Je participerai à la Vélorution pour le maintien de la piste cyclable sur le pont F.Mitterrand

Pour défendre l’usage du vélo dans la métropole contre le tout voiture je soutiens la Vélorution de samedi (30 juin) qui partira à 15h de la place Dormoy. Je ferai le maximum pour passer en personne porter mon appui à cette juste revendication.

La piste cyclable qui permettait le franchissement de la Garonne par le pont François Mitterrand est désormais fermée afin de “fluidifier” le passage des voitures sur le pont. Décision aberrante quand on sait que la seule façon d’éviter les bouchons est de permettre l’émergence de mobilités alternatives moins polluantes !

Le retard annoncé dans la construction du pont Simone Veil repousse d’autant un itinéraire bis, mobilisons nous pour un franchissement cyclable et piéton du pont François Mitterrand !

Retrouvez ici mon courrier adressé au début du mois de juin à Alain Juppé et au Préfet, resté sans réponse à ce jour.

Retour sur la manif de riches

Très belle manif de riches organisée à Bordeaux ce samedi 4 mai pour la fête à Macron.

 

Belle pancarte détournant un célèbre slogan de manif. Crédit photo : la clé des ondes

 

 

Ode au CAC 40 devant la société générale Cours de l’intendance. Crédit photo: la clé des Ondes

 

 

 

 

 

 

 

 

Des riches venu-e-s de toutes la Gironde

Environ 600 “riches” de toute la Gironde ont défilé en scandant des slogans à la gloire du CAC 40 et contre la redistribution des richesses.

J’étais dans cette manif atypique, pleine d’humour et de second degré.

Merci encore au comité d’organisation pour cette belle performance.

 

 

 

Question écrite sur l’encadrement des plateformes de location en ligne et la maîtrise des loyers

Question au gouvernement publiée au journal officiel le 17/10/17

M. Loïc Prud’homme appelle l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur le développement problématique des plateformes de location de logements en ligne. Ces plateformes connaissent une croissance exponentielle, en particulier dans les métropoles dites « attractives ». À Bordeaux, selon les derniers chiffres de l’Observatoire Airbnb, le nombre d’offres a augmenté de 62,5 % en 6 mois, de mars à septembre 2017. Cette augmentation fait suite à une série de hausses tout aussi spectaculaires : + 200 % en 2014, + 100 % en 2015 et 2016. Sur les 150 000 logements que compte la ville de Bordeaux, 10 700 sont proposés sur la plateforme. Cela constitue une énorme pression à la hausse sur les loyers et participe à ce que Bordeaux soit devenue la deuxième ville la plus chère de France derrière Paris. Elle est aussi deuxième, juste derrière la capitale, pour le nombre de locations Airbnb. Les agences immobilières constatent d’ailleurs cette année une baisse de 10 % à 20 % de leur activité locative. Dans ces conditions, les premiers exposés sont les ménages les plus précaires. En effet, 7 biens sur 10 proposés sur Airbnb sont des petites surfaces, de type T1 ou T2, surtout recherchés par les étudiants, les jeunes travailleurs ou les parents isolés. La ville de Bordeaux a annoncé sa volonté d’encadrer cette pratique. Les particuliers qui louent leur bien sur des plate-formes en ligne devront se déclarer auprès de la municipalité et ne pourront excéder 120 jours de location par an. Cette mesure est déjà en vigueur a Paris et n’a eu que très peu d’effets, puisque l’offre sur Airbnb y a augmenté de 53 % en 2017. Il lui demande quelles mesures il compte prendre pour encadrer strictement cette pratique, empêcher que des investisseurs peu scrupuleux s’y consacrent et, plus généralement, enrayer l’explosion des loyers dans certaines grandes métropoles.

Réponse du 09/01/18

La location de meublés de tourisme est libre dans la très grande majorité des communes. La réglementation n’impose des restrictions qu’à Paris et dans les communes des départements de la petite couronne, mais aussi dans les 10 communes françaises de plus de 200 000 habitants (dont Strasbourg, Toulouse, Marseille…). Dans ces communes, les logements loués à des fins touristiques doivent respecter la procédure de changement d’usage et la procédure d’enregistrement mises en place. Depuis la loi no 2014-366 du 24 mars 2014 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (Alur), les particuliers peuvent librement louer leur résidence principale dans la limite de 120 jours, au-delà de ce seuil, le local loué perd la qualification de logement et doit être soumis à la procédure de changement d’usage ainsi qu’à une éventuelle compensation. La loi no 2016-1321 du 7 octobre 2016 pour une république numérique est venue compléter ce dispositif en modifiant l’article L. 324-2-1 du code du tourisme et en prévoyant que toute personne qui se livre ou prête son concours contre rémunération, y compris par la mise à disposition d’une plateforme numérique, à la mise en location d’un local meublé soumis au II de l’article L. 324-1-1 et aux articles L. 631-7 et suivants du code de la construction et de l’habitation doit veiller à ce que le logement proposé à la location ne soit pas loué plus de 120 jours par an par son intermédiaire. Pour cela, l’intermédiaire doit établir le décompte du nombre de nuits louées et doit supprimer toute offre de location au-delà des 120 jours. Les lois successives sur le sujet des locations touristiques ont permis d’améliorer les possibilités de contrôle et de régulation de ce secteur. Néanmoins, conscient que les moyens de contrôle sont encore insuffisants, le Gouvernement poursuit sa réflexion, notamment dans le cadre des travaux du futur projet de loi logement et sera amené à proposer des améliorations du dispositif.

Communiqué de presse faisant suite à la visite du Centre de Rétention Administrative

Bordeaux, le 30 août 2017

Alerté par plusieurs associations (La Cimade Bordeaux , RESF 33, l’Institut de Défense des Étrangers), je me suis rendu ce mardi 29  août à 15h au Centre de Rétention Administrative (CRA) de Bordeaux où 14 personnes retenues étaient en grève de la faim depuis le 23 août.

Je souhaitais me rendre compte personnellement de leurs conditions de rétention, j’ai pu m’entretenir avec eux et constater que la rétention administrative, où les délais sont bien plus contraints que pour des procédures normales, devrait être le dernier recours. Elle devient malheureusement la norme malgré les garanties de représentation produites.

Ces retenus qui ont fui la misère ou les persécutions dans leurs pays d’origine nous rappellent que les barbelés les plus solides, les murs les plus hauts, ne dissuaderont jamais des gens qui tentent d’échapper à la mort de rejoindre notre pays. Sept d’entre eux poursuivent aujourd’hui leur grève de la faim pour tenter de sortir de cette situation, au péril de leur vie.

Le Gouvernement, enfermé dans une logique de chiffres déshumanisante, ne semble pas s’émouvoir des  5000 morts en Méditerranée et refuse de s’engager à accueillir des demandeurs d’asile qui représenteraient 0,2% de la population européenne. S’il souhaite n’être qu’un gouvernement de piètres comptables, alors qu’il laisse la place à celui des humanistes : traiter correctement nos semblables est une nécessité pour rester humains, c’est de plus moins coûteux pour la collectivité.

Je demande au Préfet de Nouvelle-Aquitaine qu’il étudie à nouveau ces situations individuelles en laissant les moyens et le temps aux demandeurs retenus de compléter leurs dossiers hors de ce lieu de privation de liberté.