"Là où s'abat le Découragement s'élève la victoire des Persévérants"
Thomas Sankara 1949-1987

Verallia: les licenciements pour gaver les actionnaires, ça suffit!

Près de chez vous
Loïc Prud'homme 28/11/2020

J'étais présent vendredi 27 novembre à Cognac pour rencontrer les salarié.e.s en grève de VERALLIA

Les 80 salarié.e.s de l'usine qui fabrique des contenants en verre depuis 1963 dans le Cognacais ont commencé à recevoir cette semaine leurs lettres de licenciement. La direction qui a entamé à marche forcée une restructuration du site est responsable du désespoir qui a poussé un salarié a tenté de mettre fin à ses jours.

A t-on affaire à une entreprise en faillite? Pas du tout, 100 millions de dividendes ont été versés aux actionnaires cette année, le fond vautour APPOLO propriétaire de VERALLIA a tellement d'argent qu'il se sent obligé de les cacher dans les paradis fiscaux: 559 millions d'euros se seraient envolés via des pratiques d'évasions fiscale illégales.

Pourtant, la fabrique des contenants en verre répond à une vraie demande tournée vers la transition écologique, c'est aussi un enjeu de souveraineté économique, nombre de producteurs de vins sont dépendants de l'étranger pour la fabrication des bouteilles.Loïc Prud'homme sera vendredi midi sur place pour soutenir les salarié.e.s et porter leur demande : la suspension sans délai du plan de restructuration et des licenciements prévus!

Horaire de permanence du député et de son équipe

Près de chez vous
Loïc Prud'homme 20/11/2020

RDV avec les attachées parlementaires

En raison de la situation sanitaire, et afin de permettre aux attachées parlementaires de télétravailler, l'accueil du public à la permanence se fera uniquement sur rendez-vous. Des entretiens téléphoniques sont également possibles.

Rencontrer son député

Les premiers vendredis du mois, la permanence sera ouverte sans rdv et vous pourrez venir échanger avec le député de 14h à 19h. La prochaine date sera le 8 janvier.

Loïc Prud'homme viendra à votre rencontre lors de son tour de la circonscription au mois de janvier, toutes les dates sont à retrouver ici :

Des enseignants en plus pour une meilleure école!

Près de chez vous
Loïc Prud'homme 08/10/2020

Plus d’élèves, moins de profs et une gestion catastrophique de la crise sanitaire: la discontinuité pédagogique continue

Cette rentrée 2020, que beaucoup appréhendaient, au vu du contexte sanitaire et des cafouillages de ces derniers mois concernant les directives données par le Ministère de l’Education Nationale, a pointé les négligences de ce gouvernement pour l’éducation de nos enfants. J’ai été contactés par plusieurs syndicats de professeurs nous alertant de la situation de l’enseignement secondaire et primaire dans l’Académie de Bordeaux. Ce constat peut être généralisé à l’ensemble du territoire. J’ai donc décidé d’interpeller Jean-Michel Blanquer par l’intermédiaire d’une question écrite sur la faiblesse de ses propositions dans son projet de loi finances 2021, et de lui rappeler au passage la réalité et la gravité de la situation des élèves et des professeurs en cette rentrée.

Un manque criant de personnel enseignant

Dans une grande majorité des académies de France, malgré une démographie croissante, le nombre de nouveaux recrutements est en nombre insuffisant au vu du besoin. Par exemple, dans l'Académie de Bordeaux, pour un besoin de 500 nouveaux postes, seuls 70 ont été ouverts. La stratégie actuelle d'ajout d'heures supplémentaires aux professeurs en poste plutôt que le recrutement de nouveaux n'est pas tenable, le projet de loi finances 2021 prend pourtant cette direction. Ce même projet de loi indique que “l’Etat investit plus que jamais dans le sport” mais la base du sport, l'Éducation Physique et Sportive est la grande oubliée des mesures, la situation est très critique: il manque de nombreux postes dans cette discipline clé pour le bon développement de notre jeunesse malgré un nombre de candidats au CAPES toujours plus élevé. A ce manque de professeurs, clé de voûte de l'Education Nationale, s'ajoute les difficultés liées à la réforme du bac mise en place au lycée. En raison de la suppression des filières et de leur remplacement par des groupes d'options, l’organisation des nouveaux emplois du temps aggrave la pénurie car elle est faite sans renforcement ni des effectifs de professeurs, ni des moyens pédagogiques. Les conditions de travail du personnel enseignant et des élèves en sont fortement impactées. Ce même projet de loi de finances 2021 oublie très largement l'enseignement secondaire et les fonds accordés au primaire sont loin d’être suffisants. Enfin, le potentiel de remplacement est par ailleurs épuisé dans de nombreuses académies dans le primaire comme dans le secondaire. Des classes se retrouvent parfois plusieurs semaines sans professeurs, dont l'absence croît pourtant avec la pandémie de COVID 19.

La gestion catastrophique de la crise de COVID-19 dans les établissements scolaires

En ce qui concerne plus spécifiquement les mesures prises à la suite de la situation inédite à laquelle nous faisons fasse en raison de l’épidémie de Covid 19, de graves dysfonctionnements pénalisent les enseignants et les élèves. Outre le manque d'applicabilité au terrain dans les directives communiquées aux enseignants il y a un manque criant de moyens octroyés pour cette situation exceptionnelle. D’un point de vue de l’hygiène, le gel hydroalcoolique ne faisant pas parti du protocole mis en place par le ministère de l’éducation Nationale, il n’est pas présent dans les établissements, où le lavage des mains est préconisé sans toutefois s’assurer que le savon et les sanitaires sont disponibles en quantité suffisante. Dans l'enseignement secondaire le volume d'horaires supplémentaires qui a été accordé est ridicule rapporté au nombre d'élèves : cela revient à accorder une petite dizaine de minutes à chacun d'entre eux pour compenser des mois de discontinuité pédagogique. Le double système d'enseignement distanciel / présentiel mis en place à ce jour représente une double charge de travail pour les professeurs qui demandent le recrutement d'enseignants supplémentaires pour gérer les cours en distanciel. Dans l'enseignement primaire, le test de positionnement semble totalement déconnecté du niveau des élèves et des réalités qu'ils ont vécues et de ce qu'ils ont pu apprendre durant le confinement. De plus, aucun temps supplémentaire n'a été accordé aux enseignants pour leur permettre de faire face à cette situation inédite qui a remis en cause toute leur manière d'enseigner.

Devant l'ampleur de la dégradation de l'enseignement primaire et secondaire en France ces derniers mois nous lui demandons d'augmenter en conséquence les moyens humains et financiers pour que les professeurs soient en mesure de faire leur travail dans des conditions décentes et que les élèves puissent recevoir un enseignement digne de ce nom.

Retrouver ma question écrite sur le site de l'Assemblée nationale.

A votre rencontre en septembre

Près de chez vous
Loïc Prud'homme 01/09/2020

Je serai près de chez vous

Talence et Villenave d'Ornon

mercredi 2 septembre à Talence Marché à Forum 10h-12h

vendredi 4 septembre à Villenave d'Ornon Quartier du Bocage 17h-19h

samedi 5 septembre à Villenave d'Ornon Sarcignan 10h-12h

dimanche 6 septembre à Villenave d'Ornon Lidl de Chambéry 10h-12h

Bègles et Bordeaux

mercredi 9 septembre à Bègles Marché du Cours Victor Hugo 10h-12h

vendredi 11 septembre à Bordeaux Place Ferdinand Buisson 15h30-17h30

dimanche 13 septembre à Bordeaux aux Capu 10h-12h

A la permanence parlementaire 281 route de Toulouse

Sur RDV avec mon équipe Téléphone 05.57.93.51.42

Retour sur mon rendez-vous avec le directeur Académique en Gironde !

Loïc Prud'homme 15/02/2021
Près de chez vous

Pour la rentrée 2021, dans le secondaire, on ne créé pas de poste mais on force les enseignant.e.s à faire des heures supplémentaires dans d'autres établissements pour compenser. Et bien sûr la communication officielle c'est qu'on crée des postes. Malin.

Un entretien vraiment édifiant puisque j'ai pu y apprendre que les moyens dans l'éducation nationale "c'est pas ça qui compte" et qu'il est tout à fait possible de faire mieux avec moins, il suffit que les enseignant.e.s se forment et y mettent de la bonne volonté.

Me voilà rassuré, tout va bien dans l'éducation nationale, que les prof, parents et élèves qui subissent le manque de moyens au quotidien arrêtent de s'inventer des problèmes ! (humour noir)

L'usage des pesticides a augmenté de 25% en 10 ans !

Loïc Prud'homme 09/02/2021
Assemblée nationale

Pesticides : échec d’un État sans projet pour son agriculture et ses agriculteurs

Ce mardi les associations FNH et BASIC dévoilent dans une enquête le fiasco de la réduction de l’utilisation des pesticides, faute de politiques publiques permettant d’accompagner les agriculteurs vers des pratiques vertueuses !!

Plans Ecophyto, Ecophyto 2 et Ecophyto 2+, les précédents affichages gouvernementaux d’horizons fantasmés à coup d’engagements volontaires n’ont abouti qu’à une augmentation de +25 % au lieu des -50 % visés. Dans leurs sillages cette enquête révèle l’absence de mobilisation de l’État dans une politique d’accompagnement à la transition urgente de notre système de production alimentaire.

Le rapport révèle qu'une poignée d'exploitations sont responsables d'une augmentation de 25% de l'usage des pesticides entre 2008 et 2018. Dans le détail, la chaîne alimentaire perçoit 23,2 milliards d’euros par an de fonds publics. D'après ce rapport, seul 1% sont efficaces. Il s'agit des aides au bio et de certaines mesures agro-environnementales.

Les milliards d’euros versés par la PAC et les financements nationaux servent essentiellement à faire perdurer les modes de production les moins durables, produisant des produits de faible qualité et entraînant des dégâts environnementaux et sanitaires immenses.

Comme le défend la France Insoumise depuis plusieurs années dans son programme et dans les amendements portés à l’Assemblée Nationale il est temps que la France se dote d’une politique claire et structurante autour de la production alimentaire et des acteurs principaux de celle-ci, nos paysan-nes !

Je demande donc une énième fois , à l’occasion de ce rapport, que le Plan Stratégique National (PSN) exigé par la PAC soit enfin débattu au parlement !

Permanence Parlementaire

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SDHI : les pesticides poisons qu’il faut interdire !

Assemblée nationale
Loïc Prud'homme 17/09/2019

L’utilisation à grande échelle des pesticides SDHI présente de grands risques pour la santé humaine. L’agence publique censée protéger l’environnement et la santé devrait appliquer le principe de précaution ET interdire ces pesticides mais les pouvoirs publics s’en remettent aux multinationales qui produisent à la fois les molécules et les études censées les évaluer ! Suivant les alertes récurrentes de scientifiques reconnus, je demande leur interdiction ! Retrouvez mon intervention ce 17 septembre à l’Assemblée !

Par ailleurs, comme la loi l’y oblige, le gouvernement a ouvert une consultation publique sur son projet d’arrêté relatif à l’utilisation des pesticides près des habitations.

Le gouvernement propose 10 mètres seulement de zone sans traitement par des pesticides les plus dangereux (Cancérogènes, Mutagènes ou Reprotoxiques [CMR] ou Perturbateurs Endocriniens [PE]).

C’est bien trop faible. Faisons entendre notre voix !

Pour une transition écologique populaire !

Assemblée nationale
Loïc Prud'homme 10/04/2019

J’étais, en ce début du mois d’avril, à l’Assemblée Nationale pour défendre un autre modèle de transports, en phase avec la planification écologique. En effet, une politique de transports doit répondre aux besoins de l’ensemble de la population et ce , dans tous les territoires urbains, périurbains et ruraux. Elle doit également correspondre à des critères écologiques afin de remédier à la pollution constante du transports de marchandises par exemple.

La transition écologique sera populaire ou ne sera pas !

Retrouvez mon intervention en intégralité ci-dessous ⬇️

“Les casseurs on les connaît, ils sont au Gouvernement !”

Près de chez vous
Loïc Prud'homme 19/03/2019

Pour un logement universel et durable !

Assemblée nationale
Loïc Prud'homme 06/11/2018

Notre projet : garantir le droit au logement digne !

A l’Assemblée nationale, je me bats pour éteindre la crise généralisée du logement, une crise qui nuit fortement aux conditions d’une vie digne. Le logement permet de fixer la base dans laquelle nous pouvons projeter l’ensemble des dimensions de notre vie, dans laquelle nous pouvons jouir de la santé et du bien-être tout en offrant un espace protégé dans lequel nos enfants s’épanouissent. Voici plusieurs intervention autour de cette lutte pour le droit au logement.

Appliquons le droit au logement plutôt que d’expulser !

J’avais dénoncé les intolérables expulsions avant la trêve hivernale en novembre 2017 et cela a malheureusement repris de la même manière cette année avec l’expulsion de Drita qui a travaillé bénévolement pour l’Etat pendant 4 ans et les expulsions massives de la cité Maurice Thorez de ces derniers jours.

En juin dernier, en plein débat sur les expulsions de squat je suis intervenu à la tribune de l’Assemblée nationale. J’avais rappelé que 2 000 personnes dorment dehors toute l’année dans les rues de Bordeaux alors qu’on recense 20 000 logements vides dans la Métropole. Il est d’abord urgent de faire appliquer le droit au logement plutôt que de faciliter les expulsions.

J’avais d’ailleurs formulé une question écrite à Gérard Collomb, alors Ministre de l’intérieur, sur les graves manquements à la loi et au respect des accords internationaux dans le traitement des personnes en demande d’asile ou de titre de séjour.

Les temps d’attente pour obtenir le récépissé excèdent dans la majorité des cas les 10 jours maximums prévus par la loi. Dans l’attente, les personnes restent sans ressource ni hébergement. Elles rejoignent la centaine de familles qui dorment aujourd’hui dans les rues de Bordeaux. pourtant l’article L. 345-2-2 du code de l’action sociale et des familles stipule que

« toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence »

L’État est donc hors-la-loi et les conséquences en sont dramatiques.

À Bordeaux, mais aussi Paris ou Calais, consigne est donnée aux forces de l’ordre de détruire les campements de fortune pour éviter toute reformation : tentes lacérées, affaires personnelles jetées, dans la plupart des cas sans aucune solution de relogement. L’État encore une fois, est hors-la-loi.

A ce jour, près d’un an après avoir posé ma question, je n’ai toujours pas reçu de réponse de la part du ministre de l’intérieur.

Menaces sur le mouvement HLM : pour une vraie politique du logement, juste, ambitieuse et solidaire

En janvier dernier, j’avais interpellé le gouvernement sur sa volonté de casser le mouvement HLM en lui retirant plus de 1,5 milliards d’euros.

Les conséquences catastrophiques de cette décision seront payées par les plus modestes : moins d’entretien, moins de rénovation, moins de construction de logements sociaux alors que le pays en a un besoin urgent. En Nouvelle-Aquitaine, 3500 logements ne seront pas construits et 6600 ne seront pas réalisés alors qu’ils auraient dû l’être cette année.

L’accord trouvé avec les seuls bailleurs privés, proches du MEDEF, vise à mettre en difficulté les offices publics pour les faire disparaître au profits de plus grandes structures privées au détriment des ménages les plus modestes et de la relation de proximité avec les habitants. Pour dénoncer cela, je suis intervenu dans l’hémicycle ainsi qu’avec une question écrite au gouvernement afin de dénoncer ces pratiques qui menacent directement le mouvement HLM. La encore, plusieurs mois après avoir posé ma question, je n’ai toujours pas de réponse.

Mobiliser le parc privé pour les besoins prioritaires

Il est nécessaire que la puissance publique régule fortement le parc privé. Ceci passe par l’encadrement des prix et des logements vacants, le tout s’inscrivant dans la lutte contre la spéculation immobilier. A ce sujet, je posais une question écrite au gouvernement concernant le développement problématique des plateformes de location de logements en ligne. En effet à Bordeaux, selon les derniers chiffres de l’Observatoire Airbnb, le nombre d’offres a augmenté de 62,5 % en 6 mois, de mars à septembre 2017.

Cette augmentation fait suite à une série de hausses tout aussi spectaculaires : + 200 % en 2014, + 100 % en 2015 et 2016. Sur les 150 000 logements que compte la ville de Bordeaux, 10 700 sont proposés sur la plateforme. Cela constitue une énorme pression à la hausse sur les loyers et participe à ce que Bordeaux soit devenue la deuxième ville la plus chère de France derrière Paris. Elle est aussi deuxième, juste derrière la capitale, pour le nombre de locations Airbnb. Les agences immobilières constatent d’ailleurs cette année une baisse de 10 % à 20 % de leur activité locative. Dans ces conditions, les premiers exposés sont les ménages les plus précaires. En effet, 7 biens sur 10 proposés sur Airbnb sont des petites surfaces, de type T1 ou T2, surtout recherchés par les étudiants, les jeunes travailleurs ou les parents isolés.

La ville de Bordeaux a annoncé sa volonté d’encadrer cette pratique et a dédié 4 agents au contrôle. Les 6 premiers mois ils n’ont évidemment pu contrôler que 298 logements. Les particuliers qui louent leur bien sur des plate-formes en ligne devront se déclarer auprès de la municipalité et ne pourront excéder 120 jours de location par an. Cette mesure est déjà en vigueur a Paris et n’a eu que très peu d’effets, puisque l’offre sur Airbnb y a augmenté de 53 % en 2017. J’ai donc demander au gouvernement quels mesures comptait-il prendre pour encadrer strictement cette pratique, empêcher que des investisseurs peu scrupuleux s’y consacrent et, plus généralement, enrayer l’explosion des loyers dans certaines grandes métropoles.

Mon combat contre les pratiques dangereuses d’Airbnb à l’Assemblée ne s’arrête pas là ! Parce que la garantie d’un logement digne passe par la nécessaire régulation du parc privé par la puissance publique, j’interrogeais le gouvernement en novembre 2017 sur l’incitation à la fraude fiscale exercé par la plateforme de location. En effet, l’opinion publique est au fait de ses stratégies « d’optimisation fiscale » ; la société n’a payé que 92,944 euros d’impôts en France en 2016 sur ses bénéfices.

Cette société ne se contente pas d’user de contournements pour éviter de participer aux dépenses de l’État via l’impôt. Elle organise la fraude fiscale des loueurs de biens en proposant de leur verser les montants des locations sur des cartes de crédits Mastercard émises depuis Gibraltar. Ces cartes ne sont pas traçables par l’administration fiscale française et l’argent qui s’y trouve échappe aux impôts. La fraude fiscale est un vol puni par la loi. Je lui demandais alors quelles mesures le gouvernement allait-il prendre pour faire cesser ces fraudes fiscales massives et ce qu’allait-il faire pour recouvrer les sommes non-perçues par l’État. En effet, la garantie d’un logement digne

Les étudiants doivent pouvoir se loger dignement !

La destruction de l’Université frappe durement les étudiants. En effet, la loi ORE marque le désengagement de l’état au profit d’une marchandisation du savoir et s’inscrit dans la continuité d’une politique de sous-investissement. Celle-ci se traduit par un service de bourse dégradé et un manque de logements étudiants décents. A ce sujet, j’interrogeais Mme la ministre de l’enseignement supérieur sur cette la pénurie de logements qui touche de plein fouet les étudiants. En effet, chaque année, près de 45 000 étudiants supplémentaires viennent grossir les effectifs de l’enseignement supérieur. Pour les absorber, il faudrait construire au moins une université tous les ans. Dans le même temps, l’offre de logements dédiés n’a pas suivie, tant en terme de rénovation qu’en terme de création. D’autant que le parc privé devient toujours plus inaccessible. Les dépenses de logement représentant déjà 53 % du budget d’un étudiant en moyenne, et bien plus dans plusieurs grandes métropoles. Dans ce contexte, la décision de baisser les aides au logement de 5 euros dès cette année, puis de 60 euros en 2018 n’aura pour seul effet qu’aggraver la situation. Un étudiant précaire est bien souvent un étudiant qui échoue dans ses études. C’est le futur du pays qui s’appauvrit matériellement et intellectuellement. À Bordeaux, de nombreux étudiants ne parviennent pas à se loger près d’un mois après la rentrée universitaire. De plus, les loyers pratiqués dans le parc privé augmentent à une vitesse vertigineuse sous l’effet de la pénurie et du développement des locations de type Airbnb.

Pour un logement accessible et de qualité

Deux millions de personnes sont forcées de vivre dans des logements de mauvaise qualité, privées de confort de base (sanitaire, chauffage, cuisine..). L problème de la précarité énergétique est très important : un ménage sur cinq déclare souffrir du froid dans son logement. Ces problèmes de qualité de logement ont des conséquences graves sur la santé. Pour protéger la santé des riverains et parce qu’il est urgent d’agir, j’ai déposé au bureau de l’assemblée nationale le 13 juin 2018 une proposition de loi protégeant la population des pesticides par l’instauration d’une zone tampon. Celle-ci s’inscrit dans cette logique de sécurisation de l’environnement du logement et de l’habitat. En effet, L’enquête HAPPI (Habitat : analyse de Pesticides dans les Poussières Intérieures) réalisée pour l’association Eva pour la vie et le Collectif Infos Médoc Pesticides a relevé la présence de pesticides Cancérogènes Mutagènes Reprotoxiques ainsi que de Perturbateurs Endocriniens dans la poussière prélevée dans une école primaire et des chambres d’enfants de villages viticoles du Médoc. Les habitations les plus contaminées sont celles qui sont le plus proche de la vigne. A l’inverse, les habitations près de vigne bio sont moins contaminées que les autres. Ainsi, la lutte pour la garantie d’un logement digne par aussi par le respect de l’environnement de ce dernier.

Enfin, avec la loi ELAN adoptée en dernière lecture à l’automne, le gouvernement a clairement confirmé la philosophie avec laquelle il souhaite diriger le pays. Celle-ci est à l’image de l’ensemble de la politique macroniste : dérégulation, privatisation et recul de la puissance publique. A ce titre, toutes les normes imposées par le législateur et qui garantissent des standards de confort, de qualité des logements construits son dans le collimateur. Je penses tout particulièrement aux personnes handicapées qui seront parmi les premières victimes de cette loi. En effet, le gouvernement a fait un immense recul en ce qui concerne l’accessibilité des logement à ces dernières : un article de cette loi réduit de 100 à 20 % la part de logements neufs accessibles aux personnes handicapées.

L’ensemble des ces situations renforces notre détermination dans la lutte pour un logement universel et durable !

Assemblée nationale

Photo de l'article Plan cancer : des trous dans la raquette !

Plan cancer : des trous dans la raquette !

Loïc Prud'homme 04/02/2021

Le Plan cancer pour la décennie 2020 vient d'être dévoilé par le président Emmanuel Macron et il se développe en 3 points: prévention, limiter les séquelles de la maladie et intensifier la lutte contre les formes de cancers aujourd'hui trop souvent incurables.

Fort bien.C'est pour moi l'occasion de pointer ce qu'il manque dans la politique de ce gouvernement pour lutter contre le cancer, et ce n'est pas anecdotique...

La Prévention

En mettant l'accent sur le tabac et la surconsommation d'alcool, Macron cible des cancers très nombreux et très meurtriers. Mais surtout il cible les cancers liés aux comportements individuels.

Pourtant, tous les cancers (loin de là!) ne sont pas dus aux comportement individuels, et ce que l'on attend d'un chef de l’État c'est aussi qu'il protège la population des cancérogènes auxquelles elle est exposée, parfois-même sans le savoir .

Je veux parler ici de l'exposition des Français et Françaises aux pesticides, via leur présence dans l'air et dans l'eau.

J'avais à ce titre déposé une proposition de loi en juin 2018 pour interdire les pesticides CMR (Cancérogènes, Mutagènes ou Reprotoxiques) et PE (Perturbateurs endocriniens) dans une zone tampon de 200 mètres autour des lieux de vie, et proposé ces dispositions dans [des amendements dans la loi pour l'équilibre commerciale des secteurs agricoles et alimentaire] (https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/1175/AN/675), courant 2018 qui ont bien entendu été rejetés par la majorité En Marche de l'Assemblée nationale.

La recherche des cancérogènes

Autre dossier sur les pesticides, l'étude de la cancérogénicité du glyphosate pour l'humain, sur lequel on attend toujours que le gouvernement réagisse face [au fiasco de l'Anses] (https://loicprudhomme.fr/article/glyphosate--les-embrouilles-continuent-) et mandate un autre organisme, pourquoi pas l'Inca, pour faire les études [comme je le lui ai demandé il y a deux semaines] (https://loicprudhomme.fr/article/lanses-le-glyphosate-et-les-embrouilles--episode-3)

Le recensement national des cancers

Saviez-vous qu'en France on est actuellement incapable de dire combien de personne sont atteintes d'un cancer pour une année donnée? Les chiffres dont nous disposons ne sont que des interpolations. Mais surtout, sans chiffres précis, impossible de trouver des lieux de concentration de cas, et donc des sources environnementales probable. J'ai alerté le ministre de la santé sur ce gros problème en lui demandant de créer un registre national des cancers. La réponse du gouvernement sur ce sujet, via Madame Bourguignon ministre en charge du handicap est qu'ils n'ont vraiment pas l'air de s'en préoccuper ... C'est sur, pour faire baisser la fièvre, autant casser le thermomètre...

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Les néonicotinoïdes, c’est non, faites-le savoir !

Loïc Prud'homme 25/01/2021

Le projet d’arrêté permettant l’utilisation des néonicotinoïdes (ces pesticides tueurs d’abeilles) dans les champs de betteraves lors de l’hiver 2021 est soumis à [consultation public jusqu’à ce soir minuit] (https://formulaires.agriculture.gouv.fr/index.php/158424?lang=fr).

Pendant ce temps, les ONG Agir pour l’Environnement et Générations futures alertent car le conseil de surveillance « néonicotinoïdes » qui s’est réuni vendredi dernier s’apprête à donner son feu vert pour la ré-autorisation des pesticides à base de néonicotinoïdes Gaucho de Bayer-Monsanto et Cruiser de Syngenta.

Les deux associations dénoncent un véritable passage en force : les documents sur lesquels se basent le conseil de surveillance pour la ré-autorisation sont approximatifs et incomplets. Scandaleux, le gouvernement qui avait promis que ces néonicotinoïdes ne seraient utilisés que dans certaines zones du pays, propose maintenant de ré-autoriser nationalement les insecticides de la famille des néonicotinoïdes, et quelle que soit la pression virale locale ! Le gouvernement va également permettre de passer outre l’interdiction des plantations qui attirent les abeilles sur un champ qui aurait eu des néonicotinoïdes auparavant. Encore une fois, ce gouvernement de menteurs nous prend pour de idiots! La couche de pseudo-peinture verte de la loi sur la ré-autorisation des néonicotinoïdes de cet automne, est déjà lessivée par les arrêtés ministériels de cet hiver.

Face à ces manœuvres pour nous refiler encore plus de néonicotinoïdes en douce, je vous propose de remplir la consultation publique pour dire tout le bien que vous pensez de ces poisons à Monsieur le Ministre de l’Agriculture Julien Denormandie.

Voir l'arrêté

-- Contribution à la consultation publique L’utilisation des néonicotinoïdes représente un danger sanitaire (développement de l’autisme, malformation cardiaque) et environnemental car ils tuent les pollinisateurs dont les abeilles. Les semences enrobées de néonicotinoïdes polluent leur environnement car seul 20 % de la substance active contenue dans l’enrobage va dans la plante, le reste va dans le sol (donc dans la poussière), et dans l’eau (donc dans les rivières et les nappes phréatiques). Concernant le point spécifique de la betterave et la filière sucre en France. La France exporte 50 % du sucre qu’elle produit, donc l’impact de la baisse de rendement dû aux pucerons de la betterave ne remet pas en cause l’autonomie alimentaire en sucre de notre pays. Par ailleurs, des alternatives à l’usage des néonicotinoïdes existent : les parcelles de petites tailles sont peu attaquées par les pucerons et ne subissent pas de perte de productivité. Cependant elles coûtent plus cher à exploiter. Pour sauver les emplois qui dépendent de la filière sucre, il serait plus avantageux de se baser sur la qualité que la quantité : payer les betteraves à un juste prix et limiter l’apport de sucre dans les préparations alimentaires réalisées par l’industrie agro-alimentaire. Je suis donc fermement opposé à ce projet d’arrêté. Loïc Prud'homme Voir l'avis

Photo de l'article L'Anses, le glyphosate et les embrouilles : épisode 3

L'Anses, le glyphosate et les embrouilles : épisode 3

Loïc Prud'homme 22/01/2021

Si vous suivez mon activité, vous savez que je suis de très près ce qui concerne le glyphosate et qu'obtenir son interdiction est pour moi un objectif impératif. Cet été, en toute discrétion, il y a eu du nouveau au sujet de l'évaluation de sa cancérogénicité, j'ai donc à nouveau interpellé le gouvernement à ce sujet.

Petit rappel:

Fin 2017 Macron promettait la sortie sous 3 ans de la France du glyphosate, mais c'était du flan. Nous sommes en 2021, et ça pulvérise toujours à qui mieux mieux dans le monde agricole non bio.

Le glyphosate est autorisé à la vente dans l'union Européenne jusque fin 2022, et la France fait partie des pays chargés de la réévaluation du glyphosate pour le compte de l'EFSA.

A ce titre, le gouvernement a demandé en mars 2018 à l'Anses, qui est l'agence qui se consacre à assurer la sécurité sanitaire des aliments pour les humains et les animaux en France, de tirer au clair la controverse sur la cancérogénicité du glyphosate, car il y a controverse sur le sujet. Pour cela les ministres de l'environnement, de la santé et de l'agriculture demandaient à l'Anses d'établir un cahier des charges pour des études scientifiques pouvant répondre à la question de la cancérogénicité du glyphosate, et de lancer un appel d'offre à partir de ce cahier des charges.

Sauf que les embrouilles ont commencé et j'ai dénoncé dans l'hémicycle ce scandale :

L'Anses avait choisi 5 scientifiques pour rédiger le cahier des charges, qui s'est avéré si restrictif que seul un seul consortium de laboratoires a pu y répondre, dirigé par la même personne qui avait rédigé le cahier des charges (et avait participé à son approbation, l'Anses ne semblant pas s'encombrer de questions déontologiques sur ce dossier)... !

L'Anses a cédé sous la pression

Les ficelles étaient trop grosses et face à la pression mise par quelques parlementaires et par la presse, l'Anses est revenu sur son choix et le consortium s'est retiré.

Sauf que les manœuvres ont repris. Le CIRC qui est le centre de recherche de cancer de l'OMS, qui avait par le passé prouvé la cancérogénicité du glyphosate et qui avait récupéré une toute petite partie de l'appel d'offre de l'Anses s'est retirée. La cause: les études devaient porter sur des échantillons fournis par les vendeurs de glyphosate et selon un protocole que les vendeurs de glyphosate auraient connu (ce qui leur aurait permis "d'adapter" les échantillons?). De plus le type d'étude demandé était identique à celles que le CIRC a déjà faites il y a quelques années, en 2015.. Dans ces conditions, le CIRC ne souhaite pas refaire les mêmes études, d'autant que depuis 2015 d'autres publications scientifiques ont confirmé ces résultats...

La faillite de l'Anses sur ce dossier

Alors qui va faire les études sur la cancérogénicité du glyphosate maintenant? Pour l'instant personne, alors que l'échéance de fin 2022 se rapproche... Je propose donc au ministre de la santé de demander à l'Inca (Institut national sur le Cancer) de reprendre le dossier, puisque l'Anses n'a pas l'air de le gérer convenablement.

Voir le PDF

crédit photo : Greenpeace

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Loïc Prud'homme

Écologiste, convaincu qu’une croissance infinie sur une planète aux ressources finies ne peut que conduire à la catastrophe, je partage la vision cohérente des progrès sociaux et environnementaux à accomplir pour aller vers le «bien vivre», contenue dans le programme L’Avenir en Commun.

Loïc Prud'homme est député France Insoumise de la Gironde pour les communes de Bègles, Bordeaux Sud, Talence et Villenave-d'Ornon. Résolument engagé en faveur de la règle verte et de la transition écologique de notre société il siège à l'Assemblée nationale au sein de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire. Retrouvez sur ce site internet son travail dans l'hémicycle et en circonscription en faveur des services publics, de l'emploi local, de la justice sociale et de la transition écologique.

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