Quand les cupides sont au pouvoir, chronique du Coronavirus

Cupidité

Souvent les circonstances les plus difficiles ou tragiques agissent comme des révélateurs de la vraie nature des choses : en la circonstance l’épidémie de Coronavirus Covid-19 rend limpide le projet de société des élites macronistes qui nous gouvernent, leur mode de pensée et le moteur de leur action.

La cupidité pourrait assez facilement résumer tout cela. Bonus, voici quelques éléments concrets pour l’illustrer.

Cupidité

J’ai eu l’insoumise audace d’avancer la semaine dernière sur un plateau tv que le grand déménagement du monde était non seulement anti-écologique, mais ne permettait pas à notre pays la résilience nécessaire y compris face à cette épidémie. J’ai à peine eu le temps de développer l’utilité de re-localiser nos productions agricoles mais aussi les activités industrielles indispensables à la transition écologique que je recevais une pluie de mépris condescendant de la députée Dominique David, face à moi ce jour-là. Pour l’anecdote la suite révèlera la vraie nature de cette personne, disant « je t’emmerde » à mes collègues, en plein hémicycle. Mais le plus étonnant n’est pas là : alors que nous portons cette nécessité depuis plusieurs années, le triste ministre de l’Economie M.Bruno Le Maire a développé il y a quelques jours à peine un discours sur la nécessité de sortir d’une dépendance dangereuse aux productions étrangères, notamment les médicaments dont la grande majorité est produite en Chine ! Une lueur de bon sens ? S’il avait seulement entendu notre proposition de la nécessité d’un pôle public du médicament, il y a 3 ans …

Le même ministre chante depuis des années les louanges du libre échange au nom de la compétitivité, de la concurrence libre et non faussée qui ne profite qu’aux multinationales et à leurs gras actionnaires. Cupidité.

Un autre exemple me semble encore plus parlant. J’ai entendu le vendredi 28 février dernier la cynique ministre du travail, Mme Muriel Penicaud, nous expliquer que pour faire face à l’épidémie de Coronavirus les arrêts maladies des salarié-es pourraient être accordés pour garder des enfants qui seraient confinés à la maison ou pour les adultes eux-même en cas de séjour en zone à risque. Du bon sens, y compris quand sans rougir la même précise que le jour de carence (jour non compensé par la sécurité sociale) serait dans ce cas supprimé, urgence sanitaire oblige !!

Il faut alors rappeler que cette ministre a fait voter ce terrible jour de carence au prétexte que les gens abusaient, et qu’aller bosser un peu malade c’était quand même pas le bout du monde, bande de fainéants ! Et que cela coûtait cher. Cupidité.

Arguments auxquels nous nous opposions non pas seulement par principe, mais parce que c’était irresponsable en terme de santé publique mais aussi de finances de l’assurance maladie en cas de propagation d’une affection.

Comme sur des rails, une inconséquence peut en cacher une autre. Le délai de carence est encore d’une autre échelle pour les personnes en demande d’asile. Ce gouvernement xénophobe a fait voter 30 jours de délai avant que ces gens en situation administrative précaire puissent accéder à l’aide médicale d’État (AME) . Même arguments même conséquences, nous y étions farouchement opposés au nom de la dignité humaine et de la santé publique.  Cela n’est pas une abstraction intellectuelle, mais la cupidité a servi d’habillage à l’exclusion.

J’apprends d’ailleurs qu’il y a deux semaines en arrière la Préfecture de la Gironde, que je croyais débarrassée du virus de l’inhumanité après le départ du préfet Lallement, a fait reconduire en Italie un étranger suivi ici pour une maladie infectieuse (certificats médicaux à l’appui), au titre le la procédure Dublin. Son arrestation a d’ailleurs était faite lors d’un rdv administratif en Préfecture !

Comme cela était évidemment prévisible et sans révéler de secret, cette personne est à ce jour revenue à Bordeaux pour continuer à se faire soigner. Après un passage en Italie, zone à risques s’il en est !! Il y a donc, du fait de la grande intelligence de nos brillants gouvernants, une personne déjà malade, potentiellement porteuse du Coronavirus, qui n’a pas d’autre choix que la clandestinité pour espérer être soignée. Un grand bravo à la Préfecture de Gironde pour son humanité et sa gestion intelligente de la situation.

Voilà ce que produit la cupidité quand elle est érigée en projet politique. Nous dénonçons depuis son élection ce président des riches, son gouvernement et sa majorité parlementaire qui fonctionnent comme le conseil d’administration d’une multinationale dont ils sont issus pour bon nombre d’entre eux. La crise nous apprend que ce projet est dangereux pour le pays tout entier, que le partage est un idéal écologique et social désirable. Mais avoir raison trop tôt c’est avoir tort. Aujourd’hui nous avons raison, les faits en disent plus que nos mots.

Lettre ouverte à Monsieur Didier Lallement, Préfet du département de la Gironde et de la Région Nouvelle Aquitaine

Ce samedi  je quittais tranquillement la manifestation des Gilets Jaunes de Bordeaux avec un ami, lorsque j’ai reçu plusieurs coups de matraques des forces de l’ordre. Celles-ci n’ont tenu compte ni de notre comportement entièrement pacifique ni de ma carte de député que je leur ai montré alors que la loi dispose qu’aucune contrainte physique ne peut s’opposer à la circulation et l’action d’un parlementaire.

Le Préfet de Gironde n’a pas tardé à réagir sur Twitter, pour soutenir entièrement les forces de l’ordre au mépris des faits et de la loi !

Retrouvez ci-dessous une lettre ouverte de la France Insoumise Gironde au Préfet et la pétition qui demande sa démission après de tels propos : https://www.mesopinions.com/petition/politique/agression-depute-loic-prudhomme-prefet-partir/61547

 

Fin du monde, fin du mois : même combat !

➡️ J’interpellais le 20 février les ministres et député.e.s de la majorité quant à leur désengagement généralisé et honteux en matière de protection de l’environnement et de climat. Nous devons remettre en cause la politique engagée qui ne permet en aucun cas d’allier les luttes écologistes et la lutte contre la pauvreté.

🌍 Les jeunes partout en Europe ont, quand à eux, bien compris l’urgence de la situation et les mensonges qui se cachent derrière les beaux discours des pouvoirs en place : ils s’organisent désormais afin de faire entendre leur voix à travers des grèves pour le climat tous les vendredis !

Cérémonie des vœux 2019

Quelques 150 personnes venues à la cérémonie des vœux 2019 à Villenave d’Ornon ce lundi 14 janvier !

C’est avec joie que je fais pour 2019 le vœu d’une année porteuse de nouvelles conquêtes sociales, de solidarité et d’une politique au service du peuple. Je souhaite remercier chaleureusement les élus, les associatifs et les citoyens de la circonscription d’être venu partager ce moment à mes côtés.

Retrouvez l’intégralité de mon discours sur YouTube : https://youtu.be/BAW_5d3JCKg

Je vous laisse découvrir ces quelques phrases de Jean Jaurès, d’une grande actualité en de début d’année 2019.

C’est dans cet esprit, c’est avec ces leçons de notre histoire, de nos combats, que je demande à tous nos militants de juger et d’interpréter les batailles les plus récentes. Ah ! Je sais, on parle des violences qui se commettent dans les grèves, des conseils de violence qui sont parfois donnés.

Je le déclare une fois de plus, je le dis bien souvent et je le répète : ce sont des choses que je n’aime pas, d’abord parce qu’elles risquent de compromettre par une apparence superficielle de barbarie, la beauté des promesses de civilisation que le prolétariat porte en lui, et puis parce que la violence des gestes, la destruction partielle ou totale des machines, des fils, des lignes, des rails, ou bien la violence des gestes ou des paroles contre les personnes, tout cela c’est l’effet et le signe d’une organisation insuffisante.

Mais, prenez-y garde, citoyens, et ne soyons pas dupes des procédés de polémique de la bourgeoisie. […]

Un de ses procédés classiques, c’est lorsqu’un mot a cessé de faire peur, d’en susciter un autre … Maintenant, c’est le sabotage partout : il n’y a pas une seule de ces violences commises inévitablement dans la classe ouvrière combattant à l’heure des conflits, à l’heure de la crise, à l’heure de la souffrance, il n’y a pas une seule de ces violences qui ne soit affublée tragiquement du mot “sabotage”.

Mais, si nous devons de tout notre effort corriger, contenir, refouler par la puissance grandissante de la raison et de l’organisation ces échappées d’instinct, de colère et de violence, ah ! Du moins, lorsque, malgré tout, la violence éclate, lorsque le cœur de ces hommes s’aigrit et se soulève, ne tournons pas contre eux, mais contre les maîtres qui les ont conduits là, notre indignation et notre colère.” février 1912.