Surmortalité des abeilles

Les abeilles meurent par centaines ; il est grand temps d’agir !

Cet hiver les exploitations apicoles ont enregistré une surmortalité de leurs abeilles. En cause, les nombreux pesticides répandus sur les cultures. Huit départements sur 12 en Nouvelle-Aquitaine sont particulièrement touchés. Certains apiculteurs ont perdu jusqu’à 80 % de leur cheptel d’abeilles.
C’est une catastrophe écologique et économique ! Sans abeilles, pas de pollinisation donc pas de développement de la biodiversité, de cultures agricoles et de miel. Il devient très difficile pour les apiculteurs de vivre de leur métier. Un certain nombre d’exploitations apicoles voient leur pérennité remise en cause.
Face à l’urgence, le Gouvernement tarde à réagir… Il est pourtant indispensable de mettre en place un plan de sauvegarde des exploitations apicoles sinistrées. Par ailleurs, il faut assainir l’environnement des néonicotinoïdes et autres pesticides. Il en va de la sauvegarde des espèces mais aussi de l’environnement et de notre santé.

Il est urgent de se mobiliser pour protéger ces sentinelles de l’environnement !

Vous trouvez ici, la question écrite que j’ai adressé au Gouvernement.

Remise en cause de la gratuité des transports scolaires

Car TransGironde collège de Lacanau – © Département Gironde / Paul Robin

Le transport scolaire joue un rôle fondamental dans la réussite des élèves. Pourtant son coût tend à s’accroître, augmentant par la même les inégalités.

En Gironde, 500 000 élèves (de la maternelle au lycée) utilisent les transports scolaires pour se rendre sur leur lieu d’étude. Le coût de revient pour les familles s’élève à 136€ / an, ce montant est suffisamment élevé (10 % du coût de revient annuel des prestations relatives à l’ensemble des contrats de transport scolaire) pour que la région Nouvelle-Aquitaine puisse récupérer la TVA. Les dernières mesures tendent à accroître davantage encore le reste à charge pour les familles. Aux départements ensuite de prendre ou non en charge la part restant aux famille et ainsi assurer la gratuité des transports scolaires. En Nouvelle-Aquitaine, seuls le Lot-et-Garonne et les Landes pratiquent la gratuité.

Je dénonce cet accroissement de la part des transports scolaires prise en charge par les familles, d’autant que nous savons que ce coût influe sur les choix d’orientation et conditionne la réussite des élèves. La France Insoumise fait de la gratuité réelle de l’éducation publique, y compris le transport scolaire, une priorité.

Préserver l’accessibilité des transports scolaires pour tous, c’est préserver l’égalité d’accès à l’éducation !

Vous pouvez trouver  ma question écrite au gouvernement ici.

Fermeture annoncée de l’usine Ford de Blanquefort

Ma question écrite à M. le ministre de l’économie et des finances

M. Loïc Prud’homme interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur la situation du site Ford de Blanquefort. Ford Europe vient d’annoncer la fermeture programmée de son site girondin pour 2019. Plus de 900 emplois s’apprêtent à disparaître, 900 familles seront plongées dans la plus grande précarité. Cette annonce fragilise aussi les 1 000 emplois de GFT (Getrag Ford), sous-traitant installé sur le même site. Pourtant, Ford Aquitaine industrie est rentable, la compétence et l’efficacité des salariés est reconnue. Cette situation est le fruit d’une mondialisation libérale qui ne profite qu’aux actionnaires. Il ne serait être question d’appeler à la responsabilité des multinationales : l’entreprise américaine Ford a réalisé 7,6 milliards de dollars de bénéfices en 2017, pourtant elle licencie et se désengage après avoir touché plus de 100 millions d’euros d’aides publiques. Les ouvriers de Ford auront à vivre un licenciement boursier si rien n’est fait pour sauvegarder leur emploi. Pour inciter l’entreprise à maintenir son activité sur le site Ford Aquitaine industrie, il serait souhaitable de conditionner sa possibilité de commercialisation de voiture sur le marché français à son maintien sur tous les sites de production girondin. Il en va des compétences des gouvernements de poser le cadre aux entreprises, et cette logique dépasse celle de la gauche radicale. L’irresponsabilité américaine ayant entraîné la chasse de Renault d’Iran en est la preuve. Si de telles mesures restrictives ne sont pas prévues dans les lois européennes, plonger 900 familles dans la précarité et le désespoir l’est-il ? Les ouvriers et les employés ne doivent pas être la variable d’ajustement d’une absence de politique industrielle. Seuls deux cas de figures sont acceptables. Soit Ford part, rembourse les aides publiques et s’assure d’un repreneur sérieux. Soit Ford reste et garantit la poursuite de l’activité. Il lui demande si le Gouvernement compte agir face à cette situation, quelles mesures le ministre de l’économie va mettre en œuvre pour atteindre cet objectif de maintien de l’emploi. Tout en voulant s’assurer que les solutions apportées s’inscriront dans le sens des cas de figures précédents, il lui demande également avec quels moyens celles-ci seront mises en place et dans quel calendrier elles s’inscriront.

Poste à profil dans l’éducation nationale

Ma question écrite à M. le ministre de l’éducation nationale

M. Loïc Prud’homme attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur les techniques managériales mises en place dans l’éducation nationale, notamment concernant les conseillers principaux d’éducation (CPE). Les CPE sont des fonctionnaires de l’éducation nationale qui exercent en collège ou en lycée. Ils ont en charge un poste clé au sein des établissements qui est celui d’œuvrer au bon déroulement de la vie scolaire et de placer les élèves dans les meilleures conditions d’apprentissage. Premièrement, il n’y a eu aucune création nouvelle de poste de CPE alors que 26 000 collégiens et 20 000 lycéens supplémentaires feront leur rentrée en septembre. Le recours aux contractuels est devenu une habitude alors que les candidats au concours sont en nombre suffisant pour pouvoir répondre à la demande si les ouvertures de poste correspondaient aux besoins réels. Deuxièmement, l’augmentation des postes à profil dans la liste des postes vacants de la rentrée 2018-2019 est particulièrement préoccupante. Les CPE sont des fonctionnaires recrutés par un concours national. Les mutations se font chaque année viales mouvements inter-académie puis intra-académies. A l’instar de celles des enseignants, ces mutations sont basées sur un système de points que les titulaires acquièrent au fil du temps auxquels peuvent s’ajouter des bonifications individuelles en fonction de leur configuration familiale. Or, pour le mouvement intra 2018 qui gère l’affectation des CPE pour la rentrée 2018-2019, de nombreux postes ont été soustraits à ces mutations et ont été classés comme des postes spécifiques académiques (SEPA), c’est-à-dire des postes à profil. Pour être mutés à ce poste, les candidats doivent déposer un dossier spécifique auprès de l’établissement. Puis le recteur attribue le poste à un des candidats après avis du chef d’établissement. Si certains postes à profil sont opportuns dans des cas particuliers, leur généralisation doit être combattue car ce système génère inégalités, injustice, clientélisme et arrangements opaques. Pour la rentrée 2018-2019, en Gironde, ce sont 8 des 12 postes vacants de CPE qui ont été affectés en SEPA, soit 66,6 %. Dans l’académie de Bordeaux, ce sont 20 postes sur 35. Il lui demande donc ce qu’il compte faire pour faire cesser ces pratiques de contournement des règles d’affectation des fonctionnaires.