Traces de Dépakine dans le sang: les salarié.e.s de Sanofi victime de l’inconséquence de l’industriel et de l’État

Des traces de valporate de sodium, la substance active de la Dépakine, ont été retrouvées dans le sang de salarié.e.s de l’usine Sanofi de Mourenx. Ce nouveau scandale sanitaire vient s’ajouter à celui des rejets toxiques hors normes révélés l’été dernier par Médiapart.

Alors que les populations sont exposées a plus de 140 substances différentes et qu’il est désormais notoire que l’usine ne respecte pas la réglementation en vigueur, les autorités permettent à Sanofi de poursuivre son activité et n’ont toujours pas commandé de véritable étude épidémiologique pour évaluer les risques auxquels sont exposés les salariés et les riverains.

J’ai demandé il y a plusieurs mois au bureau de l’Assemblée nationale de créer sans délai une commission d’Enquête sur les répercussions sanitaires et environnementales des activités industrielles sur le bassin de Lacq. Au vu de l’urgence, je réitère cette proposition, c’est l’avenir de tout un territoire et de ses habitant.e.s qui est en jeu.