Alain Juppé quitte Bordeaux : chaises musicales, égos et succession(s)

Chaises musicales, égos et succession(s) factices

Depuis l’annonce du départ d’Alain Juppé de la Mairie de Bordeaux le microcosme politique municipal et métropolitain s’agite. Le jeu des chaises musicales a commencé, à la mairie comme à la Métropole sur fond d’egos déçus de celles et ceux qui lorgnent sur les places.

Passons sur cette nomination au Conseil Constitutionnel : cette majorité n’en finit pas de nous étonner par son agilité d’esprit. Oublier le parcours judiciaire du meilleur d’entre eux, et lire Richard Ferrand, président de l’Assemblée Nationale qui ose : ” M. Alain Juppé est un homme d’État, fort d’une expérience de la décision publique, qui saura avec une véritable exigence républicaine garantir le respect des principes et des règles fondamentales de la Constitution de la République”.

Ici il nous laisse Neuilly sur Garonne, son immobilier inaccessible, des gens centrifugés de la ville et une rocade bouchée du matin au soir. Et des dettes (mal) planquées sous le tapis.
Un visionnaire de l’aménagement du territoire et de l’Egalité.

Mais revenons à nos bataille d’égos, qui a déjà fait sa première victime en moins de 24h : Virginie Calmels qui se voyait déjà, en haut de l’affiche (© Aznavour ) ,quitte la vie politique. Bon vent.
Car oui il ne s’agit pour l’instant que d’une histoire d’ambitions personnelles. Il n’est à aucun moment question de politique, notamment au sujet de Bordeaux Métropole et de ses choix.

 

La Métropole et la cogestion

En effet toutes ces belles personnes s’accordent sur la cogestion, sorte de consensus technocratique qui annihile toute possibilité de pensée alternative: quelque soit l’étiquette politique tout le monde vote le budget. Les convictions et la cohérence balayées, le vote des citoyens sans effet.
Ne rêvez pas de débats sur la gestion municipale de l’eau, sur des transports urbains gratuits (ou sans billetterie), sur la Métropole millionnaire qui expulse les classes populaires en grande périphérie et creuse les inégalités dans la ville même.
Ne pensez pas un instant que l’on vous parle de “droit à la ville” du côté d’Euratlantique, des partenariats public-privé (le public finance, le privé ramasse la mise) du “Mammouth”-Atlantique ou du pôle privé de santé de Bagatelle avec caution financière (illégale) de la Métropole.

A l’instar du maire de Mérignac Alain Anziani (PS) qui chante les louanges de Juppé et de la cogestion aucun de ces décideurs ne souhaite infléchir la direction d’une Métropole lancée avec une grande inertie sur les rails de l’illusion libérale et de son bilan.
Il est temps qu’un vent d’insoumission souffle sur la “belle endormie” pour proposer une autre trajectoire et enfin basculer les aiguillages vers une transition sociale et écologique pour les 28 communes de la métropole : aménagement du territoire et révision des plans de déplacement, reconquête d’espaces pour la production agricole notamment maraîchère, attention portée à l’environnement et à la végétalisation (et aux marronniers !) pour lutter contre les îlots de chaleur urbains, lutte contre le recul des services publics et développement économique qui profite à toutes et tous.

La cogestion est une illusion techno-démocratique qui invalide aujourd’hui toute tentative de choisir. Quelque soit votre vote rien ne changera avec ces gens là. Et les mêmes de s’étonner de l’abstention massive aux élections successives et in-fine de la colère des gilets jaunes qui réclament de façon prioritaire la ré-appropriation démocratique des choix politiques qui sont fait en leur nom, mais contre eux et l’intérêt général.

En tout cas il est une certitude pour la France Insoumise : en 2020 nos candidat-e-s et nos élu-e-s municipaux comme métropolitain-e-s porteront un autre message : voter insoumis aura un effet sur les choix politiques et un impact sur la vie quotidienne des bordelais-e-s et des habitant-e-s de toutes les autres communes de la métropole. Enfin !

CONTAMINATION AU CHLORDECONE : MACRON A ENCORE MENTI !

Septembre 2018 : Lors d’un déplacement en Martinique Macron annonce vouloir aller vers le 0 Chlordécone dans l’alimentation.

4 mois plus tard un arrêté interministériel supprime les limites maximales de résidus de ce pesticide dans les aliments.

Cette décision est une pure folie, un permis d’empoisonner alors que le chlordécone a ravagé les terres et provoqué un scandale sanitaire aux Antilles !

 

🔴 Observatoire des pesticides “Macron ne veut absolument rien changer à ce modèle”

Avec Sylvie, secrétaire de l’association “Alerte aux Pesticides en Haute Gironde” nous avons fait un point sur le monde merveilleux des CMR et autres neurotoxiques :

➡ Collège de Parempuyre : les élèves l’ont échappé belle !

➡ Dès qu’il s’agit d’interdire des substances dangereuses au détriment des industriels le principe de précaution est envoyé aux oubliettes.

➡ Énorme surprise : Macron recule (encore) la sortie du #glyphosate

 

 

Ce lundi j’ai ri (jaune)

Ce lundi j’ai ri (jaune)

Au lendemain de l’Acte X des gilets jaunes à nouveau très suivi dans les rues de Bordeaux, les titres qui défilent en boucle dans les radios du matin annoncent que désormais 26 milliardaires détiennent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de l’Humanité (source : étude OXFAM).

En creusant un peu j’apprends que ces cravatés et parfumés empochent 2,5 milliards d’euros supplémentaires chaque jour par rapport à l’année dernière.

Dans le même temps, Emmanuel Macron essaye d’éteindre l’incendie social en distribuant quelques centaines d’euros de prime par ci par là et demande aux français de débattre sur la suppression de services publics ou la couleur du papier peint.

J’ai cherché dans sa lettre aux français : pas de trace de milliardaires, pas de mention du CAC 40 ni de l’évasion fiscale pratiquée à l’échelle industrielle.

Pour trouver des milliardaires il fallait être lundi au château de Versailles, les patrons d’Amazone, Facebook, Pepsi, Uber et autres bienfaiteurs y étaient invités autour du Chef de l’Etat pour la deuxième édition du sommet “Choose France”.

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