Une avancée majeure pour la Langue des Signes françaises !

Une avancée majeure pour la Langue des Signes françaises !

Depuis l’hiver dernier je suis au côtés des Sourds et de leur fédération , la FNSF, pour que la langue des signes française (LSF) soit enfin considérée et reconnue dans notre pays.

Parmi les revendications des Sourds, l’inscription de la LSF dans la constitution est sans doute l’objectif le plus ambitieux. En attendant que nous puissions ré-écrire ensemble la constitution pour une 6eme république je me suis attaché à faire reconnaître la nécessité de la présence de la LSF dans l’espace public , notamment pour permettre un accès à la citoyenneté. C’est ainsi que j’ai interpellé le gouvernement dans l’hémicycle, à l’occasion d’un Question Orale Sans débat (QOSD) le 28 mai 2019. Première question posée au parlement en LSF …

Cette interpellation est restée malheureusement sans effet. Au côté des sourds en colère et de la FNSF j’ai donc rédigé une proposition de loi afin qu’un premier pas soit fait : que les mairies soient en capacité d’accueillir dans leur langue les citoyens qui s’expriment en LSF. J’ai donc déposé cette proposition à l’occasion de la journée mondiale des Sourds, le 28 septembre 2019. Vous pouvez retrouver ce texte sur le site de l’assemblée nationale et la vidéo explicative interprétée en langue des signes sur ma chaine youtube.

Ce texte n’ayant aucune chance d’être étudié par la majorité parlementaire, j’ai donc proposé un amendement « LSF » lors de l’étude du projet de loi du gouvernement « engagement et proximité des élus ». Reprenant partiellement ma proposition de loi cette disposition vient d’être votée ce jeudi 19 décembre 2019. C’est donc avec une grande fierté et une grande responsabilité que je vais, avec le cabinet du ministre S.Lecornu (ministre chargé des Collectivités territoriales), contribuer à l’écriture du futur décret d’application.

Le train de la solidarité. Toute honte bue

Le train de la solidarité. Toute honte bue

Ce matin un parterre de gens importants va se retrouver à la gare St Jean de Bordeaux pour accueillir le « train de la Solidarité » .

Il vont sans doute faire des discours très émouvants sur le devoir de solidarité et d’accueil des réfugiés, de la dignité que nous devons à ces gens qui ont souvent tout perdu. Leur pays, leur lieu de vie, leurs souvenirs, leurs proches.

Ceux-là même qui expulsent, contrôlent, dublinisent sans la moindre humanité vont se donner bonne conscience en 2 pages de discours préparés et convenus.

Que vont-il dire au sujet des 105 enfants et leurs familles, réfugiés depuis plusieurs semaines dans des bâtiments désaffectés à Cenon, sans eau, sans électricité, sans chauffage. Que font

l’OFFI (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration) et le 115 ? L’État et ses représentants viendront sans doute déplorer avec des sanglots dans la voix le premier mort de l’hiver. Mort que ses droits ne soit pas respectés, que sa dignité soit bafouée, que son humanité soit niée.

A moins que ces enfants ne soient placés 90 jours en Centre de Rétention Administrative comme le permet la nouvelle loi voulue par le président Macron qui couvre de son patronage bienveillant ce train de la « solidarité ».

Que va dire Mme la Préfète au sujet de cette famille de Bègles, réfugiée en France depuis 6 ans, 3 enfants brillamment scolarisés dont certains sont nés ici. Une famille soutenue par tous les élus locaux et nationaux qui attendent une réponse depuis 2 ans à leur requête pour une régularisation administrative. Cette famille expulsée d’un logement il y a quelques semaines avec l’assentiment de la Préfecture et qui aujourd’hui est à la rue. Sans aucun doute Mme la Préfète aura à cœur ce matin de rendre sa dignité à cette famille et à toutes les autres dans le même cas. Avec humanité elle s’empressera de leur donner le droit de construire un avenir paisible ici. Pour leur bien, pour le notre aussi.

Enfin que dire de ces mécènes dont le plus odieux est Sanofi, qui empoisonne des populations et des salariés avec son usine à Mourenx et qui refuse d’indemniser les victimes de sa Dépakine, rejetant les coûts sur la collectivité. Les cyniques seront sur les quais de la gare pour vous faire payer avec de l’argent public les dégâts humains qu’ils provoquent. Un sponsor pharmaceutique quand l’aide médicale d’État vient d’être assorti d’un délai de carence, faisant ainsi courir un risque sanitaire à toute la population, de l’avis des experts et du bon sens. Le “en même temps”, signature de ce cynisme.

Je pourrais aussi pointer au passage les cadres de la SNCF qui appliquent avec zèle la vente à la découpe de notre entreprise de transport ferroviaire. Cela est fait au mépris des personnels et des passagers, tournant le dos à la mission de service public d’aménagement du territoire et d’urgence écologique que doit remplir cette entreprise. Je ne les accable pas, les faits et l’avenir proche vont le faire pour moi.

Ce matin sur les quais de la gare de Bordeaux le cynisme accueillera le train de la honte.

Plus de 200 personnes pour accueillir Jean-Luc Mélenchon à Villenave-D’Ornon !

Plus de 200 personnes ce sont rassemblées à la Maison des Arts Vivants pour assister à la projection du documentaire “LawFare” et échanger avec Jean-Luc Mélenchon.

Quand le pouvoir en place utilise la justice et les relais médiatiques pour nuire aux opposants politiques seule la mobilisation et le soutien populaire peuvent nous permettre de poursuivre notre combat !

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