Pour la rocade et notre environnement, sauvons la SNCF

Il y a quelques semaines je visitais la gare de fret ferroviaire d’Hourcade située sur Villenave-d’Ornon et Bègles, accompagné par les maires de ces deux communes.

Le vacarme y était assourdissant, non pas à cause de l’activité de la gare, pratiquement laissée à l’abandon, mais du passage incessant des camions sur la rocade toute proche.

Et pour cause, depuis l’ouverture à la concurrence du fret SNCF en 2006, qui s’est aussi accompagnée d’investissements massifs d’argent public dans le transport routier, les marchandises sont passées des trains aux camions et la situation ne cesse de s’aggraver.

Pour notre territoire, cela se traduit par la mort à petit feu de la gare d’Hourcade et ses suppressions d’emplois mais aussi par le mur de camions sur la rocade qui provoque les embouteillages que vous connaissez. A cela s’ajoute les effets de la pollution d l’air sur notre santé. Cet exemple suffit à discréditer tous les arguments des promoteurs de la concurrence libre et non faussée. Cela ne fonctionne pas !

Pourtant, Macron et sa ministre (ex directrice de la stratégie SNCF) veulent désormais appliquer la même recette au transport de voyageurs alors que la SNCF est malade de la concurrence qu’elle a elle-même organisé, malade des responsables politiques qui l’ont abandonnée au profit du transport routier et aérien, laissant sa dette s’alourdir pour mieux l’achever. Leur projet c’est camions et cars Macron !

Ce chaos est le fruit de leur incompétence et leur dogme économique. Je défends une autre solution, basée sur une entreprise ferroviaire unique, publique, au service de l’aménagement de tout le territoire, accessible aux usagers et pivot de la transition écologique.

Je porte à la tribune de l’Assemblée la voix des alternatives au modèle productiviste destructeur de notre environnement

La loi Agriculture Alimentation qui se voulait ambitieuse a été vidée de sa substance et ne règlera en rien les difficultés du monde agricole. Mon expérience professionnelle dans le milieu de la recherche en agronomie et mes échanges avec les paysans du Périgord et du Loiret travaillant en agriculture biologique m’ont permis de porter à l’Assemblée des amendements pour une agriculture raisonnée, respectueuse de l’environnement, des producteurs et des consommateurs. Depuis quelques semaines, je suis également le président d’une commission d’enquête parlementaire sur la nourriture industrielle et ses conséquences sur notre santé.

Un projet de loi pour protéger les riverains contre les pesticides.

Au mois de novembre dernier j’animais une réunion publique sur le scandale sanitaire des pesticides pour les travailleurs et les riverains des vignes. Les associations mobilisées sur ce sujet n’ont donc pas hésité à m’alerter lorsqu’une étude a révélé il y a quelques semaines que des résidus de pesticides dangereux et pour certains interdits avaient été retrouvé dans une école et dans des chambres d’enfants de villages viticoles.

Alors que de plus en plus d’études médicales démontrent le lien entre l’exposition, même brève, aux pesticides et l’apparition de maladies grave notamment chez les plus jeunes, il est urgent de s’attaquer aux intérêts des firmes agroalimentaires pour protéger notre santé et celle de notre environnement !

Dans ce but, j’ai déposé une proposition de loi interdisant l’usage de pesticides cancerogènes, mutagènes, reprotoxiques et ayant des effets de perturbateurs endoctriniens dans une zone tampon de 200m autour des habitations et des lieux accueillant du public.

La couche de peinture verte ne trompe plus personne ! Alors que Macron claironnait pendant sa campagne vouloir rendre notre planète « great again », il ne cesse d’accumuler les décisions catastrophique pour l’environnement. Entre deux ventes de réacteurs nucléaires à l’étranger et les coupes dans le budget du ministère de la transition écologique, Macron organise le démantèlement de la SNCF et la fermeture des petites lignes au profit du tout-routier. Sa réforme comporte 86 fois le mot concurrence alors que les mots écologie et changement climatique n’apparaissent même pas.

La bataille du rail commence à l’Assemblée !

J’ai porté la position du groupe LFI à l’Assemblée pour la bataille du rail lors des discussions sur le projet de loi du gouvernement, destructeur pour les transports ferroviaires, ses agents, les usagers et l’environnement.

“Quand on achète un billet de train, ce n’est pas pour rémunérer un actionnaire !”

“La SNCF est malade de la concurrence qu’elle a elle-même organisée et d’un État qui l’a abandonnée. “

Le rail doit rester un service public pivot de l’égalité des territoires et de la transition écologique !

Retrouvez mon intervention en commission lors de l’audition de Guillaume Pépy

 

 

Moralisation de la vie publique ? Non. Complaisance pour les fraudeurs fiscaux !

C’est une semaine bien chargée qui s’achève à l’Assemblée nationale ! Le Gouvernement fait preuve d’un antiparlementarisme primaire en tentant d’accélérer les procédures d’examen de la loi, nous empêchant de faire correctement notre travail et en concentrant les mesures de “moralisation” sur les parlementaires quand le problème de confiance est bien plus vaste et nécessiterait de s’étendre au fonctionnement des milieux économiques et à l’emprise de l’argent sur la vie publique.

Le Groupe France Insoumise a musclé les débats et fait entendre des voix dissonantes en présentant des amendements ciblés contre l’influence délétère des lobbies dans les instances publiques et contre les pratiques de pantouflages qui usent à loisir des portes communicantes entre public et privé, créant des situations de conflits d’intérêt. Lire la suite