Procès des lasagnes Spanghero au Boeuf-Cheval : dans la course au moins disant le pire est toujours certain

Aujourd’hui, ce sont les dirigeants de la société Spanghero qui répondent de leur tromperie mais c’est tout le système qui organise la course au moins disant dans l’agro-alimentaire qui devrait être sur le banc des accusés !

Alors qu’il est de la responsabilité des pouvoirs publics d’assurer la sûreté alimentaire de tous les citoyens, la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes voit ses effectifs fondre comme neige au soleil et l’opacité est toujours la règle en Europe ! En six ans rien n’a changé !

Retrouvez ici les préconisations de mon rapport sur la malbouffe pour mettre fin à ces scandales sanitaires : http://www.assemblee-nationale.fr/…/pdf/rap-enq/r1266-tI.pdf

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Cérémonie des vœux 2019

Quelques 150 personnes venues à la cérémonie des vœux 2019 à Villenave d’Ornon ce lundi 14 janvier !

C’est avec joie que je fais pour 2019 le vœu d’une année porteuse de nouvelles conquêtes sociales, de solidarité et d’une politique au service du peuple. Je souhaite remercier chaleureusement les élus, les associatifs et les citoyens de la circonscription d’être venu partager ce moment à mes côtés.

Retrouvez l’intégralité de mon discours sur YouTube : https://youtu.be/BAW_5d3JCKg

Je vous laisse découvrir ces quelques phrases de Jean Jaurès, d’une grande actualité en de début d’année 2019.

C’est dans cet esprit, c’est avec ces leçons de notre histoire, de nos combats, que je demande à tous nos militants de juger et d’interpréter les batailles les plus récentes. Ah ! Je sais, on parle des violences qui se commettent dans les grèves, des conseils de violence qui sont parfois donnés.

Je le déclare une fois de plus, je le dis bien souvent et je le répète : ce sont des choses que je n’aime pas, d’abord parce qu’elles risquent de compromettre par une apparence superficielle de barbarie, la beauté des promesses de civilisation que le prolétariat porte en lui, et puis parce que la violence des gestes, la destruction partielle ou totale des machines, des fils, des lignes, des rails, ou bien la violence des gestes ou des paroles contre les personnes, tout cela c’est l’effet et le signe d’une organisation insuffisante.

Mais, prenez-y garde, citoyens, et ne soyons pas dupes des procédés de polémique de la bourgeoisie. […]

Un de ses procédés classiques, c’est lorsqu’un mot a cessé de faire peur, d’en susciter un autre … Maintenant, c’est le sabotage partout : il n’y a pas une seule de ces violences commises inévitablement dans la classe ouvrière combattant à l’heure des conflits, à l’heure de la crise, à l’heure de la souffrance, il n’y a pas une seule de ces violences qui ne soit affublée tragiquement du mot “sabotage”.

Mais, si nous devons de tout notre effort corriger, contenir, refouler par la puissance grandissante de la raison et de l’organisation ces échappées d’instinct, de colère et de violence, ah ! Du moins, lorsque, malgré tout, la violence éclate, lorsque le cœur de ces hommes s’aigrit et se soulève, ne tournons pas contre eux, mais contre les maîtres qui les ont conduits là, notre indignation et notre colère.” février 1912.

Dioxyde de Titane, SCANDALE en cours !

Le Dioxyde de Titane (E171), un des rares additifs dont l’interdiction a été votée à l’automne dernier, ne sera pas suspendu par le ministère de l’Économie qui refuse de signer les arrêtes ministériels relatifs au texte de loi “Agriculture-Alimentation”, l’article 53 précisément pour cette mesure.

Les aliments transformés contiennent de nombreux additifs, certains pesticides et autres substances dangereuses. Pourquoi continuer à laisser courir ces additifs dans nos assiettes ? Leur seul but étant de conserver, de changer la texture ou de colorer un aliment, nous en comprenons de fait les fins commerciales et esthétiques. Tant pis pour la santé de celles et ceux qui ingèrent ces produits quotidiennement. Le Dioxyde de Titane en est le symbole.

L’interdiction de ce fameux E171 devrait être effective en France depuis le vote en octobre 2018 de la loi pour une alimentation saine, durable et accessible à tous (consultable en ligne : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000037547946&dateTexte=&categorieLien=id#JORFARTI000037548012).

En effet, les études scientifiques de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) ou encore de l’ANSES (Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation) pointent les risques pour la santé de cette nano-particule. Celle-ci n’a aucune valeur nutritive. Les études évoquent également les conséquences des mélanges entre différents additifs. Les combinaisons entre ces substances chimiques sont extrêmement nombreuses, leurs risques extrêmement méconnus. Rappelons que la malbouffe est à l’origine du développement de nombreuses maladies chroniques comme le diabète ou le cancer. Cela a d’ailleurs fait l’objet d’une commission d’enquête parlementaire que j’ai présidée (http://www.assemblee-nationale.fr/15/rap-enq/r1266-tI.asp).

Le gouvernement doit répondre de ses actes : pourquoi le ministère de l’économie ne s’engage pas rapidement pour l’application de ce texte ? En plus de n’être responsable en rien des questions alimentaires, Bruno Le Maire justifie sa passivité, que je qualifierais d’obstruction, par le manque d’études européennes de l’Agence de Sécurité Alimentaire Européenne (EFSA) sur ce sujet. Cette controverse est ridicule quand nous savons que les études “scientifiques” annexées aux dossiers d’autorisations de mise sur le marché des additifs sont produites par les industriels eux-même …

Le ministère préfère à ce jour faire profiter le business des industriels de son laxisme au détriment de la santé des citoyens et citoyennes. Nous assistons à un scandale démocratique, et bientôt, sanitaire. C’est la raison pour laquelle je saisis ce lundi 14 janvier le Conseil d’Etat : Saisine Conseil d'Etat E171 - PDF