Lettre ouverte à Monsieur Didier Lallement, Préfet du département de la Gironde et de la Région Nouvelle Aquitaine

Ce samedi  je quittais tranquillement la manifestation des Gilets Jaunes de Bordeaux avec un ami, lorsque j’ai reçu plusieurs coups de matraques des forces de l’ordre. Celles-ci n’ont tenu compte ni de notre comportement entièrement pacifique ni de ma carte de député que je leur ai montré alors que la loi dispose qu’aucune contrainte physique ne peut s’opposer à la circulation et l’action d’un parlementaire.

Le Préfet de Gironde n’a pas tardé à réagir sur Twitter, pour soutenir entièrement les forces de l’ordre au mépris des faits et de la loi !

Retrouvez ci-dessous une lettre ouverte de la France Insoumise Gironde au Préfet et la pétition qui demande sa démission après de tels propos : https://www.mesopinions.com/petition/politique/agression-depute-loic-prudhomme-prefet-partir/61547

 

Fin du monde, fin du mois : même combat !

➡️ J’interpellais le 20 février les ministres et député.e.s de la majorité quant à leur désengagement généralisé et honteux en matière de protection de l’environnement et de climat. Nous devons remettre en cause la politique engagée qui ne permet en aucun cas d’allier les luttes écologistes et la lutte contre la pauvreté.

🌍 Les jeunes partout en Europe ont, quand à eux, bien compris l’urgence de la situation et les mensonges qui se cachent derrière les beaux discours des pouvoirs en place : ils s’organisent désormais afin de faire entendre leur voix à travers des grèves pour le climat tous les vendredis !

Cérémonie des vœux 2019

Quelques 150 personnes venues à la cérémonie des vœux 2019 à Villenave d’Ornon ce lundi 14 janvier !

C’est avec joie que je fais pour 2019 le vœu d’une année porteuse de nouvelles conquêtes sociales, de solidarité et d’une politique au service du peuple. Je souhaite remercier chaleureusement les élus, les associatifs et les citoyens de la circonscription d’être venu partager ce moment à mes côtés.

Retrouvez l’intégralité de mon discours sur YouTube : https://youtu.be/BAW_5d3JCKg

Je vous laisse découvrir ces quelques phrases de Jean Jaurès, d’une grande actualité en de début d’année 2019.

C’est dans cet esprit, c’est avec ces leçons de notre histoire, de nos combats, que je demande à tous nos militants de juger et d’interpréter les batailles les plus récentes. Ah ! Je sais, on parle des violences qui se commettent dans les grèves, des conseils de violence qui sont parfois donnés.

Je le déclare une fois de plus, je le dis bien souvent et je le répète : ce sont des choses que je n’aime pas, d’abord parce qu’elles risquent de compromettre par une apparence superficielle de barbarie, la beauté des promesses de civilisation que le prolétariat porte en lui, et puis parce que la violence des gestes, la destruction partielle ou totale des machines, des fils, des lignes, des rails, ou bien la violence des gestes ou des paroles contre les personnes, tout cela c’est l’effet et le signe d’une organisation insuffisante.

Mais, prenez-y garde, citoyens, et ne soyons pas dupes des procédés de polémique de la bourgeoisie. […]

Un de ses procédés classiques, c’est lorsqu’un mot a cessé de faire peur, d’en susciter un autre … Maintenant, c’est le sabotage partout : il n’y a pas une seule de ces violences commises inévitablement dans la classe ouvrière combattant à l’heure des conflits, à l’heure de la crise, à l’heure de la souffrance, il n’y a pas une seule de ces violences qui ne soit affublée tragiquement du mot “sabotage”.

Mais, si nous devons de tout notre effort corriger, contenir, refouler par la puissance grandissante de la raison et de l’organisation ces échappées d’instinct, de colère et de violence, ah ! Du moins, lorsque, malgré tout, la violence éclate, lorsque le cœur de ces hommes s’aigrit et se soulève, ne tournons pas contre eux, mais contre les maîtres qui les ont conduits là, notre indignation et notre colère.” février 1912.

Dioxyde de Titane, SCANDALE en cours !

Le Dioxyde de Titane (E171), un des rares additifs dont l’interdiction a été votée à l’automne dernier, ne sera pas suspendu par le ministère de l’Économie qui refuse de signer les arrêtes ministériels relatifs au texte de loi “Agriculture-Alimentation”, l’article 53 précisément pour cette mesure.

Les aliments transformés contiennent de nombreux additifs, certains pesticides et autres substances dangereuses. Pourquoi continuer à laisser courir ces additifs dans nos assiettes ? Leur seul but étant de conserver, de changer la texture ou de colorer un aliment, nous en comprenons de fait les fins commerciales et esthétiques. Tant pis pour la santé de celles et ceux qui ingèrent ces produits quotidiennement. Le Dioxyde de Titane en est le symbole.

L’interdiction de ce fameux E171 devrait être effective en France depuis le vote en octobre 2018 de la loi pour une alimentation saine, durable et accessible à tous (consultable en ligne : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000037547946&dateTexte=&categorieLien=id#JORFARTI000037548012).

En effet, les études scientifiques de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) ou encore de l’ANSES (Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation) pointent les risques pour la santé de cette nano-particule. Celle-ci n’a aucune valeur nutritive. Les études évoquent également les conséquences des mélanges entre différents additifs. Les combinaisons entre ces substances chimiques sont extrêmement nombreuses, leurs risques extrêmement méconnus. Rappelons que la malbouffe est à l’origine du développement de nombreuses maladies chroniques comme le diabète ou le cancer. Cela a d’ailleurs fait l’objet d’une commission d’enquête parlementaire que j’ai présidée (http://www.assemblee-nationale.fr/15/rap-enq/r1266-tI.asp).

Le gouvernement doit répondre de ses actes : pourquoi le ministère de l’économie ne s’engage pas rapidement pour l’application de ce texte ? En plus de n’être responsable en rien des questions alimentaires, Bruno Le Maire justifie sa passivité, que je qualifierais d’obstruction, par le manque d’études européennes de l’Agence de Sécurité Alimentaire Européenne (EFSA) sur ce sujet. Cette controverse est ridicule quand nous savons que les études “scientifiques” annexées aux dossiers d’autorisations de mise sur le marché des additifs sont produites par les industriels eux-même …

Le ministère préfère à ce jour faire profiter le business des industriels de son laxisme au détriment de la santé des citoyens et citoyennes. Nous assistons à un scandale démocratique, et bientôt, sanitaire. C’est la raison pour laquelle je saisis ce lundi 14 janvier le Conseil d’Etat : Saisine Conseil d'Etat E171 - PDF