Pollution de la nappe phréatique d’Alsace par les déchets du site de StocaMine

Question restée sans réponse à Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire

M. Loïc Prud’homme alerte M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la pollution à venir de la nappe phréatique d’Alsace par le stockage de déchets ultimes très polluants et nocifs sur le site de StocaMine à Wittelsheim (département du Haut-Rhin). Les galeries creusées dans le sel gemme et situées à 550 mètres sous terre ont servi, de 1999 à 2002, à stocker 23 021 tonnes de déchets de classe 1 (résidus d’incinérateurs et de déchets amiantés) et 18 990 tonnes de déchets de classe 0 (terres polluées, déchets chromiques, arseniés, phytosanitaires, mercuriels). En 2014, une dépollution très partielle du site a été entreprise avec le déstockage partiel de déchets contenant du mercure. L’enfouissement pour un temps illimité des déchets restants a été acté par l’arrêté pris le 23 mars 2017 par le préfet du Haut-Rhin. Pourtant cet arrêté ne fait consensus ni parmi les élu-e-s ni parmi les habitant-e-s. En effet, les déchets toxiques, dont pour certains la nature n’est même pas connue précisément, ont déjà révélé par le passé leur dangerosité en engendrant un incendie sur le site en 2002. De plus, certaines galeries se sont effondrées. Le confinement des déchets dans les galeries et leur scellement dans du béton ne protègera pas l’ennoiement des galeries et à terme, la porosité du site de stockage avec la nappe phréatique d’Alsace sus-jacente. Cette nappe est la plus grande d’Europe et pourrait être irrémédiablement polluée par ces déchets toxiques. Il lui demande donc, tant qu’il est encore temps, de mettre en suspens le projet d’enfouissement illimité des déchets sur le site de StocaMine et de réétudier les autres possibilités concernant le stockage de ces déchets.