Lettre ouverte à Monsieur Didier Lallement, Préfet du département de la Gironde et de la Région Nouvelle Aquitaine

Ce samedi  je quittais tranquillement la manifestation des Gilets Jaunes de Bordeaux avec un ami, lorsque j’ai reçu plusieurs coups de matraques des forces de l’ordre. Celles-ci n’ont tenu compte ni de notre comportement entièrement pacifique ni de ma carte de député que je leur ai montré alors que la loi dispose qu’aucune contrainte physique ne peut s’opposer à la circulation et l’action d’un parlementaire.

Le Préfet de Gironde n’a pas tardé à réagir sur Twitter, pour soutenir entièrement les forces de l’ordre au mépris des faits et de la loi !

Retrouvez ci-dessous une lettre ouverte de la France Insoumise Gironde au Préfet et la pétition qui demande sa démission après de tels propos : https://www.mesopinions.com/petition/politique/agression-depute-loic-prudhomme-prefet-partir/61547

 

Fin du monde, fin du mois : même combat !

➡️ J’interpellais le 20 février les ministres et député.e.s de la majorité quant à leur désengagement généralisé et honteux en matière de protection de l’environnement et de climat. Nous devons remettre en cause la politique engagée qui ne permet en aucun cas d’allier les luttes écologistes et la lutte contre la pauvreté.

🌍 Les jeunes partout en Europe ont, quand à eux, bien compris l’urgence de la situation et les mensonges qui se cachent derrière les beaux discours des pouvoirs en place : ils s’organisent désormais afin de faire entendre leur voix à travers des grèves pour le climat tous les vendredis !

Alain Juppé quitte Bordeaux : chaises musicales, égos et succession(s)

Chaises musicales, égos et succession(s) factices

Depuis l’annonce du départ d’Alain Juppé de la Mairie de Bordeaux le microcosme politique municipal et métropolitain s’agite. Le jeu des chaises musicales a commencé, à la mairie comme à la Métropole sur fond d’egos déçus de celles et ceux qui lorgnent sur les places.

Passons sur cette nomination au Conseil Constitutionnel : cette majorité n’en finit pas de nous étonner par son agilité d’esprit. Oublier le parcours judiciaire du meilleur d’entre eux, et lire Richard Ferrand, président de l’Assemblée Nationale qui ose : ” M. Alain Juppé est un homme d’État, fort d’une expérience de la décision publique, qui saura avec une véritable exigence républicaine garantir le respect des principes et des règles fondamentales de la Constitution de la République”.

Ici il nous laisse Neuilly sur Garonne, son immobilier inaccessible, des gens centrifugés de la ville et une rocade bouchée du matin au soir. Et des dettes (mal) planquées sous le tapis.
Un visionnaire de l’aménagement du territoire et de l’Egalité.

Mais revenons à nos bataille d’égos, qui a déjà fait sa première victime en moins de 24h : Virginie Calmels qui se voyait déjà, en haut de l’affiche (© Aznavour ) ,quitte la vie politique. Bon vent.
Car oui il ne s’agit pour l’instant que d’une histoire d’ambitions personnelles. Il n’est à aucun moment question de politique, notamment au sujet de Bordeaux Métropole et de ses choix.

 

La Métropole et la cogestion

En effet toutes ces belles personnes s’accordent sur la cogestion, sorte de consensus technocratique qui annihile toute possibilité de pensée alternative: quelque soit l’étiquette politique tout le monde vote le budget. Les convictions et la cohérence balayées, le vote des citoyens sans effet.
Ne rêvez pas de débats sur la gestion municipale de l’eau, sur des transports urbains gratuits (ou sans billetterie), sur la Métropole millionnaire qui expulse les classes populaires en grande périphérie et creuse les inégalités dans la ville même.
Ne pensez pas un instant que l’on vous parle de “droit à la ville” du côté d’Euratlantique, des partenariats public-privé (le public finance, le privé ramasse la mise) du “Mammouth”-Atlantique ou du pôle privé de santé de Bagatelle avec caution financière (illégale) de la Métropole.

A l’instar du maire de Mérignac Alain Anziani (PS) qui chante les louanges de Juppé et de la cogestion aucun de ces décideurs ne souhaite infléchir la direction d’une Métropole lancée avec une grande inertie sur les rails de l’illusion libérale et de son bilan.
Il est temps qu’un vent d’insoumission souffle sur la “belle endormie” pour proposer une autre trajectoire et enfin basculer les aiguillages vers une transition sociale et écologique pour les 28 communes de la métropole : aménagement du territoire et révision des plans de déplacement, reconquête d’espaces pour la production agricole notamment maraîchère, attention portée à l’environnement et à la végétalisation (et aux marronniers !) pour lutter contre les îlots de chaleur urbains, lutte contre le recul des services publics et développement économique qui profite à toutes et tous.

La cogestion est une illusion techno-démocratique qui invalide aujourd’hui toute tentative de choisir. Quelque soit votre vote rien ne changera avec ces gens là. Et les mêmes de s’étonner de l’abstention massive aux élections successives et in-fine de la colère des gilets jaunes qui réclament de façon prioritaire la ré-appropriation démocratique des choix politiques qui sont fait en leur nom, mais contre eux et l’intérêt général.

En tout cas il est une certitude pour la France Insoumise : en 2020 nos candidat-e-s et nos élu-e-s municipaux comme métropolitain-e-s porteront un autre message : voter insoumis aura un effet sur les choix politiques et un impact sur la vie quotidienne des bordelais-e-s et des habitant-e-s de toutes les autres communes de la métropole. Enfin !

CONTAMINATION AU CHLORDECONE : MACRON A ENCORE MENTI !

Septembre 2018 : Lors d’un déplacement en Martinique Macron annonce vouloir aller vers le 0 Chlordécone dans l’alimentation.

4 mois plus tard un arrêté interministériel supprime les limites maximales de résidus de ce pesticide dans les aliments.

Cette décision est une pure folie, un permis d’empoisonner alors que le chlordécone a ravagé les terres et provoqué un scandale sanitaire aux Antilles !