"Là où s'abat le Découragement s'élève la victoire des Persévérants"
Thomas Sankara 1949-1987

AED : stop au mépris et à la précarité !

Près de chez vous
Loïc Prud'homme 01/04/2021

AED : stop au mépris et à la précarité !

Ces dernières semaines, les AED (Assistants d’éducation) se sont mobilisés afin d’exiger de meilleures conditions de travail : je les ai rencontrés à cette occasion. Nous nous sommes donné rendez-vous une première fois à ma permanence parlementaire le 26 février dernier où nous avons échangé sur la construction de la mobilisation tout fait exceptionnelle des AED tout en abordant les conditions toujours plus dégradées de leur travail. Puis nous nous sommes revus par la suite le 25 mars à l’occasion d’une conférence de presse, où se trouvait également plusieurs porte-paroles de la liste On est là !, dont Clémence Guetté.

Par deux fois j’ai pu discuter directement avec eux et ainsi aborder tous les problèmes auxquels ils se trouvent confrontés. Car si le statut d’AED, créé par la loi Ferry en 2003, avait pour but de moderniser l’encadrement des élèves, force est de constater qu’il les maintient plutôt dans la précarité.

La palette de compétences requises, relevant de corps de métiers différents, fait que le métier d'AED est particulièrement difficile. Or, les AED ne sont pas formés et ne peuvent donc pas acquérir ces savoir-faire spécifiques. La formation censée être obligatoire est quasi-inexistante dans les faits, les AED étant obligés de se former par eux -mêmes. De plus, celles et ceux souhaitant s’investir davantage dans ce qui est devenu un métier à part entière ne le peuvent pas du fait du renouvellement de leur contrat limité à 5 fois maximum, pour une durée totale ne pouvant excéder les 6 ans. Une fois cette dernière achevée, le savoir-faire et les compétences accumulées par les AED ne se trouvent pas valorisés du fait de leur départ.

Un des arguments récurrent en faveur du statut précaire d’AED serait que ce dernier permet de faciliter la poursuite d’études supérieures. Or, plus de la moitié des AED sont déjà diplômés, dont une bonne partie possédant une licence. Croire que le statut d’AED permet de faciliter la poursuite d’études supérieures est non seulement illusoire mais constitue en plus un gâchis de compétences. Idem pour ceux souhaitant passer les concours de la fonction publique : avec des semaines de 37 heures en moyenne voire plus, il est impossible de préparer convenablement ces concours. Tout cela sans prendre en compte les heures supplémentaires, en principe impossible, mais bien réelles, et surtout, non-rémunérées.

Ainsi, de nombreux aspects ici mentionnés du travail des AED sont illégaux mais pourtant bien réels, les AED ne pouvant refuser ou protester sous peine de ne pas voir leur contrat renouvelé, le recrutement étant discrétionnaire au chef d’établissement. Cette situation ne peut plus durer, il faut sortir les AED de l’instabilité permanente et de la précarité. C’est pourquoi j’apporte mon soutien plein et entier aux AED, qui face à cette situation intolérable se sont mobilisés pour la première fois depuis que ce statut existe. Ce soutien s'inscrit dans la continuité de mon engagement auprès d'eux puisque déjà en 2019 j'adressais une question écrite au ministre de l'Éducation nationale et de la jeunesse, M. Blanquer. La situation n'ayant pas évoluée depuis, la mobilisation et l'organisation des AED ne cesse de progresser : pour qu’ils puissent exercer pleinement leur profession et que les élèves bénéficient d’un accompagnement de qualité, il est plus que nécessaire de les soutenir aujourd'hui !

Enquête publique sur le SAGE Du Dropt

Assemblée nationale
Loïc Prud'homme 25/03/2021

Commission d'enquête sur l'alimentation industrielle: le rapport

Assemblée nationale
Loïc Prud'homme 19/03/2021

En 2018, mon groupe parlementaire avait déposé une demande auprès de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale pour la mise en place d'une commission d'enquête sur l’alimentation industrielle : qualité nutritionnelle, rôle dans l’émergence de pathologies chroniques, impact social et environnemental de sa provenance. Proposition de résolution "malbouffe"

Cette demande a été acceptée et j'ai eu l'honneur de présider cette commission d'enquête pendant 6 mois. Elle a permis d'entendre différents acteurs sur ces questions: scientifiques, industriels, associations, agences nationales, administration et agriculteurs. Commission d'enquête Malbouffe tome1

Commission d'enquête Malbouffe tome2

Le rapport a été approuvé par la commission d'enquête en septembre 2018 et il m'a permis de mettre en évidence les point suivants:

La malbouffe ce n'est pas seulement le trop gras sucré ou salé, c'est aussi la nourriture pleine d'additifs, de pesticides ou de plastique.

La malbouffe est une question majeure de santé publique car elle est l'une des principales causes d'une épidémie mondiale de maladies chroniques.

Le système agricole industriel et standardisé et la nourriture industrielle sont intriqués.

Notre alimentation est sûr mais pas forcément saine.

Les engagements volontaires des industriels sont inefficaces.

Les autocontrôles sont un échec.

La restauration collective est un bon outil local pour l'action et l’éducation à une meilleure alimentation.

Il faut mobiliser les territoires pour soutenir une alimentation saine et locale.

Mes propositions:

1- implémenter la réglementation pour encadrer les processus industriels de transformation (interdire le cracking et les processus qui produisent des composés néoformés)

2- Interdire immédiatement l’utilisation des additifs controversés et l’importation de produits en contenant, en application du principe de précaution

3-définir par la loi des objectifs quantifiés de baisse de sel (5 g/jour), sucre (25 g/jour) et acides gras saturés et trans (2,2 g/j pour les AGT) pour chaque catégorie de produits en se basant sur les recommandations de l’OMS

4- suspendre immédiatement l’autorisation de toutes les allégations nutritionnelles en attendant un cadre législatif européen (profils nutritionnels)

5-interdire la publicité alimentaire à destination des enfants

6- imposer la présence du Nutri-Score au niveau européen et élargir son information au degré de transformation et à la présence d’additifs

7- créer une structure interministérielle de coordination de la politique alimentaire, le secrétariat général de l’alimentation

8- inscrire 1 h/semaine d’éducation à la nutrition dans les programmes de la maternelle à la 3e.

9- faire du PNNS un cadre contraignant pour toute la production alimentaire nationale, et réactiver en urgence le GEM-RCN pour la restauration collective

10- généraliser sur tout le territoire, en s’appuyant sur les Projets Alimentaires Territoriaux (PAT) mieux soutenus financièrement, les pratiques agricoles et alimentaires vertueuses

Pour aller plus loin:

https://lafranceinsoumise.fr/2018/08/17/commissions-denquete-sur-lalimentation-industrielle-1-4-contributions-des-chercheurs-et-scientifiques-risque-averes-pressions-et-retour-a-la-raison/

https://lafranceinsoumise.fr/2018/08/24/commission-denquete-sur-lalimentation-industrielle-2-4-les-entreprises-de-lagroalimentaire-opacite-belles-intentions-et-aveuglement-volontaire/

https://lafranceinsoumise.fr/2018/08/31/commission-denquete-sur-lalimentation-industrielle-3-4-les-acteurs-citoyens-transparence-effet-cocktail-et-gouvernance-renforcee/

https://lafranceinsoumise.fr/2018/09/11/commission-denquete-sur-lalimentation-industrielle-4-4-les-institutions-publiques-demeler-coordonner-renforcer/

Question écrite: OGM nouvelle technologie (NBT)

Assemblée nationale
Loïc Prud'homme 07/03/2021

Comme vous le savez, la culture des OGM n'est pas autorisés en France depuis 2008...

Sauf que de petits malins essayent de contourner la réglementation en faisant passer des vessies pour des lanternes à savoir des organisme OGM obtenus avec de "Nouvelles techniques de sélection végétale" ou "New Breeding Techniques (NBT)" ne serait pas des plantes ne relevant des OGM.

Pourtant les NBT sont bien de nouveaux OGM avec les mêmes risques que pour les OGM d'après le comité consultatif commun d'éthique de l'INRA, CIRAD et d'Ifremer sont "environnementaux, sanitaires, agricoles, économiques, sociaux et politiques". La différence avec les OGM classique, c'est que les NBT ne sont pas obtenus en incluant un ADN étranger dans la plante, mais le génome est édité en utilisant des "nouvelles techniques" comme CRISPR-Cas9 par exemple afin d'inactiver un gène, le modifier ou en insérer un nouveau.

Que dis l'Union Européenne?

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé en 2018 que ces nouveaux OGM devaient être soumis aux mêmes règles que les OGM.

Que fait la France?

Le Gouvernement n'a toujours pas publié le décret et les arrêtés devant définir le statut de ces nouveaux OGM au niveau national, comme lui a pourtant demandé de le faire le Conseil d'État.

Mon action

Je suis de très près ce dossier. Membre de l'Office Parlementaire de l’Évaluation des Choix Scientifiques et Techniques, je suis rapporteur d'auditions sur ce sujet qui vont se tenir mi-mars 2021 et je serai vigilant sur la teneur et l'orientation des échanges. https://www2.assemblee-nationale.fr/15/les-delegations-comite-et-office-parlementaire/office-parlementaire-d-evaluation-des-choix-scientifiques-et-technologiques/(block)/24971

J'ai également interpelé le Gouvernement pour qu'il fasse enfin appliquer la demande du Conseil d'État en publiant le décret et les arrêtés devant définir le statut de ces nouveaux OGM.

HLM : des loyers toujours plus élevés !

Près de chez vous
Loïc Prud'homme 22/02/2021

Malgré la situation sanitaire toujours plus préoccupante, le contexte économique qui se dégrade et les conditions de vie toujours plus difficiles, les loyers des HLM continuent pourtant d’augmenter !

J’ai été alerté par un habitant de ma circonscription sur l’augmentation de son loyer. Cette augmentation bien que scandaleuse, est pourtant prévue et encadrée par la loi. Ainsi, l’article L353-14 du code de la construction et de l’habitation prévoit l’augmentation du montant du loyer du bail en cours, mais uniquement si cette augmentation se fait au nom de l’intérêt général !

Or, quel intérêt général y a-t-il à augmenter un loyer dans le cadre d’une pandémie ? D’une économie déjà plus que malmenée ? Quel intérêt général y a-t-il à mettre dans une précarité encore plus grande des citoyens vivant déjà dans des conditions difficiles ? En diminuant ainsi le reste à vivre ?

Beaucoup de Français ne peuvent plus aujourd’hui assumer de dépense supplémentaire, et en particulier celles et ceux habitant dans des logements sociaux. Une fois l’entièreté des charges réglées, loyer y compris, le reste à vivre se retrouve encore plus réduit qu’auparavant.

J’ai donc déposé une question écrite auprès de la ministre déléguée chargée du Logement afin de lui demander d’enfin réagir : augmenter les subventions directes de l’État pour le logement social tout en faisant construire de nouveaux HLM, devrait être aujourd’hui une priorité majeure de ce gouvernement !

LGV Bordeaux-Toulouse

Loïc Prud'homme 14/05/2021
Près de chez vous

LGV Bordeaux-Toulouse : Encore un grand projet inutile au service de la Macronie !

Jean Castex vient d'annoncer soudainement le financement par l'Etat de 50% de la LGV Bordeaux-Toulouse à hauteur de 4,8 milliard d'euros alors que le rapport Duron l'avait répoussé aux calendes grecques...

On peut saluer le sens du timing de la macronie qui fait là un beau cadeau à ses candidat.e.s aux élections régionales, fervents défenseurs de la LGV. Malheureusement, ce cadeau sera coûteux pour les 3000 hectares de terres agricoles et naturelles détruites et tous les riverains du futur tracé.

Ce grand projet inutile est également de plus en plus coûteux puisque sa réalisation a augmenté de 37% en 10 ans, passant de 6 à près de 9 milliards d'euros au total, soit 39 millions d'euros du km !

Ce projet est contraire à l'intérêt général, il est au service d'une infime catégorie de la population alors que son financement se fera au détriment de la rénovation et du maintien des petites lignes qui sont les trains du quotidien.

Des alternatives à la LGV existent, la rénovation de la ligne Bordeaux-Toulouse coûterait 6 milliard d'euros de moins et permettrait un temps de trajet qui approche celui de la LGV. Et quand l'Etat verse plus de 4 milliards d'euros à la grande vitesse, il rechigne à verser les 385 millions d'euros n'écessaires à la remise à niveau complète du Paris-Orléans- Limoges-Toulouse (POLT) qui permettrait de réduire considérablement les temps de trajet.

La LGV Bordeaux-Toulouse ouvre de plus la porte aux aménagements pour la ligne grande vitesse vers Dax et l'Espagne. Il est temps de mettre l'argent de l'Etat au service des trains du quotidien et de la tranistion écologique, pas au service du calendrier électoral.

Mon courrier à l'ANSES

Loïc Prud'homme 12/05/2021
Près de chez vous

Courrier à M. Roger Genet, Directeur Général de l'ANSES

Objet : Retrait de pesticides contenant des toxiques cachés, et évaluations de toxicité à long terme des pesticides

Paris, le 12 mai 2021

Monsieur le directeur,

Dans un courrier cosigné par 119 parlementaires européens et nationaux j’ai interpellé le 25 février dernier l’EFSA au sujet des procédures d’homologation de 14 pesticides et des failles qui se font jour dans ces procédures, révélées notamment par une étude récente publiée par Seralini et Jungers dans la revue scientifique internationale Food and Chemical Toxicology . Ce courrier a fait l’objet d’une réponse de l’EFSA le 1er avril mais aussi d’une réponse directe (et antérieure) aux député.es par votre agence le 17 mars, sur les 14 pesticides analysés et la présence dans leur composition de molécules fortement toxiques non déclarées par les fabricants. De fait 10 de ces produits ont reçu une autorisation de mise sur le marché (AMM) par votre Agence.

La réponse officielle de l’EFSA n’apporte pas de réponse précise sur l’application de la réglementation européenne sur les co-formulants pas plus que sur les évaluations de toxicité et carcinogénicité à long terme pour lesquelles l’autorité sanitaire européenne renvoie vers votre responsabilité lors de la délivrance des AMM.

Ce mardi 11 mai, s’appuyant sur la réponse écrite de l’EFSA des associations viennent de pointer de façon précise et documentée un certain nombres d’éléments qui continuent à poser des problèmes.

En tant que parlementaire, m’appuyant sur votre réponse et sur cette interpellation publique et citoyenne je souhaite m’assurer que la protection de la santé des francais-es est bien assurée.

Dans votre courrier du 17 mars, vous mentionnez les retraits effectués par l’ANSES suite aux évolutions réglementaires ou à la détection d’une toxicité importante après délivrance des autorisations de mise sur le marché. Cela renforce encore mes interrogations sur la bonne application de la réglementation européenne et sur le fait que la toxicité de ces produits ne soit pas décelée avant commercialisation et avant que nos concitoyens y soient exposés.

Vous affirmez qu’aucun lien de cause à effet ne peut être fait entre l’étude Seralini-Jungers et un manque de rigueur dans l’évaluation des produits concernés. Néanmoins, comme le signale le courrier de la coalition Secrets Toxiques qui vous a été adressé hier, je m’interroge quand les dossiers de demande soumis par les pétitionnaires ne semblent comprendre aucune analyse de toxicité et carcinogénicité des formulations complètes à long terme ni aucune analyse d’effets cocktails par la présence de co-formulants. Je vous rappelle que l’arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne dans son arrêt du 1er octobre 2019 précise qu’au niveau de la délivrance des autorisations de mise sur le marché, la toxicité à long terme des formulations complètes et leurs effets cocktails doit être réalisée avant délivrance de l’AMM. Une analyse de toxicité à long terme doit donc être produite par le pétitionnaire pour chaque produit dont la commercialisation est demandée, tenant compte de l’ensemble des composants du produit et pas uniquement de la substance active déclarée.

Aussi et faisant écho aux demandes des associations je vous remercie de me transmettre les éléments permettant de m’assurer de la présence, dans les dossiers de demande d’autorisations, de ces études à long termes ainsi que de la déclaration de compositions des produits. De plus et au regard des résultats de l’étude Seralini-Jungers dont la publication dans une revue à comité de lecture atteste de sa rigueur scientifique, il me paraît indispensable qu’en application du principe de précaution les AMM de ces dix formulations commerciales soient immédiatement suspendues. Au vu de la dangerosité des produits détectés, l’échantillonnage utilisé par l’étude, que vous mentionnez dans votre courrier du 17 mars, ne peut être un argument justifiant la non-application du principe de précaution.

Enfin, vous renvoyez dans ce courrier au rôle des services d’inspection et de contrôle. Comment est assuré le contrôle d’éventuelles fausses déclarations des pétitionnaires ? L’ANSES ou les autorités de contrôle réalisent t’elles des mesures de contrôles spécifiques systématiques et des poursuites sont-elles engagées contre les firmes suspectées de ces fraudes graves ?

Dans l’attente de vous lire, je vous prie d’agréer, Monsieur le directeur, l’expression de mes salutations républicaines.

Loïc Prud’homme Député de Gironde

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La situation toujours plus précaire des éducateurs spécialisés

Près de chez vous
Loïc Prud'homme 16/02/2021

Les éducateurs spécialisés forment aujourd’hui un maillon essentiel de notre société. Leur travail, dont les tâches sont très variées, consiste à aider les personnes en situation de handicap, présentant des difficultés d’insertion ou plus largement aux personnes n’arrivant pas à être suffisamment autonome pour vivre sereinement. Le travail effectué par les éducateurs spécialisés est donc d’une importance capitale.

Or, en plus des difficultés inhérentes à leur travail, ces derniers doivent affronter l’indifférence, voire le mépris, de Nexem, (organisation professionnelle des employeurs associatifs du secteur sociale) leur principal employeur, mais aussi celui de l’exécutif. En effet, alors même qu’ils sont près de 65 000 à exercer leur métier en France, les éducateurs spécialisés sont pourtant les grands absents du Ségur de la Santé. Si l’on rajoute à cela la non-revalorisation salariale, plus que vitale aujourd’hui du fait de la crise sanitaire et des difficultés économiques, les conditions de travail des éducateurs spécialisés ne cessent de se dégrader.

J’ai donc demandé à travers une question écrite que le sort peu enviable réservé actuellement aux travailleurs sociaux, et tout particulièrement aux éducateurs spécialisés, soit examiné et surtout amélioré par le ministre des solidarités et de la santé : que ce dernier fasse enfin ce pourquoi il a été nommé !

Régime social des indépendants en temps de crise sanitaire, des aménagements plus que nécessaire

Près de chez vous
Loïc Prud'homme 10/02/2021

La crise sanitaire liée à l'épidémie de COVID 19 a affecté de nombreux pans de notre économie, et beaucoup de commerçants et travailleurs indépendants ont dû cesser toutes activités ces derniers mois. Les fermetures administratives des restaurants, bar, libraires, salles de sport, et autres lieux ou professions exerçant à domicile en 2020 a pu avoir un impact bien au delà de la baisse du chiffre d'affaire annuel et donc de revenus.

Mon équipe a été interpellé par une commerçante qui nous a rapporté un des nombreux cas où la crise sanitaire a eu des conséquences sur les cotisations retraites des indépendants. En effet, pour les activités ceux dont les revenus bruts pour l'année n'ont pas dépassé 6 090 euros ne valideront que 3 trimestres de cotisation sur les 4 trimestres pour l'année 2020.

Cette situation s'apparente à une double peine pour ces hommes et femmes qui ont été obligés d'arrêter leur activité tout en continuant à payer leurs charges fixes et qui voient la date à laquelle ils pensaient pouvoir solder leur retraite reculer, pour certains de plusieurs trimestres.

J'ai donc interpellé le ministre de la solidarité et de la santé sur ce sujet pour lui demander d'appliquer un dispositif similaire à celui mis en place pour les salariés en chômage partiel pour qu'ils continuent à valider des trimestres de retraite.

Verallia: les licenciements pour gaver les actionnaires, ça suffit!

Près de chez vous
Loïc Prud'homme 28/11/2020

J'étais présent vendredi 27 novembre à Cognac pour rencontrer les salarié.e.s en grève de VERALLIA

Les 80 salarié.e.s de l'usine qui fabrique des contenants en verre depuis 1963 dans le Cognacais ont commencé à recevoir cette semaine leurs lettres de licenciement. La direction qui a entamé à marche forcée une restructuration du site est responsable du désespoir qui a poussé un salarié a tenté de mettre fin à ses jours.

A t-on affaire à une entreprise en faillite? Pas du tout, 100 millions de dividendes ont été versés aux actionnaires cette année, le fond vautour APPOLO propriétaire de VERALLIA a tellement d'argent qu'il se sent obligé de les cacher dans les paradis fiscaux: 559 millions d'euros se seraient envolés via des pratiques d'évasions fiscale illégales.

Pourtant, la fabrique des contenants en verre répond à une vraie demande tournée vers la transition écologique, c'est aussi un enjeu de souveraineté économique, nombre de producteurs de vins sont dépendants de l'étranger pour la fabrication des bouteilles.Loïc Prud'homme sera vendredi midi sur place pour soutenir les salarié.e.s et porter leur demande : la suspension sans délai du plan de restructuration et des licenciements prévus!

Horaire de permanence du député et de son équipe

Près de chez vous
Loïc Prud'homme 20/11/2020

RDV avec les attachées parlementaires

En raison de la situation sanitaire, et afin de permettre aux attachées parlementaires de télétravailler, l'accueil du public à la permanence se fera uniquement sur rendez-vous. Des entretiens téléphoniques sont également possibles.

Rencontrer son député

Les premiers vendredis du mois, la permanence sera ouverte sans rdv et vous pourrez venir échanger avec le député de 14h à 19h. La prochaine date sera le 8 janvier.

Loïc Prud'homme viendra à votre rencontre lors de son tour de la circonscription au mois de janvier, toutes les dates sont à retrouver ici :

Des enseignants en plus pour une meilleure école!

Près de chez vous
Loïc Prud'homme 08/10/2020

Plus d’élèves, moins de profs et une gestion catastrophique de la crise sanitaire: la discontinuité pédagogique continue

Cette rentrée 2020, que beaucoup appréhendaient, au vu du contexte sanitaire et des cafouillages de ces derniers mois concernant les directives données par le Ministère de l’Education Nationale, a pointé les négligences de ce gouvernement pour l’éducation de nos enfants. J’ai été contactés par plusieurs syndicats de professeurs nous alertant de la situation de l’enseignement secondaire et primaire dans l’Académie de Bordeaux. Ce constat peut être généralisé à l’ensemble du territoire. J’ai donc décidé d’interpeller Jean-Michel Blanquer par l’intermédiaire d’une question écrite sur la faiblesse de ses propositions dans son projet de loi finances 2021, et de lui rappeler au passage la réalité et la gravité de la situation des élèves et des professeurs en cette rentrée.

Un manque criant de personnel enseignant

Dans une grande majorité des académies de France, malgré une démographie croissante, le nombre de nouveaux recrutements est en nombre insuffisant au vu du besoin. Par exemple, dans l'Académie de Bordeaux, pour un besoin de 500 nouveaux postes, seuls 70 ont été ouverts. La stratégie actuelle d'ajout d'heures supplémentaires aux professeurs en poste plutôt que le recrutement de nouveaux n'est pas tenable, le projet de loi finances 2021 prend pourtant cette direction. Ce même projet de loi indique que “l’Etat investit plus que jamais dans le sport” mais la base du sport, l'Éducation Physique et Sportive est la grande oubliée des mesures, la situation est très critique: il manque de nombreux postes dans cette discipline clé pour le bon développement de notre jeunesse malgré un nombre de candidats au CAPES toujours plus élevé. A ce manque de professeurs, clé de voûte de l'Education Nationale, s'ajoute les difficultés liées à la réforme du bac mise en place au lycée. En raison de la suppression des filières et de leur remplacement par des groupes d'options, l’organisation des nouveaux emplois du temps aggrave la pénurie car elle est faite sans renforcement ni des effectifs de professeurs, ni des moyens pédagogiques. Les conditions de travail du personnel enseignant et des élèves en sont fortement impactées. Ce même projet de loi de finances 2021 oublie très largement l'enseignement secondaire et les fonds accordés au primaire sont loin d’être suffisants. Enfin, le potentiel de remplacement est par ailleurs épuisé dans de nombreuses académies dans le primaire comme dans le secondaire. Des classes se retrouvent parfois plusieurs semaines sans professeurs, dont l'absence croît pourtant avec la pandémie de COVID 19.

La gestion catastrophique de la crise de COVID-19 dans les établissements scolaires

En ce qui concerne plus spécifiquement les mesures prises à la suite de la situation inédite à laquelle nous faisons fasse en raison de l’épidémie de Covid 19, de graves dysfonctionnements pénalisent les enseignants et les élèves. Outre le manque d'applicabilité au terrain dans les directives communiquées aux enseignants il y a un manque criant de moyens octroyés pour cette situation exceptionnelle. D’un point de vue de l’hygiène, le gel hydroalcoolique ne faisant pas parti du protocole mis en place par le ministère de l’éducation Nationale, il n’est pas présent dans les établissements, où le lavage des mains est préconisé sans toutefois s’assurer que le savon et les sanitaires sont disponibles en quantité suffisante. Dans l'enseignement secondaire le volume d'horaires supplémentaires qui a été accordé est ridicule rapporté au nombre d'élèves : cela revient à accorder une petite dizaine de minutes à chacun d'entre eux pour compenser des mois de discontinuité pédagogique. Le double système d'enseignement distanciel / présentiel mis en place à ce jour représente une double charge de travail pour les professeurs qui demandent le recrutement d'enseignants supplémentaires pour gérer les cours en distanciel. Dans l'enseignement primaire, le test de positionnement semble totalement déconnecté du niveau des élèves et des réalités qu'ils ont vécues et de ce qu'ils ont pu apprendre durant le confinement. De plus, aucun temps supplémentaire n'a été accordé aux enseignants pour leur permettre de faire face à cette situation inédite qui a remis en cause toute leur manière d'enseigner.

Devant l'ampleur de la dégradation de l'enseignement primaire et secondaire en France ces derniers mois nous lui demandons d'augmenter en conséquence les moyens humains et financiers pour que les professeurs soient en mesure de faire leur travail dans des conditions décentes et que les élèves puissent recevoir un enseignement digne de ce nom.

Retrouver ma question écrite sur le site de l'Assemblée nationale.

Assemblée nationale

Photo de l'article L'usage des pesticides a augmenté de 25% en 10 ans !

L'usage des pesticides a augmenté de 25% en 10 ans !

Loïc Prud'homme 09/02/2021

Pesticides : échec d’un État sans projet pour son agriculture et ses agriculteurs

Ce mardi les associations FNH et BASIC dévoilent dans une enquête le fiasco de la réduction de l’utilisation des pesticides, faute de politiques publiques permettant d’accompagner les agriculteurs vers des pratiques vertueuses !!

Plans Ecophyto, Ecophyto 2 et Ecophyto 2+, les précédents affichages gouvernementaux d’horizons fantasmés à coup d’engagements volontaires n’ont abouti qu’à une augmentation de +25 % au lieu des -50 % visés. Dans leurs sillages cette enquête révèle l’absence de mobilisation de l’État dans une politique d’accompagnement à la transition urgente de notre système de production alimentaire.

Le rapport révèle qu'une poignée d'exploitations sont responsables d'une augmentation de 25% de l'usage des pesticides entre 2008 et 2018. Dans le détail, la chaîne alimentaire perçoit 23,2 milliards d’euros par an de fonds publics. D'après ce rapport, seul 1% sont efficaces. Il s'agit des aides au bio et de certaines mesures agro-environnementales.

Les milliards d’euros versés par la PAC et les financements nationaux servent essentiellement à faire perdurer les modes de production les moins durables, produisant des produits de faible qualité et entraînant des dégâts environnementaux et sanitaires immenses.

Comme le défend la France Insoumise depuis plusieurs années dans son programme et dans les amendements portés à l’Assemblée Nationale il est temps que la France se dote d’une politique claire et structurante autour de la production alimentaire et des acteurs principaux de celle-ci, nos paysan-nes !

Je demande donc une énième fois , à l’occasion de ce rapport, que le Plan Stratégique National (PSN) exigé par la PAC soit enfin débattu au parlement !

Photo de l'article Plan cancer : des trous dans la raquette !

Plan cancer : des trous dans la raquette !

Loïc Prud'homme 04/02/2021

Le Plan cancer pour la décennie 2020 vient d'être dévoilé par le président Emmanuel Macron et il se développe en 3 points: prévention, limiter les séquelles de la maladie et intensifier la lutte contre les formes de cancers aujourd'hui trop souvent incurables.

Fort bien.C'est pour moi l'occasion de pointer ce qu'il manque dans la politique de ce gouvernement pour lutter contre le cancer, et ce n'est pas anecdotique...

La Prévention

En mettant l'accent sur le tabac et la surconsommation d'alcool, Macron cible des cancers très nombreux et très meurtriers. Mais surtout il cible les cancers liés aux comportements individuels.

Pourtant, tous les cancers (loin de là!) ne sont pas dus aux comportement individuels, et ce que l'on attend d'un chef de l’État c'est aussi qu'il protège la population des cancérogènes auxquelles elle est exposée, parfois-même sans le savoir .

Je veux parler ici de l'exposition des Français et Françaises aux pesticides, via leur présence dans l'air et dans l'eau.

J'avais à ce titre déposé une proposition de loi en juin 2018 pour interdire les pesticides CMR (Cancérogènes, Mutagènes ou Reprotoxiques) et PE (Perturbateurs endocriniens) dans une zone tampon de 200 mètres autour des lieux de vie, et proposé ces dispositions dans [des amendements dans la loi pour l'équilibre commerciale des secteurs agricoles et alimentaire] (https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/1175/AN/675), courant 2018 qui ont bien entendu été rejetés par la majorité En Marche de l'Assemblée nationale.

La recherche des cancérogènes

Autre dossier sur les pesticides, l'étude de la cancérogénicité du glyphosate pour l'humain, sur lequel on attend toujours que le gouvernement réagisse face [au fiasco de l'Anses] (https://loicprudhomme.fr/article/glyphosate--les-embrouilles-continuent-) et mandate un autre organisme, pourquoi pas l'Inca, pour faire les études [comme je le lui ai demandé il y a deux semaines] (https://loicprudhomme.fr/article/lanses-le-glyphosate-et-les-embrouilles--episode-3)

Le recensement national des cancers

Saviez-vous qu'en France on est actuellement incapable de dire combien de personne sont atteintes d'un cancer pour une année donnée? Les chiffres dont nous disposons ne sont que des interpolations. Mais surtout, sans chiffres précis, impossible de trouver des lieux de concentration de cas, et donc des sources environnementales probable. J'ai alerté le ministre de la santé sur ce gros problème en lui demandant de créer un registre national des cancers. La réponse du gouvernement sur ce sujet, via Madame Bourguignon ministre en charge du handicap est qu'ils n'ont vraiment pas l'air de s'en préoccuper ... C'est sur, pour faire baisser la fièvre, autant casser le thermomètre...

Photo de l'article Les néonicotinoïdes, c’est non, faites-le savoir !

Les néonicotinoïdes, c’est non, faites-le savoir !

Loïc Prud'homme 25/01/2021

Le projet d’arrêté permettant l’utilisation des néonicotinoïdes (ces pesticides tueurs d’abeilles) dans les champs de betteraves lors de l’hiver 2021 est soumis à [consultation public jusqu’à ce soir minuit] (https://formulaires.agriculture.gouv.fr/index.php/158424?lang=fr).

Pendant ce temps, les ONG Agir pour l’Environnement et Générations futures alertent car le conseil de surveillance « néonicotinoïdes » qui s’est réuni vendredi dernier s’apprête à donner son feu vert pour la ré-autorisation des pesticides à base de néonicotinoïdes Gaucho de Bayer-Monsanto et Cruiser de Syngenta.

Les deux associations dénoncent un véritable passage en force : les documents sur lesquels se basent le conseil de surveillance pour la ré-autorisation sont approximatifs et incomplets. Scandaleux, le gouvernement qui avait promis que ces néonicotinoïdes ne seraient utilisés que dans certaines zones du pays, propose maintenant de ré-autoriser nationalement les insecticides de la famille des néonicotinoïdes, et quelle que soit la pression virale locale ! Le gouvernement va également permettre de passer outre l’interdiction des plantations qui attirent les abeilles sur un champ qui aurait eu des néonicotinoïdes auparavant. Encore une fois, ce gouvernement de menteurs nous prend pour de idiots! La couche de pseudo-peinture verte de la loi sur la ré-autorisation des néonicotinoïdes de cet automne, est déjà lessivée par les arrêtés ministériels de cet hiver.

Face à ces manœuvres pour nous refiler encore plus de néonicotinoïdes en douce, je vous propose de remplir la consultation publique pour dire tout le bien que vous pensez de ces poisons à Monsieur le Ministre de l’Agriculture Julien Denormandie.

Voir l'arrêté

-- Contribution à la consultation publique L’utilisation des néonicotinoïdes représente un danger sanitaire (développement de l’autisme, malformation cardiaque) et environnemental car ils tuent les pollinisateurs dont les abeilles. Les semences enrobées de néonicotinoïdes polluent leur environnement car seul 20 % de la substance active contenue dans l’enrobage va dans la plante, le reste va dans le sol (donc dans la poussière), et dans l’eau (donc dans les rivières et les nappes phréatiques). Concernant le point spécifique de la betterave et la filière sucre en France. La France exporte 50 % du sucre qu’elle produit, donc l’impact de la baisse de rendement dû aux pucerons de la betterave ne remet pas en cause l’autonomie alimentaire en sucre de notre pays. Par ailleurs, des alternatives à l’usage des néonicotinoïdes existent : les parcelles de petites tailles sont peu attaquées par les pucerons et ne subissent pas de perte de productivité. Cependant elles coûtent plus cher à exploiter. Pour sauver les emplois qui dépendent de la filière sucre, il serait plus avantageux de se baser sur la qualité que la quantité : payer les betteraves à un juste prix et limiter l’apport de sucre dans les préparations alimentaires réalisées par l’industrie agro-alimentaire. Je suis donc fermement opposé à ce projet d’arrêté. Loïc Prud'homme Voir l'avis

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Loïc Prud'homme

Écologiste, convaincu qu’une croissance infinie sur une planète aux ressources finies ne peut que conduire à la catastrophe, je partage la vision cohérente des progrès sociaux et environnementaux à accomplir pour aller vers le «bien vivre», contenue dans le programme L’Avenir en Commun.

Loïc Prud'homme est député France Insoumise de la Gironde pour les communes de Bègles, Bordeaux Sud, Talence et Villenave-d'Ornon. Résolument engagé en faveur de la règle verte et de la transition écologique de notre société il siège à l'Assemblée nationale au sein de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire. Retrouvez sur ce site internet son travail dans l'hémicycle et en circonscription en faveur des services publics, de l'emploi local, de la justice sociale et de la transition écologique.

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