Mises à pieds des six lanceurs d’alertes d’Eysines : une sanction injuste et injustifiée

C’est avec tristesse et consternation que j’ai appris en fin de semaine par voie de presse les mises à pieds qui ont été prononcées contre les six lanceurs d’alerte du centre départemental des enfants et de la famille (CDEF) d’Eysines.

En avril dernier, les six agents, éducateurs, veilleurs de nuits ou aides médico-sociales, témoins de maltraitances au sein du foyer d’aide à l’enfance ont fait leur devoir de fonctionnaires en dénonçant ces violences à l’intérieur du centre via le recours à l’article 40 du code de procédure pénale.
Passés devant le conseil de discipline en fin de semaine, ils ont écopé de suspensions, et donc de retrait de salaire, allant de 5 jours à 4 mois pour « manquements à leur devoir de réserve ».
J’apporte évidemment tout mon soutien à ces six agents lanceurs d’alerte, sanctionnés pour avoir fait preuve de professionnalisme et d’humanité en alertant de dysfonctionnements graves sur leur lieu de travail.
Les six agents suspendus devraient être traités pour ceux qu’ils sont, des lanceurs d’alerte qui doivent bénéficier d’un statut reconnu et encadré et ont le droit à la protection. Je saisirai le Gouvernement sur la question de la protection des lanceurs d’alerte dans les prochaines semaines.
Loïc Prud’homme
Député de Gironde