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L'hôpital Robert Picqué : plus indispensable que jamais !

Loïc Prud'homme 09/06/2020

Notre mobilisation se poursuit pour l'hôpital Robert Picqué !

A la lumière de la crise sanitaire que nous traversons et du rôle joué par l'hôpital Robert Picqué dans la prise en charge des patients du Covid-19 j'ai de nouveau écrit à Edouard Philippe et à Olivier Véran, ministre de la Santé, pour leur demander de suspendre dans l'urgence le projet BAHIA et de commander une étude sérieuse et indépendante sur le projet de fusion qui impactera durablement notre territoire.

Les citoyens et associations poursuivent également leur mobilisation sur ce sujet et une grande campagne d'affichage est actuellement réalisée sur toute la circonscription pour informer et alerter sur la nécessité de sauvegarder notre indispensable hôpital public.

Je vous donne rendez-vous le samedi 13 juin à 11h devant les grilles de l'hôpital route de Toulouse pour la conférence de presse du collectif "Le jour d'après 33", soyons nombreux et nombreuses à montrer notre soutien au service public de santé !

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CORONAVIRUS : que nous apprend cette crise sanitaire ?

Loïc Prud'homme 11/03/2020

Alors que nous traversons une crise sanitaire d’une ampleur sans précédent, je partage à nouveau ici mes propositions (formulées le 17 février dernier) pour maintenir l’hôpital public Robert Picqué, plus que jamais indispensable sur notre territoire.

Cet hôpital a toutes les habilitations pour faire face à une épidémie de grande ampleur et toute la place pour accueillir dans de bonnes conditions les patients dans une telle situation. Dans ce domaine son expertise est reconnue depuis des années et pourtant on s’apprête à le fermer sans aucune solution alternative en cas de catastrophe nucléaire, chimique ou bactériologique.

Alors que le Gouvernement reprend des propositions que nous défendons depuis des années comme la nécessité d’un pôle public du médicament et que chacun comprend la nécessité d’investir massivement dans nos hôpitaux publics, l’État et les maires concernés s’entêtent à fermer Robert Picqué !

Il est urgent de revenir sur cette décision irresponsable !

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5G : du Fantasme technologique au mépris de la Santé

Loïc Prud'homme 11/02/2020

La 5ème génération de standards pour la téléphonie mobile, ou 5G, est promise pour 2020 en France. Plusieurs villes servent déjà de test pour le déploiement.

Au delà des progrès technologiques vantés par ses promoteurs (mille fois plus de données transmises et un débit cent fois supérieur à la 4G) son déploiement entraîne des risques sanitaires et environnementaux. Petit tour d’horizon du monde fantastique promis par cette technologie

5G : Fantasme technologique.

La 5G ouvre la voie au téléchargement éclair, aux voitures autonomes, aux villes intelligentes et à la multiplication des objets connectés, le rêve de la start up nation !

Elle se met au service d’un fantasme technologique qui vise à multiplier les données produites, à les croiser dans des algorithmes au service de la gouvernance de « smart cities » et de « safe cities »[1]. On vous assure que votre bonheur quotidien nécessite de vivre dans une maison connectée où votre frigo vous envoie un sms quand il est vide pour ensuite guider votre voiture vers le supermarché le plus proche, ou votre webcam vous prévient quand vos enfants sont bien rentrés et que pour éteindre la lumière un interrupteur va et vient est le comble de la ringardise.

[1]https://www.monde-diplomatique.fr/2019/06/TREGUER/59986

Nous n’en sommes par encore là (mais presque) , mais des milliards d’euros sont investis par les opérateurs pour être les premiers sur le marché et la commission européenne vient elle même de mettre 700 millions d’euros sur la table.

Cette multiplication des données pose également la question de leur sécurisation, de la protection de la vie privée… mais aussi d’enjeux géopolitiques importants car le plus avancé sur le déploiement de la 5G c’est Huawei, géant chinois de la téléphonie mobile qui a été écarté du marché européen pour soupçons d’espionnage…

Des risques sanitaires au mépris du principe de précaution

De l’aveu même des représentants d’Orange auditionnés par le groupe d’études numériques du Sénat en juillet 2018, pour assurer le déploiement de la 5G il faudra adapter 25.000 antennes et en installer 5.000 nouvelles. Ces antennes pourront se greffer sur les toits d’immeuble, les trotoirs mais aussi les panneaux publicitaires des abribus par exemple.

Plusieurs villes de France servent de test au déploiement de la 5G qui conduira à une augmentation massive de l’exposition de la population aux ondes alors que ces dernières sont classées comme « cancérogènes possibles » par le centre international de recherche sur le cancer de l’OMS depuis 2011. En juillet 2016, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) estimait que ces « ondes ont des effets possibles sur les fonctions cognitives et le bien être des plus jeunes ». Plus récemment, 170 scientifiques venant de 37 pays ont alertés sur les conséquences de ces ondes sur la santé humaine et demandent un moratoire sur le développement de la 5G.

Aucune étude scientifique n’a démontré l’inocuité de ces ondes sur la santé humaine et aucune étude épidémiologique n’a été menée faute d’expérimentation à grande échelle. Le principe de précaution, inscrit dans la loi européenne, veut pourtant que le producteur d’une nouvelle technologie prouve son absence de danger avant de la commercialiser. Or, à l’heure actuelle, l’expérimentation va se faire en temps réel sur les populations mais aussi sur l’environnement. Nous sommes donc des cobayes, et cela n’émeut pas beaucoup les autorités sanitaires. A tel point que l’ANSES vient juste de lancer un appel à candidature pour en faire l’évaluation sanitaire (à titre posthume … ? ).

Un désastre environnemental annoncé

En mars 2019 des médecins, scientifiques, membres d’organisations environnementales et citoyens de 168 pays, demandaient urgemment l’arrêt du déploiement du réseau sans fil de 5G au motif que cette sur-exposition aux ondes électromagnétique entraînera « un changement environnemental sans précédent à l’échelle planétaire ». Plusieurs études ont déjà démontré la dangerosité des rayonnements radiofréquence pour le monde animal et végétal.

En plus des risques de l’exposition pour la biodiversité, la multiplication des données liée à l’arrivée de la 5G (2 exa-octets de datas ont été échangés chaque mois dans le monde en 2017, soit une hausse de 63 % par rapport à 2016[1]) stockées dans les datas centers ultragourmands en énergie, prend une grande part dans le réchauffement climatique.

Et au delà de l’aspect énergétique se pose la question de l’obsolescence programmée des 75 milliards d’objets connectés annoncés en 2025. Qu’allons nous en faire quand ils seront en fin de vie ? Cette logique de l’accumulation sans fin, la 5G l’incarne à merveille : il faut toujours tout remplacer pour avoir des objets connectés plus performants. Face à l’urgence écologique cette logique de la sur-consommation est mortifère. En plus d’être inutile à notre bonheur.

[1]Selon un rapport publié par Cisco, une entreprise étasunienne spécialisée dans les réseaux informatiques et les serveurs.

Résister !

J'ai interpellé à l'Assemblée nationale le Gouvernement sur le déploiement de la 5G dans plusieurs villes tests, alors même qu'il y a plusieurs mois, 250 chercheurs et médecins signaient une tribune pour alerter sur un "un risque de cancer, de stress cellulaire, d'augmentation des radicaux libres nocifs, de dommage génétique et du système reproducteur, de déficits d'apprentissage et de mémoire, de troubles neurologiques". Le gouvernement lance des expérimentations dans des villes tests alors même qu'aucune étude complète et sérieuse ne paraîtra pas avant un an sur l'ensemble des impacts sur la santé humaine.

Retrouvez ma question dans l'hémicycle en vidéo:

Dans plusieurs villes de France des collectifs se mobilisent contre la construction d’antennes liées au déploiement de la 5G, et au vu du nombre de nouvelles antennes annoncées les luttes vont se multiplier.

Si vous êtes confrontés à la construction d’une nouvelle antenne près de chez vous, à côté de personnes vulnérables (écoles, hôpitaux…) ou dans une zone sensible vous pouvez vous rendre en mairie et demander à consulter le dossier d’information. Vous pouvez demander l’annulation de l’autorisation d’urbanisme en écrivant à la Préfecture dans les 2 mois suivant l’affichage de l’autorisation sur le lieu de l’implantation et déposer un recours contentieux devant le tribunal administratif.

Le ou la maire de la commune peut également, avant de donner son autorisation, demander une étude d’impact auprès de la Préfecture et une simulation de l’exposition aux champs électromagnétiques pour s’assurer qu’elle respecte les normes fixées par l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR).

Les enjeux de santé environnementale sont trop importants pour laisser aux seuls industriels produire une expertise orientée pour servir des intérêts financiers planétaires. Pour aller plus loin :

L’enquête de Basta Mag : https://www.bastamag.net/Big-data-multiplication-des-antennes-et-des-ondes-bienvenue-dans-le-monde

L’enquête de Reporterre : https://reporterre.net/5G-la-grande-enquete

Photo de l'article Traces de Dépakine dans le sang: les salarié.e.s de Sanofi victime de l’inconséquence de l’industriel et de l’État

Traces de Dépakine dans le sang: les salarié.e.s de Sanofi victime de l’inconséquence de l’industriel et de l’État

Loïc Prud'homme 27/11/2019

Des traces de valporate de sodium, la substance active de la Dépakine, ont été retrouvées dans le sang de salarié.e.s de l’usine Sanofi de Mourenx. Ce nouveau scandale sanitaire vient s’ajouter à celui des rejets toxiques hors normes révélés l’été dernier par Médiapart.

Alors que les populations sont exposées a plus de 140 substances différentes et qu’il est désormais notoire que l’usine ne respecte pas la réglementation en vigueur, les autorités permettent à Sanofi de poursuivre son activité et n’ont toujours pas commandé de véritable étude épidémiologique pour évaluer les risques auxquels sont exposés les salariés et les riverains.

J’ai demandé il y a plusieurs mois au bureau de l’Assemblée nationale de créer sans délai une commission d’Enquête sur les répercussions sanitaires et environnementales des activités industrielles sur le bassin de Lacq. Au vu de l’urgence, je réitère cette proposition, c’est l’avenir de tout un territoire et de ses habitant.e.s qui est en jeu.

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Premier point info droit à la permanence !

Loïc Prud'homme 17/04/2018

Le premier point info-droit s’est tenu ce samedi 14 avril à la permanence parlementaire, il était assuré par des citoyennes mobilisées pour l’accès aux droits du plus grand nombre.

La permanence a permit d’accueillir plusieurs citoyen.ne.s de la circonscription, de les accompagner au mieux dans leurs démarches administratives et de les orienter vers les services les plus compétents.

L’intention n’est bien sûr pas de se substituer à nos services publics mais cette permanence physique est une démarche essentielle à l’heure où la dématérialisation renforce les discriminations dans l’accès au droit et éloigne les usagers de leur administration.

La prochaine permanence aura lieu le samedi 12 mai entre 10h et 12h au 281 route de Toulouse. Si vous souhaitez plus d’informations ou rejoindre notre petite équipe, n’hésitez pas à nous écrire sur contact@loicprudhomme.fr

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Linky où en est-on?

Loïc Prud'homme 30/03/2018

date initiale de publication 30 mars 2018 - mise à jour 9 juin 2020

Je me suis positionné dès le début de mon mandat en faveur du choix d’avoir ou non un Linky chez soi.

Linky, c’est quoi ?

Le compteur Linky est le compteur déployé par Enedis depuis 2013 dans toute la France. Il vient remplacer l’ancien compteur que vous aviez même si ce dernier vous allait très bien.

Mais pourquoi Enedis change-t-il votre compteur alors ? Parce que Linky est un compteur « communiquant ». C’est-à-dire que Linky échange des informations avec un concentrateur électrique situé dans le quartier via le réseau électrique. Le système utilisé pour cela est un signal électrique à plus haute fréquence que celle du courant, cela s’appelle le CPL (courant porteur en ligne). Ce signal CPL est présent dans votre maison lorsqu’un concentrateur Linky est installé dans votre quartier. Et il est amplifié lorsque vous avez un Linky chez vous. Bien que la puissance des ondes électromagnétiques émises par le CPL du Linky soit inférieure aux normes en vigueur, certaines personnes voient leur état de santé altérée par l’arrivée de ce CPL chez elle. Et cette raison a été suffisante pour que le Tribunal de Grande Instance de Grenoble interdise à Enedis d’installer un compteur Linky chez des particuliers.

Des données personnelles au BIG DATA

Une interrogation vis-à-vis des compteurs Linky vient également du fait que ce compteur échange des données avec le concentrateur électrique toutes les 10 à 15 min pour informer de l’état de la consommation électrique de votre domicile à l’instant T. Cela permet ensuite de créer une courbe de charge, c’est-à-dire votre consommation quotidienne électrique détaillée. Or, ces informations sont personnelles, et à ce titre, vous devez pouvoir choisir d’avoir ou pas un « mouchard » chez vous. La CNIL avait d’ailleurs à ce sujet tiqué une première fois et [émis des préconisations concernant les compteurs Linky] (https://www.legifrance.gouv.fr/affichCnil.do?oldAction=rechExpCnil&id=CNILTEXT000026958542&fastReqId=287627783&fastPos=1). J’ai donc déposé un amendement avec les député.e.s de mon groupe pour que les usager.e.s puissent avoir le choix de refuser un Linky au motif qu’il s’agit d’un capteur de donnée personnelles lors de l’examen de la loi sur les données personnelles en février dernier. Cet amendement a été rejeté, évidemment. D’ailleurs, selon la Garde des Sceaux « les compteurs Linky, […] la délibération de la CNIL y afférente et […] la prise en compte de ladite délibération par un décret de 2017 sur ces mêmes compteurs, mais, très sincèrement, ce n’est pas l’objet du présent texte. C’est la raison pour laquelle j’émets un avis défavorable sur votre amendement. » . Pourtant, proposer de choisir de ne pas avoir de Linky chez soi en raison des problèmes que ce compteur soulève sur la question de protection des données personnelles n’est pas un cavalier législatif dans un texte qui traite justement des données personnelles !
Du côté d’Enedis, on se retranche derrière l’argument selon lequel le consommateur pourrait choisir que ses données soient transmises à son opérateur ou qu’elles ne le soient pas. Or cet argument ne tient pas la CNIL a épinglé récemment Direct Energie (un opérateur énergétique) pour ne pas avoir été très clair sur le fait qu’il procédait à la collecte de ces données personnelles. Mais Enedis tient absolument à pouvoir collecter ces données. C’est même Philippe Monloubou, le PDG d’Enedis qui nous l’apprend « L’entreprise doit anticiper pour faire évoluer son « business model » car nous sommes désormais également un opérateur de Big Data ». Le Big Data est un marché en expansion qui est basé sur la vente de nos données personnelles car elles renseignent sur nos habitudes de vie et permettent, entre autre, aux entreprises de faire des campagnes de publicité ciblée. Prenons un exemple. Est-ce que vous voulez vraiment que votre mutuelle soit plus chère car vous travaillez la nuit, ce qui est notoirement mauvais pour la santé, et que votre assureur a pu obtenir cette information via votre fournisseur d’énergie ? En effet, votre Linky a indiqué une courbe de charge qui signale que vous allumez vos équipements électriques à 3 heures du matin 5 jours par semaine, heure à laquelle vous vous levez… Et votre opérateur énergétique a transmis cette information à votre assureur. Nous n’en sommes pas là, car les opérateurs énergétiques n’ont pas le droit de vendre, ni de céder ce genre d’information pour l’instant. Mais comment être sûr cela ne sera pas le cas plus tard ? La loi du 17 août 2015, relative à la « transition énergétique pour la croissance verte »qui prévoit la généralisation des compteurs communicants pour l'électricité a bien été promulguée pour aller dans les intérêts d’Enedis, sans prévoir le garde-fou qu’est le droit de refus de l’usager. Lorsqu’en suite, on apprend que Linky est prévu pour [« proposer des dispositifs de pointe mobile et d’effacement pour permettre, en commandant à distance l’arrêt de certains appareils, de réduire la demande lorsque cela est nécessaire »](https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2018-01/07-compteurs-communicants-Linky-Tome-1.pdf comme nous le dit la Cours des comptes, un léger frisson nous parcours le dos au vu de cette intrusion caractérisée dans l’espace privé ….

Le compteur Linky n’a de vert que sa couleur…

Le déploiement des compteurs Linky, c’est le remplacement de 35 000 000 de compteurs d’ancienne génération qui fonctionnent par des compteurs avec une durée de vie bien moindre. De plus, l’argument avancé expliquant que Linky permet aux foyers d’économiser de l’énergie est fallacieux. Premièrement il faudrait pour cela que la consommation en temps réelle soit effectivement évaluable. A l’aide d’afficheurs déportés par exemple. Or là aussi il y a un couac. [Initialement ils ne devaient être installés que pour les ménages précaires, puis après avoir laisser trainer ce dossier, le gouvernement a carrément rétropédalé début 2019 en annonçant que les afficheurs déportés ne seraient pas déployés comme convenu arguant le coût bien trop important d'un tel dispositif] (https://www.senat.fr/questions/base/2019/qSEQ190208797.html). Ce n'est pas surprenant, puisque en décembre 2017, déjà, le directeur du programme Linky de chez Enedis, Monsieur Bernard Lassus trouve que cet afficheur est une fausse bonne idée et lui préfère une appli smart phone dédiée. Or, devant le faible engouement des usager.e.s pour l’espace client d’Enedis indiquant la consommation en temps réel (1,5% des usager.e.s seulement y avait ouvert un compte début 2018 ), comment penser qu’une appli smartphone connaitra un plus grand succès ? D'autant plus que tous les usagers sont loin d'en avoir un, surtout les plus précaires, ceux qui justement auraient dû bénéficié de l'afficheur déporté!

A cela s’ajoute qu’une étude indique que si une diminution de la consommation électrique est effectivement observée les premiers temps après l’installation d’un compteur communicant, elle disparait au bout de quelques mois. Les arguments d’Enedis sur l’utilité d’un Linky comme première brique de l’édifice des smart grids (quartiers dont la consommation et la production électrique est connue en temps réel) peine à convaincre. La connaissance de la consommation du réseau local au niveau du concentrateur devrait pourvoir suffire pour connaitre si un quartier a besoin d’électricité ou si il en produit plus qu’il n’en consomme. La vraie raison est peut-être à chercher du côté de l’ouverture à la concurrence du marché de l’électricité comme nous l’indique la Cours de comptes : « Du point de vue des fournisseurs, il s’agit d’améliorer le fonctionnement du marché et son ouverture à la concurrence par le développement de nouvelles offres différenciées et de services adaptés aux attentes et besoins des clients ».

Avec Linky, c’est plus argent (pour Enedis) et moins de gens

Si vous entendez que l’installation d’un compteur est gratuite, sachez que cela n’est pas vrai. Vous la payez dans votre facture d’électricité, dans la part appelée TURPE qui correspond à peu près à un quart de votre facture. Cette opération va couter entre 5,7 milliards d’euros selon la Cours des comptes qui s’étrangle en voyant le montant de la facture. Si le TURPE n'a pas tant augmenté jusqu'à présent 1,1 % au 1er aout 2016 et 2,76% au 1er aout 2017, alors que le cout de l’opération Linky est si élevé, c'est parce qu'Enedis prévoit de supprimer des milliers de postes, Linky permettant de réduire "les pertes non techniques" (c'est à dire de faire baisser la masse salariale). Avec Linky c’est donc aussi un peu d’humanité qui est perdu. Pas de relevé à pied de compteur, et donc pas moyen non plus de discuter quand l’électricité doit être coupée comme cela pouvait être le cas auparavant. Linky coupera l’électricité à distance…

Mon action pour que vous puissiez choisir

des compteurs linky avec des affichettes stoplinky DR

J’ai posé une question écrite puis une question orale à Nicolas Hulot, le ministre de la transition écologique et solidaire au sujet des cas de pose forcée de Linky dont j’avais eu écho. La réponse du ministre à la question orale est claire. Après un argumentaire identique à celui d’Enedis tentant d’expliquer qu’il n’y a pas de problème de santé, ni de sécurité des données, ni environnemental avec Linky, il condamne les cas de poses forcées « Bien entendu tout recours à l’intimidation ou non-respect de la propriété privée est inacceptable et le gouvernement condamne tout comportement de cette nature ». Pourtant, j’ai encore des témoignages de personnes envers lesquels les sous-traitants d’Enedis utilisent toutes sortes de stratégies pour leur forcer la main à avoir un Linky. Cela va de la lettre indiquant la pose des nouveaux compteurs la veille pour le lendemain, à des appels incessants et la divulgation d’informations mensongères. Pour l’instant le combat pour que vous ayez le choix de refuser simplement un Linky continue. L’amendement déposé par la France insoumise dans le cadre de la loi sur la protection des données personnelles a été rejeté par la majorité mais notre groupe parlementaire déposera de nouveaux amendements tant qu’il faudra pour que les usager.e.s puissent décider! Pour mieux connaître la problématique Linky, vous pouvez visionner la conférence sur les compteurs Linky a été organisé l’été 2017 lors des amphis d’été de la France insoumise. Ou celle organisé par le groupe d’action des radis bèglais insoumis dans ma circonscription avec Stéphane Lhomme à l’automne 2017.

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Soutenons les Kurdes

Loïc Prud'homme 20/03/2018

Trois membres du centre de la communauté démocratique Kurde de Bordeaux sont venu.e.s à la permanence il y a quelques jours pour m’alerter sur le massacre en cours alors à Afrin. Depuis, l’armée turque s’est emparée de la ville et le président turc, Erdogan annonce vouloir continuer son incursion en Syrie et s’emparer d’autres villes telles que Manjib, Kobané ou Kamechliyé.

Le gouvernement français doit intervenir auprès d’Erdogan afin qu’il cesse sa politique de terreur.

Je vous appelle tous et toutes à venir soutenir les Kurdes lors du meeting unitaire du 27 mars à 19h30 à l’Athénée municipal.

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Retour sur la mobilisation du 8 mars

Loïc Prud'homme 08/03/2018

Alors que l’égalité Femme-Homme est toujours un but à atteindre, la mobilisation pour la journée du 8 mars, journée de lutte pour les droits de femmes a tout son sens. C’est pourquoi j’ai participé à la grande chaîne humaine le mardi 8 mars à Bordeaux organisée par le collectif bordelais pour les droits des femmes.

Non, l’égalité n’est pas encore atteinte. Et oui, il faut encore se mobiliser.

Les femmes gagnent encore en moyenne 25%, et le gouvernement ne souhaite visiblement pas faire évoluer les choses. Je m’opposerai toujours à ce que les Femmes soient vues et utilisées comme une variable d’ajustement économique.

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Bassines ? Non merci !

Loïc Prud'homme 07/03/2018

Invité par le collectif Bassines non merci!, j’étais le dimanche 4 mars à Mauzé-sur-le-mignon à la marche des Pigouilles.

Des bassines au service d’une agriculture dépassée

Le projet en cours consiste en la réalisation du creusement de 19 bassines destinées au stockage de 9 Millions de m3 d’eau pour l’irrigation agricole. Il est prévu de pomper de l’eau en hiver dans la nappe phréatique afin de la stocker dans des réserves – abusivement – appelées de substitution. Ces réserves vont servir à augmenter la capacité d’irrigation estivale de quelques agriculteurs producteurs de maïs, de semences et de légumes industriels.

Ne nous trompons pas, il ne s’agit en aucun cas d’un projet de substitution des pompages estivaux dans les rivières par une irrigation en provenance des bassines. Les pompages estivaux continueront pour 7,3 Millions de m3 d’eau contre 10,5 Millions de m3 d’eau en moyenne ces 10 dernières années. Les bassines existantes et en projets ajouteront à ce prélèvement quasiment 11 Millions de m3. Les prélèvements annuels vont donc passer de 12,5 actuellement à 18 Millions de m3 ! Même l’Agence Régionale de Santé ne s’y est pas trompée et dénonce cette augmentation des prélèvements !

Ce modèle agricole est dépassé. Nous savons tous pourtant qu’il est temps d’économiser l’eau au regard du changement climatique qui nous prévoit des étés de plus en plus chaud.

Nous savons que ces derniers hivers n’ont pas été assez pluvieux et qu’il est difficile pour les nappes phréatiques de se remplir comme il le faudrait pour notre consommation d’eau.

Il n’est pas sain, dans un territoire déjà en déficit, de mettre en place en hiver, les conditions qui accentuerons la pénurie en été.

Non à la mise en concurrence des différents besoins en eau !

Il n’est pas bon de mettre en concurrence les différents besoins d’accès à l’eau, que ce soit pour la boire ou que ce soit pour cultiver. Et que dire de l’accaparement par un petit nombre d’agriculteurs de plus de la moitié du prélèvement annuel d’eau destiné au secteur agricole ?! Ce n’est pas cette vision du monde que nous défendons à la France insoumise.

Nous ne sommes pas des utopistes, nous sommes rationnels. Je ne prétends pas qu’il faille arrêter toute irrigation. L’irrigation est bien entendu nécessaire pour la production agricole. Mais de quelle production agricole parlons-nous ? Est-ce bien raisonnable de produire du maïs ultra-irrigué, alors qu’à deux pas des Deux-Sèvres, dans le département de la Dordogne, les camarades d’agroBio Périgord sélectionnent des semences paysannes nécessitant une irrigation très mesurée ? Voire pas d’irrigation du tout.

Nous n’avons pas besoin d’une agriculture intensive gourmande en eau et en intrant chimique. Ce dont nous avons besoin c’est du développement d’une agriculture biologique de proximité et à taille humaine pour répondre à la demande grandissante.

Le vieux modèle productiviste de celui des bassines est celui d’un autre temps.

Oui à la sauvegarde de la biodiversité !

Ce projet de bassines est bien le symbole de la mise en concurrence des territoires. Les pompages pour remplir en hiver les bassines des Deux-Sèvres, de la Charente et de la Vienne, vont impacter la nappe phréatique commune partagée par tous ces départements. Cette nappe est celle qui alimente le marais poitevin.

La bonne santé de ce lieu de biodiversité, deuxième zone humide de France, dépend de la hauteur de la nappe. Le sur-captage de l’eau lié aux pompages hivernaux pour remplir les bassines va-t-il signer l’arrêt de mort de ce joyau de cohabitation entre une zone humide et des zones agricoles qu’est le marais poitevin ?

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Surpopulation alarmante au centre pénitentiaire de Gradignan

Loïc Prud'homme 19/12/2017

J’ai fait usage le 27 novembre dernier de mon droit de visite pour me rendre au Centre Pénitentiaire de Gradignan. J’ai pu visiter les quartiers de la maison d’arrêt pour majeurs, les ateliers de travail et de formation, la cour de promenade des femmes, et le quartier disciplinaire.

La maison d’arrêt accueille les personnes en attente du jugement définitif (prévenus) ainsi que les condamnés à des courtes peines, moins de deux ans, qui ne sont pas placées en centre de détention. Dans les faits, des détenus condamnés à des peines de plus de 2 ans attendent pendant des années leur transfert vers des centres de détention. Les durées d’attentes moyennes des prévenus sont de 5 ans (criminelle) et 1 an (correctionnelle). Ces délais entraînent une surpopulation qui est depuis des années une habitude à Gradignan.

La maison d’arrêt a une capacité d‘hébergement de 450 places mais 707 personnes y sont aujourd’hui incarcérées son taux d’occupation est donc de 200%. Cette surpopulation carcérale, entraîne des « triplements » réguliers dans les cellules, avec matelas au sol dans les quartiers hommes et femmes mais aussi dans celui réservé aux mineurs. Cette situation complique le travail du personnel et de l’administration pénitentiaire qui se retrouvent en sous-effectif, 20 postes supplémentaires seraient aujourd’hui nécessaires selon les syndicats.

Pour les personnes incarcérées, la promiscuité augmente les risques de récidive. A cela, s’ajoute la vétusté des bâtiments construits en 1967. Des travaux sont prévus jusqu’en 2024 pour construire un nouveau bâtiment et augmenter le nombre de places mais au vu de la situation actuelle, la prison sera toujours en situation de surpopulation. Le directeur a tenu à démarrer la visite par l’atelier. Les ateliers sont mixtes, la durée du travail est de 5h par jour pour 70 détenus. Ils sont payés au smic carcéral, c’est-à-dire 4,39 euros de l’heure. pour selon les mots du directeur “être concurrentiels avec les chinois”. Les tâches consistent à trier des fils électriques, monter des tableaux électriques ou faire des travaux de couture.

La maison d’arrêt compte également un quartier d’aménagement des peines et de semi-liberté, pour les condamnés a des peines de moins de 2 ans. La possibilité d’aménagement des peines est aujourd’hui automatique pour les peines courtes, cela permet d’éviter la surpopulation et de donner plus de sens à la peine en diminuant les risques de récidives.

Hélas, le projet présenté par la Garde des Sceaux pour « transformer la justice » prend le contre-pied du bon sens et des études déjà menées en raccourcissant la durée des condamnations éligibles à l’aménagement des peines, sans se soucier des situations déjà explosives dans les maisons d’arrêt. Il devient urgent de sortir d’une logique de tout carcéral en favorisant les peines alternatives pour les condamnations de courtes durées. C’est une question de volonté politique : la recherche de l’intérêt général doit nous pousser à réfléchir au sens de la peine pour limiter les taux d’occupation dans les prisons mais surtout pour éviter la récidive.

Loïc Prud'homme est député France Insoumise de la Gironde pour les communes de Bègles, Bordeaux Sud, Talence et Villenave-d'Ornon. Résolument engagé en faveur de la règle verte et de la transition écologique de notre société il siège à l'Assemblée nationale au sein de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire. Retrouvez sur ce site internet son travail dans l'hémicycle et en circonscription en faveur des services publics, de l'emploi local, de la justice sociale et de la transition écologique.

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