Plan social à General Electric : Bruno Le Maire a t-il la mémoire courte ?

Le site de General Electric à Grenoble spécialisé dans l’hydroélectrique est menacé à court-terme de fermeture par un plan social touchant près d’un salarié.e sur deux . L’État a les moyens de sauver ce fleuron industriel français ! J’ai rencontré cette semaine à l’Assemblée nationale les salarié.e.s mobilisé.e.s et interpellé le Gouvernement via une Question Écrite.

M. Loïc Prud’homme interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur ses propos prononcés mardi 3 octobre devant l’Assemblée nationale, annonçant suite à la prise de contrôle du Groupe Alstom par Siemens « qu’aucun site Alstom ne fermera en France ». Un argument se basant sur le fait que Siemens a pris des engagements quant au maintien de l’emploi sur les sites industriels français.

Hélas, le passé est parfois capricieux et ne cesse de se rappeler à notre bon souvenir, ainsi en 2015 lors de la fusion entre Alstom et Général Electric, le groupe américain s’était engagé avec la promesse d’une création de 1000 emplois. Or, le 4 juillet dernier la direction de General Electric annonçait la suppression de 345 emplois sur 800 sur son site Grenoblois, menaçant  à court-terme le maintien du site et l’ensemble du secteur hydroélectrique pourtant un fleuron industriel français, à la pointe de la transition écologique. 

Les cyniques argueront que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent mais en l’occurrence l’Etat a sur ce dossier tout à fait les moyens de faire engager ceux qui les ont tenus. Il est en effet, à travers ses parts dans Alstom à hauteur de 30%, en capacité de bloquer ce plan social d’envergure que par ailleurs rien ne justifie tant les carnets de commande sont remplis et le site largement doté en investissements publics au titre du crédit impôt recherche et du CICE.

Le bon sens économique dicterait dans cette situation d’empêcher la suppression de 345 postes, de sauver un site industriel de haute technologique indispensable pour respecter les accords de la COP21. Une politique industrielle volontariste réclamerait de nationaliser, ne serait-ce que temporairement, ce site afin d’empêcher la fuite des capitaux et le dépeçage d’une industrie au profit d’actionnaires.

M. Prud’homme lui demande donc quelles sont les actions immédiatement envisagées par Le Ministre de l’Economie, pour sauver le site grenoblois de General Electric et avec lui tout le secteur hydroélectrique français sans répéter les erreurs du passé.