UNE VOTATION CITOYENNE POUR SAUVER L’HÔPITAL ROBERT PICQUE !

UNE VOTATION CITOYENNE POUR SAUVER L’HÔPITAL ROBERT PICQUE !


Jusqu’au 24 mai Bordeaux Métropole organise une enquête publique sur le projet BAHIA qui acte la disparition de l’hôpital Robert Picqué.

Alors que depuis le début ce projet s’est construit dans la plus grande opacité, Loïc Prud’homme organise une grande votation citoyenne soutenue par les associations et collectifs engagés pour la défense de l’hôpital public.

Les citoyen.ne.s de la 3ème circonscription de Gironde pourront faire entendre leurs voix sur le projet BAHIA qui les impactera en premier lieu, les résultats seront versés à l’enquête publique.

➡ Pour voter en ligne : https://votationrobertpicque.fr/
➡ Pour trouver les points de votes physiques sur la circonscription :


➡ Pour soutenir l’organisation de la votation : https://www.lepotcommun.fr/pot/4w94vd1x
➡ Pour écrire votre contribution à l’enquête publique : https://participation.bordeaux-metropole.fr/…/projet-bahia-…

On compte sur vous pour sauver l’hôpital Robert Picqué !

Politique industrielle de Macron, l’inquiétante absence de stratégie !

Politique industrielle de Macron, l’inquiétante absence de stratégie !

Retrouvez la tribune sur l’impasse industrielle de E.Macron que j’ai signé avec ma collègue insoumise Caroline Fiat, élue de Meurthe et Moselle. Nous voyons chacun dans nos territoires les ravages que provoquent une telle absence de vision industrielle

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Politique industrielle de Macron, l’inquiétante absence de stratégie !

Général Electric / Alstom( Belfort, Grenoble) : démantèlement d’un fleuron d’une industrie stratégique française (Alstom énergie) vendu en 2014 par Macron avec un engagement (non tenu) de création de 1000 emplois. En 2019 ce sont 470 emplois menacés en France dont 146 à Belfort !

Ford (Gironde): acte1 : fermeture de Ford Aquitaine Industrie (FAI) = 850 emplois perdus

acte 2 : délocalisation annoncée en Slovaquie de Getrag Ford Transmission (GFT) = 800 emplois menacés d’ici 2021

Ascoval / Vallourec (Nord) : fleuron des tubes d’acier sans soudure, menacée de fermeture. = 281 salarié.e.s

Pont à Mousson (Meurthe et Moselle): leader européen des canalisations en fonte ductile , en pointe sur une technologie de revêtement sans bisphénol A. « reprise » par une société chinoise, pour les brevets ? = 2000 salari é.e.s menacé.e.s

ArjoWiggins (Sarthe) : leader mondial des papiers techniques. Fermeture de l’usine = 576 salarié.e.s licencié.e.s

Copirel /Bultex (Haute-Loire) : fabricant des matelas en mousse. 82 salarié.e.s menacé.e.s

Depuis des semaines les salariés de ces industries assistent successivement à un déballage de réactions outrées et faussement naïves de responsables politiques sur l’attitude des multinationales et des groupes industriels : « honte, trahison, décision immorale » disent-ils.

Qui a pu jamais croire qu’une multinationale agissait par moralité ou éthique, alors que bien évidemment seul les profits des actionnaires comptent ? Les leçons des Conti, des Goodyear ou encore des GM&S ne servent donc à rien ni à personne ?

Ils font mine de pleurer les conséquences d’une politique qu’ils défendent depuis des années : ils paient pour ce système où les salaires sont présentés comme un coût alors qu’ils ont un prix. Ils pensent que la compétitivité est un objectif dans une Europe sans limites au dumping social, où il faudrait s’aligner par exemple avec l’Autriche qui vient de voter la semaine de 60 h, la Slovaquie et ses salaires à 700 €, ou mieux encore la Bulgarie et ses 261 € mensuel.

Ces « responsables » politiques vantent le commerce mondialisé comme une opportunité de développement de nos entreprises, alors que cela est factuellement un échec en terme d’emplois, en plus d’être une catastrophe absolue en terme de lutte contre le réchauffement climatique et de respect de l’environnement. Le dogme de la croissance infinie dans un monde aux ressources limitées est une bêtise doublé d’ un cynisme qui fait reposer cette croissance de nos pays dits « industriels » sur le pillage des ressources naturelles et de la main d’œuvre des pays d’Afrique ou d’Asie.

Si ce Gouvernement et les élus locaux veulent se battre pour les emplois et l’industrie ils doivent cesser les faveurs envers les multinationales. Les promesses de « responsabilité » des actionnaires ne valent rien, aucun des engagements pris « la main sur le cœur » n’a été tenu : il faut par la loi contraindre les patrons voyous.

L’urgence est à la responsabilisation des donneurs d’ordre et au protectionnisme solidaire pour garantir les emplois et permettre la transition écologique : le dumping social et environnemental génère la désindustrialisation de notre pays depuis des décennies, les tragiques fermetures d’entreprises industrielles qui s’enchaînent semaines après semaines l’attestent.

Les élus, à tous niveaux, doivent tous demander le remboursement des sommes perçues indûment pour le maintien de l’emploi. Aucun-e-s salarié.e.s ne doit être sans ressource ni sans emploi après les licenciements par ces entreprises qui versent au même moment des millions d’euros de dividendes.

Pour une véritable politique industrielle l’Etat doit s’emparer de la question en nationalisant temporairement les usines, comme il l’a déjà fait pour les chantiers de l’Atlantique, pour permettre l’installation d’un repreneur. Et dessiner un projet industriel national.

Les industries doivent être appréhendées au sein de l’ensemble des activités dont elles dépendent. Il faut donc avoir une vision globale et de long terme que seule une planification écologique permet.

Les marchés publics sont le levier le plus puissant pour orienter notre outil industriel. Ils doivent être attribués selon des critères de localisation et de responsabilité sociale et environnementale.

Dans ce cadre, il faut mettre en œuvre sans délai les mesures suivantes :

• utiliser le droit de réquisition des entreprises d’intérêt général pour les activités industrielles stratégiques, telles qu’Alstom ou Arcelor-Mittal ;

• Le Crédit d’impôt recherche (CIR) qui a atteint 6,3 milliard d’euros doit être supprimé en raison des effets d’aubaine actuels et son absence d’efficacité. Les aides doivent être dirigées exclusivement sur les vrais acteurs de la R&D, et en priorité les PME qui consacrent aujourd’hui énormément de temps et d’argent à la recherche de financements ;

• Il faut en finir avec la mise en concurrence des territoires à laquelle les pôles de compétitivité participent aujourd’hui. Au contraire, nous développerons des pôles territoriaux s’inscrivant dans le cadre d’une stratégie nationale dont l’État fixera les objectifs afin de développer les filières industrielles et leur coopération à l’échelle nationale et demain européenne avec des partenaires responsables.

Les salariés n’ont que faire des larmes de crocodiles et des regrets d’élus inefficaces. C’est leurs vies qu’ils perdent chaque jour. Il faut des actes. Maintenant.

Loïc Prud’homme

député France Insoumise de Gironde

Caroline Fiat

députée France Insoumise de Meurthe et Moselle

Oui il faut des logements sociaux, mais accessibles. Non il ne faut pas bétonner des espaces boisés pour les construire.

Une nouvelle fois l’urbanisation galopante, dévoreuse d’espace a fait une victime. Ce coup là ce sont 5000 m² de prairie arborée qui ont rendu l’âme à Bègles (allée St Exupéry ! ) sous la lame des bulldozers.
Triste fin pour un espace qui aurait été bien plus utile à tous en restant tel quel :

  • utile pour permettre l’infiltration des eaux de pluie dans un secteur déjà très urbanisé
  • utile à lutter contre le réchauffement climatique par la fixation naturelle du carbone
  • utile à éviter les îlots de chaleur qui font de nos villes bétonnées et goudronnées des enfers en été du fait de l’accumulation de chaleur et du rayonnement de ces matériaux
  • utile à préserver la biodiversité et à la faire découvrir à nos enfants dans cet espace accolé au parc de Mussonville.

Mais des gens intelligents en ont décidé autrement. Et la mairie de Bègles a délivré le permis de construire… Cette parcelle était sans doute pour eux l’endroit le plus adapté, alors que de nombreuses friches industrielles existent à proximité. Ces friches devraient être des endroits où l’on peut construire des logements « sociaux » (il s’agit en l’occurrence ici d’accession à la propriété…) ou non, tout en rendant une partie des surfaces à des espaces verts boisés. A cette condition nous gagnerions du terrain sur l’artificialisation des sols qui engloutit l’équivalent d’un département français tous les 10 ans.

L’urgence est à une révision complète de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme en liant les impératifs de logement et notamment social et d’urgence climatique. L’écologie n’est pas une lubie de bobos, elle doit être le guide impératif de nos politique publiques. La règle verte est cette colonne vertébrale, cette grille d’analyse et de mise en œuvre de nos investissements. Une écologie populaire, inévitablement.