le marais poitevin.

La bonne santé de ce lieu de biodiversité, deuxième zone humide de France, dépend de la hauteur de la nappe. Le sur-captage de l’eau lié aux pompages hivernaux pour remplir les bassines va-t-il signer l’arrêt de mort de ce joyau de cohabitation entre une zone humide et des zones agricoles qu’est le marais poitevin ?

Photo de l'article Surpopulation alarmante au centre pénitentiaire de Gradignan

Surpopulation alarmante au centre pénitentiaire de Gradignan

Loïc Prud'homme 19/12/2017

J’ai fait usage le 27 novembre dernier de mon droit de visite pour me rendre au Centre Pénitentiaire de Gradignan. J’ai pu visiter les quartiers de la maison d’arrêt pour majeurs, les ateliers de travail et de formation, la cour de promenade des femmes, et le quartier disciplinaire.

La maison d’arrêt accueille les personnes en attente du jugement définitif (prévenus) ainsi que les condamnés à des courtes peines, moins de deux ans, qui ne sont pas placées en centre de détention. Dans les faits, des détenus condamnés à des peines de plus de 2 ans attendent pendant des années leur transfert vers des centres de détention. Les durées d’attentes moyennes des prévenus sont de 5 ans (criminelle) et 1 an (correctionnelle). Ces délais entraînent une surpopulation qui est depuis des années une habitude à Gradignan.

La maison d’arrêt a une capacité d‘hébergement de 450 places mais 707 personnes y sont aujourd’hui incarcérées son taux d’occupation est donc de 200%. Cette surpopulation carcérale, entraîne des « triplements » réguliers dans les cellules, avec matelas au sol dans les quartiers hommes et femmes mais aussi dans celui réservé aux mineurs. Cette situation complique le travail du personnel et de l’administration pénitentiaire qui se retrouvent en sous-effectif, 20 postes supplémentaires seraient aujourd’hui nécessaires selon les syndicats.

Pour les personnes incarcérées, la promiscuité augmente les risques de récidive. A cela, s’ajoute la vétusté des bâtiments construits en 1967. Des travaux sont prévus jusqu’en 2024 pour construire un nouveau bâtiment et augmenter le nombre de places mais au vu de la situation actuelle, la prison sera toujours en situation de surpopulation. Le directeur a tenu à démarrer la visite par l’atelier. Les ateliers sont mixtes, la durée du travail est de 5h par jour pour 70 détenus. Ils sont payés au smic carcéral, c’est-à-dire 4,39 euros de l’heure. pour selon les mots du directeur “être concurrentiels avec les chinois”. Les tâches consistent à trier des fils électriques, monter des tableaux électriques ou faire des travaux de couture.

La maison d’arrêt compte également un quartier d’aménagement des peines et de semi-liberté, pour les condamnés a des peines de moins de 2 ans. La possibilité d’aménagement des peines est aujourd’hui automatique pour les peines courtes, cela permet d’éviter la surpopulation et de donner plus de sens à la peine en diminuant les risques de récidives.

Hélas, le projet présenté par la Garde des Sceaux pour « transformer la justice » prend le contre-pied du bon sens et des études déjà menées en raccourcissant la durée des condamnations éligibles à l’aménagement des peines, sans se soucier des situations déjà explosives dans les maisons d’arrêt. Il devient urgent de sortir d’une logique de tout carcéral en favorisant les peines alternatives pour les condamnations de courtes durées. C’est une question de volonté politique : la recherche de l’intérêt général doit nous pousser à réfléchir au sens de la peine pour limiter les taux d’occupation dans les prisons mais surtout pour éviter la récidive.

Loïc Prud'homme est député France Insoumise de la Gironde pour les communes de Bègles, Bordeaux Sud, Talence et Villenave-d'Ornon. Résolument engagé en faveur de la règle verte et de la transition écologique de notre société il siège à l'Assemblée nationale au sein de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire. Retrouvez sur ce site internet son travail dans l'hémicycle et en circonscription en faveur des services publics, de l'emploi local, de la justice sociale et de la transition écologique.

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