Oui il faut des logements sociaux, mais accessibles. Non il ne faut pas bétonner des espaces boisés pour les construire.

Une nouvelle fois l’urbanisation galopante, dévoreuse d’espace a fait une victime. Ce coup là ce sont 5000 m² de prairie arborée qui ont rendu l’âme à Bègles (allée St Exupéry ! ) sous la lame des bulldozers.
Triste fin pour un espace qui aurait été bien plus utile à tous en restant tel quel :

  • utile pour permettre l’infiltration des eaux de pluie dans un secteur déjà très urbanisé
  • utile à lutter contre le réchauffement climatique par la fixation naturelle du carbone
  • utile à éviter les îlots de chaleur qui font de nos villes bétonnées et goudronnées des enfers en été du fait de l’accumulation de chaleur et du rayonnement de ces matériaux
  • utile à préserver la biodiversité et à la faire découvrir à nos enfants dans cet espace accolé au parc de Mussonville.

Mais des gens intelligents en ont décidé autrement. Et la mairie de Bègles a délivré le permis de construire… Cette parcelle était sans doute pour eux l’endroit le plus adapté, alors que de nombreuses friches industrielles existent à proximité. Ces friches devraient être des endroits où l’on peut construire des logements « sociaux » (il s’agit en l’occurrence ici d’accession à la propriété…) ou non, tout en rendant une partie des surfaces à des espaces verts boisés. A cette condition nous gagnerions du terrain sur l’artificialisation des sols qui engloutit l’équivalent d’un département français tous les 10 ans.

L’urgence est à une révision complète de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme en liant les impératifs de logement et notamment social et d’urgence climatique. L’écologie n’est pas une lubie de bobos, elle doit être le guide impératif de nos politique publiques. La règle verte est cette colonne vertébrale, cette grille d’analyse et de mise en œuvre de nos investissements. Une écologie populaire, inévitablement.

L’Enseignement Supérieur en France ou la sélection organisée par l’argent

À travers le nouveau décret « Bienvenue en France » s’appliquant à la rentrée prochaine, le gouvernement d’Emmanuel Macron a délibérément choisi de sélectionner par l’argent les étudiant.e.s extra-européen.ne.s en augmentant radicalement les frais d’inscription dans les universités françaises. En licence, ils ont été multipliés par 16, le coût passant de 170€ à 2770€. Même sort pour les étudiant.e.s en master : de 240€, l’inscription annuelle monte aujourd’hui à 3770€. Sous couvert de renforcer « l’attractivité » des universités françaises à l’international avec cette mesure, le gouvernement organise pleinement le tri économique et social des jeunes venu.e.s du monde entier pour étudier et cela, sans prendre en compte les disparités économiques importantes entre les pays européens et ceux du continent africain, asiatique ou sud-américain.

Les pirouettes du Ministère pour justifier le décret « Bienvenue en France »

Afin de pallier à la baisse du nombre d’inscriptions dans les universités françaises sur la plate-forme Campus France pour la rentrée 2019, le ministère utilise une nouvelle pirouette pour mettre en scène et justifier le bon sens d’un tel décret. C’est ce que relève deux professeurs de mathématiques de l’Université de Lorraine¹ : les règles de décompte des candidatures ont été volontairement modifiées afin de laisser croire à une stabilité dans le nombre de futur.e.s inscrit.e.s. De fait, les chiffres annoncés par le Ministère seront plus importants que ceux de l’an dernier, ayant pour conséquence directe la surcharge de travail pour les équipes administratives dans les établissements puisque un seul et même dossier pourra être traité plusieurs fois. En effet, les étudiant.e.s extra-européen.ne.s sont invité.e.s à effectuer trois vœux pour leur inscription en France. Auparavant, les réponses des universités étaient effectuées par vague, c’est-à-dire qu’une première réponse favorable valait une affectation et annulait les vœux restants. À partir du 1er avril 2019, les trois vœux émis par l’étudiant.e sont traités de manière simultanée par les établissements : chacun de ces vœux est comptabilisé comme une candidature, même si deux de ces trois vœux ne seront pas des inscriptions ! De fait, les chiffres officiels masqueront le nombre important de jeunes ayant renoncé à faire leurs études en France, faute de moyens. La malhonnêteté du gouvernement est aussi grande que la violence économique de ce décret.

Une injustice peut en cacher une autre

Toujours dans une même continuité, les INP (Instituts Nationaux Polytechnique) de quatre villes en France ont pour projet l’augmentation des frais d’inscription dans leurs écoles publiques. Celle-ci concernerait les étudiant.e.s extra-européen.ne.s mais aussi les jeunes européen.ne.s et français.es. De 600€ par année, le montant s’élèverait pour la rentrée prochaine à 2500€, soit une augmentation de 410 % ! Si les établissements sont des écoles, ces derniers sont bien soumis au Code de l’Education et inclus au Service Publique d’Enseignement Supérieur, qui porte bien mal son nom depuis quelques années.

Une intersyndicale réunissant étudiant.e.s et professeur.e.s à Grenoble a ainsi lancé une pétition² afin de contester cette augmentation des frais dans les INP de Grenoble, Toulouse, Bordeaux et Nancy. La France Insoumise Grenoble explique dans une vidéo la vocation et les détails de cet énième projet anti-social en direction de la jeunesse.

Pour le gouvernement en place, il faut désormais s’attaquer aux portefeuilles des plus modestes et les soumettre au salariat pour étudier ou les chasser purement et simplement des bancs des facultés et écoles françaises. Ce projet va à l’encontre des principes républicains d’un enseignement universel pour toutes et tous, quel que soit son origine sociale, ethnique ou son capital économique.

¹ https://blogs.mediapart.fr/le-rollier/blog/070419/le-ministere-de-l-enseignement-superieur-manipule-les-chiffres-de-campus-france

² https://www.change.org/p/fr%C3%A9d%C3%A9rique-vidal-non-%C3%A0-l-augmentation-des-droits-d-inscription-dans-les-%C3%A9coles-d-ing%C3%A9nieurs?signed=true

Pour une transition écologique populaire !

🚗 J’étais, en ce début du mois d’avril, à l’Assemblée Nationale pour défendre un autre modèle de transports, en phase avec la planification écologique. En effet, une politique de transports doit répondre aux besoins de l’ensemble de la population et ce , dans tous les territoires urbains, périurbains et ruraux. Elle doit également correspondre à des critères écologiques afin de remédier à la pollution constante du transports de marchandises par exemple.

La transition écologique sera populaire ou ne sera pas !

Retrouvez mon intervention en intégralité ci-dessous ⬇️

Traces de Dépakine dans le sang: les salarié.e.s de Sanofi victime de l’inconséquence de l’industriel et de l’État

Des traces de valporate de sodium, la substance active de la Dépakine, ont été retrouvées dans le sang de salarié.e.s de l’usine Sanofi de Mourenx. Ce nouveau scandale sanitaire vient s’ajouter à celui des rejets toxiques hors normes révélés l’été dernier par Médiapart.

Alors que les populations sont exposées a plus de 140 substances différentes et qu’il est désormais notoire que l’usine ne respecte pas la réglementation en vigueur, les autorités permettent à Sanofi de poursuivre son activité et n’ont toujours pas commandé de véritable étude épidémiologique pour évaluer les risques auxquels sont exposés les salariés et les riverains.

J’ai demandé il y a plusieurs mois au bureau de l’Assemblée nationale de créer sans délai une commission d’Enquête sur les répercussions sanitaires et environnementales des activités industrielles sur le bassin de Lacq. Au vu de l’urgence, je réitère cette proposition, c’est l’avenir de tout un territoire et de ses habitant.e.s qui est en jeu.