Rentrée de le France Insoumise à l’assemblée nationale, 3 semaines de lutte contre la loi travail XXL

Dès le 1er jour de notre présence la couleur est annoncée : il faut travailler sur le texte d’habilitation des ordonnances sans moyens : ni locaux, ni collaborateurs. Cette violence qui nous est faite n’est pas un hasard. Elle a pour but de nous faire courber l’échine. Elle vous est aussi destinée, pour que vous renonciez à défendre vos droits, vos conquêtes sociales au cœur de l’été.
Malgré cela nous avons tenu bon : 132 amendements déposés pendant que d’autres écoutaient le roi Macron. 132 amendements défendus en séance par 17 insoumis-e-s résolu-e-s.
Une opposition farouche qui s’est aussi déroulée en commission des affaires sociales grâce à la ténacité de Caroline FIAT, Adrien QUATENNENS et Jean-Hugues RATENON pour notre groupe, en votre nom.
Dans l’hémicycle, pendant plus de 30 heures de « débats » nous avons eu droit à toute la novlangue gouvernementale : libérer les énergies, sécuriser les relations, établir des accords gagnant/gagnant, etc . Nous avons même eu droit au ministre DARMANIN nous expliquant que le dialogue social se passait aussi au coin café le matin. Autant dire qu’ils feignent tous d’ignorer que les rapports employé/employeur ne se font pas d’égal à égal, mais bien soumis à un lien de subordination.

Alors mercredi 12 juillet nous avons les un-e-s après les autres, 17 insoumis-e-s organisé-e-s dans une course de relais militant, quitté les bancs de l’hémicycle pour venir expliquer place de la République les enjeux de cette casse organisée du code du travail. Vous avez fait de même, en organisant plus de 100 points de rassemblement en France pour faire savoir aux 18 millions de salariés du privé qu’il est question de mettre fin à l’ordre public social, fruit d’un siècle de luttes.

La séquence a trouvé un épilogue jeudi dernier 13 juillet par le vote de cette loi d’habilitation par une armée de robots, en marche vers l’inversion de la hiérarchie des normes, la fusion des instances représentatives du personnel, le mise en coupe réglée des tribunaux de Prud’hommes.

Pour autant nous ne renonçons pas, nous ferons tout cet été le travail d’explication nécessaire pour qu’ à la rentrée, en conscience, l’immense masse des salarié-e-s se mettent en mouvement pour éviter ce recul social sans précédent. Nous vous invitons à rejoindre ou a initier des actions d’explication partout sur le territoire.

Ensemble nous pouvons beaucoup !

Loïc Prud’homme
député insoumis